Vous êtes sur la liste des articles liés au département Var.
Cliquez ici pour accéder à la liste des châteaux de ce département

Tour de Taradel

Une situation de choix sur un site escarpé, protégé et dominant la vallée de l’Argens, cette vallée est depuis toujours l’axe de communication principal du département du Var, voie Aurélienne au temps des romains et célèbre Nationale 7 depuis l’après-guerre.

Tout d’abord installés sur les hauteurs de l’oppidum du Fort, les Hommes de Taradeau, redescendront au Moyen Age s’établir sur le site castral, pour finalement descendre vers la vallée fertile quand les temps le permettront.

Le nom de Taradeau est attesté en 1020 dans le cartulaire de l’abbaye de St Victor de Marseille. Quatre confirmations pontificales (1127 à 1227) attribuent à l’abbaye de St André de Villeneuve les Avignon l’église prieurale Sancti Martini et l’église paroissiale de Taradello située dans le castrum.

Le castrum médiéval s’est édifié en hauteur sur la colline au nord du village actuel. L’église (aujourd’hui chapelle St Martin) est implantée dans la partie orientale de l’enceinte castrale que domine le donjon à l’ouest.

L’ancien village daté du XIIIe siècle s’étalait sur le flanc nord-ouest de la colline en contrebas du castrum sans être protégé par une enceinte. Il fut abandonné dans la deuxième moitié du XIVe siècle.

Le donjon, de plan quadrangulaire, date du XIIe siècle. Il domine l’ensemble de la vallée de l’Argens et les gorges de la Floreye. Partie intégrante du castrum, elle est construite en petit appareil à bossage et en grand appareil pour les chainages d’angle. A l’origine, elle comportait cinq étages dont l’accès (la porte d’entrée) était situé au niveau du premier étage de la façade sud. Plusieurs meurtrières entourent l’édifice.

La chapelle St Martin, d’une grande sobriété, date elle aussi du XIIe siècle. Elle est de style roman et ne possède pas de portail d’entrée. L’appareil extérieur est régulier, deux étroites baies ébrasées ouvrent le mur gouttereau sud et deux portes sont percées dans le mur nord. Un oculus orne la façade occidentale tandis qu’une baie cruciforme occupe le pignon orienté au levant. Une dernière baie ébrasée éclaire l’abside.

L’intérieur se compose d’une nef unique à deux travées séparées par un arc doubleau.

La voûte en berceau légèrement brisé s’achève sur un arc triomphal percé d’une croix latine.

L’abside, dite en « cul de four », abrite un simple autel de pierre.


Sources:

- Panneaux situés autour du château

Photos:

- Jimre (2019)

Posté le 10-06-2019 21:58 par Jimre

Flassans sur Issole

Situé dans le territoire communal du « Cœur de Var », le site constitue un des exemples caractéristiques des villages perchés de l’Europe méditérranéenne.

L’évolution du village est similaire à certains sites perchés du département du Var. On retrouve en effet les mêmes typologies castrales : un château féodal, au pied duquel s’est édifié un village, ou bourg castral. Tous ces villages sont également descendux en plaine avant le XVe siècle.

Le château et le village fortifié correspondent à une création caractéristique du XIIe siècle, sur un terrain qui n’a jamais été occupé de manière importante.

Vers la fin du XVe siècle, le village est généralement abandonné, les menaces s’étant estompées et la paix retrouvées, au profit de la plaine qui l’entoure.

Les seigneurs décident de repeupler leurs terres, après les nombreuses guerres civiles.

Les archives ayant trait à l’histoire de Flassans sont peu nombreuses. Les documents disponibles aux « Archives Départementales du Var » traitent essentiellement du village après son déperchement.

Le château est dit « château des Pontevès ». L’histoire de la famille de Pontevès est très ramifiée et souvent associée avec les grandes familles de Provence. Les Pontevès présents à Flassans ne sont qu’une branche de cette famille, et Flassans n’était pas leur fief principal.

Il existe plusieurs théories sur l’origine du nom de Flassans. Une de ces théories fait remonter l’origine du nom à la période romaine. Un propriétaire terrien nommé Flaccius aurait possédé un domaine sur les rives de l’Issole. D’après l’archiviste Auguste Longnon, Flassans viendrait donc du gentilice Flaccius, qui aurait donné Flaccianus. D’autre part, après la « Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne et moderne » du Comtat Venaissin et de la Principauté d’Orange, Flassans proviendrait du latin « Flatus sanus », signifiant air pur.

Le château

L’archéologie a quant à elle montré que le site de Flassans a été occupé en continu depuis la période Celto-Ligure. 

On trouve au niveau du château une cour basse accessible par l’entrée Nord et un espace de parties communes avec le donjon séparant les deux. Au pied du donjon se trouve une citerne,  et dans les parties communes un four, de plan circulaire réalisé en tuiles canal clavées entre elles qui fonctionnait sans cheminée, ainsi que les annexes du donjon. Cette zone a fait l’objet de plusieurs interventions menées par des chantiers de jeunes et de bénévoles et elle est encore en chantier.

Jouissant d’une position défensive favorable, il a d’abord été un oppidum, puis un poste de guet, élevé au Xe siècle par Hugues d’Arles pour prévenir les incursions de sarrasins, en provenance du Fraxinetum, situé sur la côte dans le massif des Maures, où ils étaient installés.

Le poste de guet sera vite transformé en un ouvrage de défense plus perfectionné. Les textes parlent très tôt en 1045 d’un « castrum ».

A partir du XIIIe siècle, on trouve le château, avec le donjon actuel et une enceinte réduite.

Par la suite une autre enceinte est édifiée, protégeant les jardins situés en contrebas du château.


Sources:

-Panneaux situés autour du château


Photos:

- Jimre (2019)

Posté le 10-06-2019 21:55 par Jimre

Grimaud

La petite plaine cotière qui s'étire au fond du golfe de Saint Tropez est dominée par une grosse butte rocheuse, au pied du massif des Maures, qui porte  les ruines du château de Grimaud, possession de l'abbaye Saint Victor de Marseille (visible ici sur les photos de notre site) au XIe siècle.


Source:

- L'évolution des chateaux forts dans la France au Moyen-Âge de Pierre Chatelain, édition Publitotal.


Photos:
- Jimre (2004;2018)

Posté le 16-06-2018 18:16 par Jimre

Hyeres

Histoire

Si la plus ancienne trace d’occupation du territoire hyerois remonterait à l’époque néolithique, la fondation de la ville actuelle, dominée par le rocher du Casteou, intervient au Xe siècle.

Elle s’est développée autour de son château, mentionné au XIe siècle dans les chartes impériales, le Castrum Aerarum qui appartient d’abord aux seigneurs de Fos. La première ville médiévale, s’organise progressivement sur les pentes de la colline, comprise entre l’enceinte du château et le chemin du Puits Saint Pierre, comme en témoignent encore quelques maisons romanes, l’église Saint Paul et la tour des Templiers. La ville a disparu pour avoir servi de carrière au cours des temps. 

La tour des Templiers a une fonction à la fois religieuse et militaire. Elle est constituée par une chapelle avec une nef unique, au rez-de-chaussée, une salle des gardes à l’étage, avec ses archères et une terrasse fortifiée. La salle des gardes et la terrasse ne sont accessibles, à l’époque, uniquement par l’extérieur, au moyen d’échaffaudages.

Vers la fin du XIIe siècle, la population abandonne les abords du château et glisse lentement vers la plaine. 

Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, ce sont les comtes de Provence qui sont les seigneurs. En 1254, au retour de la 7e croisade, Saint Louis et sa suite y séjournent. En 1257, Charles d’Anjou récupère la ville et fait édifier un puissant château. Une seconde enceinte, comportant neuf tours et cinq portes, vient protéger les nouveaux bourgs, suivant le tracé de la rue Barbacane et, incluant le chevet de l’église Saint Paul, elle vient se raccrocher à la première enceinte au niveau des portes Saint Jean et de la Souquette. C’est à cette époque que l’ordre franciscain édifie l’église Saint Louis.

Le mouvement de désertion de la ville haute continue malgré les injonctions des comtes de Provence et une troisième enceinte, avec notamment la porte Massillon, le Portalet et la porte Fenouillet. devra être construite à la fin du XIIIe siècle, avec des portes qui seront réaménagées au XIVe siècle, afin de protéger la partie basse de la ville. Des meurtrières témoignent encore de ce dispositif, visibles dans l’allée couverte de la rue des Porches.

En 1481, la ville et le château entrent dans le domaine royal.

Après s’être souvent trouvé au cœur des querelles de succession, le château d’Hyeres devient une place forte de la Ligue pendant les guerres de religion. Il sera partiellement démoli en 1596, avant d’être démantelé en 1620 sur ordre de Richelieu.


Le château

Entre 1192, date à laquelle Ildefonse Ier, comte de Provence, tente de s’en emparer et 1596, le château aura subi 8 longs sièges.

Dès l’abord, l’assaillant se heurte à un ouvrage formé de deux tours jumelles encadrant une porte défendue par une herse, commandée d’une salle surplombant le passage, et des meurtrières. A l’est, il se trouve isolé par une première cour basse, lieu où l’on trouvait les communs, surmontée par des plateformes et une tour, l’obligeant à pénétrer par l’ouest, en empruntant un passage couvert qui aboutit une seconde porte protégée par une herse et un pont-levis, disparu aujourd’hui, qui enjambe un fossé de 4,50 m. Au-delà de ce deuxième obstacle, il passe dans une étroite gorge qui débouche dans une deuxième basse-cour dominée par des ouvrages de défense de la plateforme supérieure qu’il doit contourner pour atteindre un bâtiment carré gardant le passage vers les points vitaux, à savoir la plateforme du donjon, , de la citerne, et de la queue d’hironde au nord-est, ou se trouve le puits, accessible par la porte biaise.

Le donjon est cité dans les inventaires de 1373 et 1431 sous le nom de Grande Tour et a été démantelé en 1620. Son emplacement est probable.

La citerne est couverte d’une voute en plein cintre enduite d’un mortier étanche appelé béton de tuileau approvisionnée par un système de canalisation en pierre aménagé dans le mur ouest de la citerne et réceptionnant les eaux de pluie provenant des diverses toitures.

La queue d’hironde est un système de défense avec un coté triangulaire

La porte biaise a une orientation qui empêchait l’emploi d’un bélier par les assaillants. Elle protégeait l’accès à la plateforme du puits, élément vital en cas de siège.

Au nord du château, la poterne, porte dérobée qui permettait aux assiégés de fuir ou d’aller chercher du secours, était parfaitement défendue par une herse, un assommoir et une brétèche. Cette défense enfoncée, les assaillants se retrouvaient dans une minuscule basse-cour dominée par le bâtiment carré et la tour.

La défense du château était assurée par une petite garnison renforcée en cas de nécessitépar les habitants de la rue Franche, aujourd’hui rue saint Pierre, qui, en contrepartie, étaient exonérés de taxes.

Outre les éléments de défense actuellement visibles, un inventaire du XVe siècle mentionne une chapelle, des chambres et des salles, ainsi que des dépendances telles que cuisines, citerne, moulin, cellier, grenier, forge, écurie et bergerie.


Sources:

- Panneaux situés dans la ville


Photos:

-Jimre (2018)

Posté le 22-04-2018 10:09 par Jimre

Trigance

Trigance est un village médiéval posé à l’abri de remparts formé par les murs extérieurs de ses maisons en maçonnerie épaisse.

Trigance cache sous les quatre grosses tours de son château du XIe siècle, de véritables trésors à remonter le temps : l’église paroissiale Saint Michel(XVe siècle) avec son clocher carré, plusieurs chapelles, le portail du village, le pigeonnier, le campanile, le puits…


Source :

- Livret : Les villages médiévaux aux alentours du château de Taulane

 

Photos :

-Jimre(2016)

Posté le 16-05-2016 11:14 par Jimre

Bargeme

Perché à 1097 m d’altitude, Bargême est le plus haut village du Var. Il offre une vue imprenable sur la vallée. Il est dominé par les tours du château médiéval qui a été en grande partie dévasté par les guerres de Religion. Mais cela reste un site classé intéressant pour les amateurs de vieilles pierres et de patrimoine médiéval.

Le château des Pontevès, vassaux des comtes de Provence, y est établi depuis les environs de 1200 et comprend un grand logis, une chapelle castrale et des bâtiments enserrés dans une courtine construite sur le pourtour du rocher. Il domine le village et un vaste pays du Haut Var


Sources :

- Livret : Les villages médiévaux aux alentours du château de Taulane.

- L'évolution des chateaux forts dans la France au Moyen-Âge de Pierre Chatelain, édition Publitotal.


 

Photos :

-Jimre(2016)

Posté le 16-05-2016 11:13 par Jimre

Evenos

La plaine cotière toulonaise est dominée au nord par un plateau volcanique aux falaises abruptes d'où l'on peut surveiller la route d'accès au grand port et à l'arrière pays. En son extrémité occidentale a été érigée un château avec un donjon pentagonal du XIIIe siècle protégeant les logis bâtis en enfilade.


Source:

- L'évolution des chateaux forts dans la France au Moyen-Âge de Pierre Chatelain, édition Publitotal.


Photos:

- D.Robles(2015)

Posté le 03-05-2015 18:59 par Jimre

Tourves-Valbelle

Voir article sur Meyrargues.

Posté le 04-02-2013 21:25 par Jimre

Rougiers

Situé dans le massif de la Sainte Baume, entre Nans les Pins et Tourves, on trouve le village de Rougiers dominé par le castrum Saint Jean.

Ce village moyenâgeux fut occupé du XIIe siècle au XVe siècle.

Au dessus d'une crête à plus de 600 m d'altitude s'élèvent les restes du château et la chapelle Saint Jean. Les habitations, parfois rupestres, s'entassaient sur les pentes situées sous le château.

Posté le 14-05-2012 20:50 par Jimre