Chantemerle

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Chantemerle

Ruines de la bâthie ou Chantemerle

Histoire

Les évêques de Tarentaise ont reçu leur diocèse à titre de fief comtal en 996, des mains de Rodolphe III, roi de Bourgogne, en la personne d'Aimon Ier ou Amizo, archevêque de Tarentaise.

C'est-à-dire un ensemble de domaines et de droits avec charge de comte, ces domaines, redevances, droits de péage et de justice étant distincts de l'épiscopus. Au XIIIe siècle ces évêques sont devenus des princes d'Empire liés directement au pouvoir suprême de l'empereur d'Allemagne. L'évêque Aimon de Briançon s'adresse directement à Barberousse, qui lui abandonne, avec Moûtiers, les châteaux de Saint-Jacques, Briançon, Conflans, Villette, Beaufort et La Bâthie. En 1423 Jean de Bertrand reconnaît la cession à lui faite par le souverain de La Bâthie de Conflans, et en 1454 c'est le cardinal Jean d'Arcis qui concède la levée de main regia pour le château, fief et mandement de La Bâthie par le fait de l'hommage qu'il a prêté.

Les ruines appartiennent à l'EDF.

Description

La Bâthie ou Chantemerle était une résidence de plaisance pour les archevêques. Il en subsiste deux tours dans un état sauvable, une grande partie des murs d'une troisième tour et des ruines importantes des logis. L'ensemble date de la fin du XIIe et du début du XIIIe siècle. A l'origine, ce château comprenait un donjon cylindrique de 22 mètres de haut côté aval, sur cinq niveaux, dont les murs étaient construits en petits moellons d'assise irrégulière noyés de mortier, et deux tours carrées. La première était placée en avant et seulement rattachée au château par un angle, en même matériaux que le donjon ; La seconde, carrée, irrégulière, devait servir de logement aux archevêques, elle comportait une cave, un rez-de-chaussée et trois étages. Au rez-de-chaussée se trouvait une belle cheminée à manteau supportée par deux colonnes en pierre soutenues par des colonnettes hexagonales engagées, surmontées de chapiteaux sculptés.

A la fin du XIXe siècle on pouvait encore voir une console et les chapiteaux. Un des bâtiments devait contenir le prêtoire, le greffe, et le logement du châtelain et de ses employés.

La cour, de forme irrégulière, était close par de hauts murs. Après l'invention de la poudre et des armes à longue portée, Chantemerle subit des modifications, avec la création de nouvelles entrées. Les meurtrières furent transformées en fenêtres et les mâchicoulis détruits. Tous ces remaniements furent réalisés en briques, contrastant avec les matériaux de la construction primitive. Le château fut habité jusqu'à la Révolution, puis, devenu bien national, il tomba peu à peu en décrépitude, faute d'entretien.


Sources fournies par Nano.M: 

-Châteaux et maisons fortes savoyards, Michèle Brocard - Elisabeth Sirot, Editions Horvath.


Photos:

- D. Robles (2015)

- Nano.M pour les photos tirées de la source (2022)

- Jimre (2022)

Posté le 06-09-2015 12:26 par Jimre