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Chantemerle

Photos:

- D. Robles (2015)

Posté le 06-09-2015 12:26 par Jimre

Les tours de Montmayeur

Histoire

Le site apparait en 1173 dans la liste des biens de la dot d’Alix, fille d’Humbert III de Savoie, lors de son mariage avec Jean Sans Terre, fils du roi d’Angleterre Henri II et de la reine Aliénor d'Aquitaine et frère de Richard "Coeur de lion".D'après les termes du contrat de mariage, Jean devait hériter de la Savoie, du Piémont, de la Maurienne et des autres possessions de son futur beau-père. Alix traversa les Alpes pour rejoindre la cour d'Henri II mais elle mourut avant d'épouser Jean. 

Il comporte alors le château féodal, l’église paroissiale Saint Julien et un village de paysans.

En 1212, un acte en faveur des Chartreux de Saint-Hugon est passé au château.

Vers le XIIIe siècle, Thomas Ier de Savoie, inféode le château à une branche cadette de la famille noble de Briançon-Aigueblanche qui prend le nom de Montmayeur.

Aux XIVe et XVe siècles, les Montmayeur jouent un rôle important à la cour de Savoie comme maréchaux et conseillers du prince.

La seigneurie est érigée en comté en 1449 mais, en 1487, la famille de Montmayeur s’éteint et le comté passe par héritage à la famille de Miolans.

Le site, saccagé en 1597, lors du passage de l’armée dauphinoise de Lesdiguières est déserté au profit de Villard-Sallet et la paroisse est supprimée.

Le château sera la propriété des nobles Fausser (Faussone). En 1728, les tours sont la possession de Jean-Gaspard de Montmayeur. Ce dernier était le fils de Jean Faussone, comte de Villanova et de Jeanne-Marie de Montmayeur, la dernière comtesse. Le comté avait été légué en 1664 par Jean Faussone à Blaise-Amédée Faussone, son fils aîné, comte de Montmayeur.

Les comtes de Radicati le vendent avec ses dépendances en 1758 au marquis d'Arvillard contre une somme de 65 000 livres.

L'acte de vente le décrit comme : « les deux tours de Montmayeur qui sont à la cime de la montagne au-dessus du château de Villarsallet, où étaient l'ancienne ville et château des seigneurs de Montmayeur, sont découvertes et il n'y a que les quatre murailles sans porte ni fenêtre ; lesdites deux tours sont distantes d'une de l'autre d'environ 50 toises et les murs d'icelles sont de l'épaisseur de six pieds chacune. Il n'est pas nécessaire de jeter un couvert sur lesdites tours, parce qu'elles sont construites de ces anciens murs qui résistent aux injures du temps et dont le mortier est aussi dur que la pierre ; dans l'espace intermédiaire des dites tours, tout comme dans les environs d'icelles il n'y a que des masures de bâtiment et vergers et broussailles qui s'y sont formés depuis la ruine de ladite ville et château des seigneurs de Montmayeur ».


Un patrimoine historique

1989 : le site archéologique et les tours sont inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

1991 : acquisition du site par la commune de Villard-Sallet.

1991-1998 : des recherches archéologiques sont menées par le Centre Interuniversitaire d’Histoire et d’Archéologie Médiévales(Lyon), sous la direction de Jean-Michel Poisson.

1997 : site « Pierres fortes de Savoie ».


Ce qui a été mis en évidence : un site d’habitat défensif

Les vestiges médiévaux, installés sur une plateforme allongée de 250 m de long et 30 à 50 m de large, bordé de parois abruptes, occupent une position remarquable sur le site de Montraillant( altitude de 800 m), séparant les deux vallées du Gelon et du Coisin. Les murs de l'enceinte crénelée étaient percés d'archères et on accédait à la forteresse par un pont-levis situé au nord.

A l’extrémité nord, point culminant de la crête, une éminence supporte le château  qui se compose d’un donjon carré de 7,6 m de côté et 19,6 m de haut avec des murs de 1,9 m d’épaisseur, construit en moellons de schiste équarris. Il est dépourvu d’ouvertures de tir et d’aménagements de confort. Le château comporte quatre niveaux de plancher dont un rez-de-chaussée aveugle, un premier étage avec une porte d’accès et une petite fenêtre, un second étage aveugle et une plateforme sommitale crénelée. 

Edifié au XIIe siècle, il a été modifié et surélevé aux XIIIe et XIVe siècles. A l’ouest du donjon, on trouve des bâtiments résidentiels comprenant  une vaste salle de réception du XIIIe à laquelle ont été accolées au XVIe siècle deux pièces occupant l’ancienne cour.

Au centre, une surface presque plane comporte  à l’est un enclos rectangulaire. C’est l’église Saint Julien, mentionnée dans les textes en 1191, dépendant de l’abbaye de Saint Rambert en Bugey. Elle est de construction rustique avec des murs en schiste et la toiture en lauzes. Elle comporte une nef unique, de plan rectangulaire, avec le chœur à l’est et une porte en façade. L’édifice a subi deux reconstructions aux XIVe et XVe siècles. 

On trouve également au centre un vaste bâtiment ruiné, sans doute une maison forte.

A l’ouest, les vestiges du village, aux maisons disposées le long d’une rue : une maison et un four.

Au sud-ouest, une tour carrée, établie sur une plateforme maçonnée. La tour haute de cinq étages sur rez-de-chaussée, également crénelée, isolé par un fossé, construite sur une plate-forme, adopte également un plan carré. Elle a conservée une hauteur de 25 mètres pour 8 mètres de côté.

On y accède, au nord, par une porte cintrée située au rez-de-chaussée fermée par une barre de fermeture coulissant dans des ouvertures ménagées dans l'épaisseur des murs. Sur la face est s'ouvre au premier niveau une petite fenêtre, probablement une canonnière et au second niveau deux fenêtres en ogive de 0,40 mètre de large pour 1 mètre de haut qui encadrent une cheminée avec ses montants sculptés.


Les armoiries de Montmayeur :

« D’argent à l’aigle de gueules membré et becqué d’azur ».


La devise : 

« VNGVIBVS ET ROSTRO »


Source :

- Panneaux situés sur le site

- Wikipédia ici et


Photos :

- Jimre(2014)


Posté le 15-02-2015 16:12 par Jimre

Chambéry

Le château

La ville de Chambéry s’est bâtie et s’est développée sur des marécages formés à partir des multiples bras de l’Albanne.

Le château-vieux des sires de Chambéry est attesté dès le XIe siècle. Il s’est construit autour d’une poype ou motte castrale sur la butte de Montgellaz-Montjay. Il est mentionné dès le XIIe siècle.  A partir de 1232, le comte Thomas Ier obtient une partie des droits seigneuriaux sur le bourg et le château-fort.

La Maison de Savoie l’acquiert à la fin du XIIIe siècle. Le château, son mandement et ses juridictions, vassaux et fiefs  sont cédés par François de la Rochette et son épouse Béatrix le 6 Février 1295 au comte de Savoie Amédée V contre 240 livres viennoises et 100 livres de revenu dans les mandements d’Aiguebelle et de la Rochette.

Amédée V va alors lancer une politique de grands travaux de construction entre 1297 et 1320 : transformation du donjon de la poype et du mur d’enceinte, création de la Porterie (1303-1311) et de nouveaux aménagements dont une grand’ salle ou aula. Il devient une grande résidence de cour en accueillant  alors la cour princière itinérante de la Maison de Savoie et le siège de l’administration domaniale des Etats de Savoie. Comtes, ducs de Savoie, rois de Sardaigne, l’aménagent et l’embellissent au fil des siècles même après 1563, quand la capitale des Etats de Savoie est déplacée de Chambéry à Turin. 

De puissantes tours de prestige sont édifiées : 

Grande Tour (disparue), Tour Trésorerie et ses batteries d’artillerie (Fin XIVe siècle), Tour mi-ronde (vers 1398-1413), Tour du Carrefour ou des Archives (1439-1444)

Devenu château national à la Révolution, il est cédé au département de la Savoie en 1860.

Classé Monument historique en 1881, l’ancien château des ducs est affecté depuis 1890 aux services du Conseil général et de la Préfecture de la Savoie.

Dans le cadre du projet de rénovation du château des ducs de Savoie, le Conseil général a rénové les salles de l’ancienne Chambre des comptes situées au cœur de l’aile historique, l’une des plus anciennes parties de l’édifice. Ces deux salles offrent désormais au public un espace dédié aux expositions départementales et aux animations culturelles, au plus près de l’actualité des patrimoines de Savoie.

En effet, en dépit de son histoire vieille de près de dix siècles, l’évolution architecturale du château reste encore pour une grande part méconnue.  Peu de bâtiments du Moyen Age sont encore visibles, mais des archéologues essayent de savoir à quoi ressemblait ce château. 

Aussi, la rénovation des salles de la Chambre des comptes a-t-elle été précédée par un chantier archéologique en 2008 suivi par le Service régional de l’Archéologie.

Dans la première salle, des traces anciennes d’enduits peints et des percements, rebouchés à différentes époques, ont ressurgi après sondages et décroûtage des murs ; les négatifs de coussièges sont apparus dans les embrasures des grandes fenêtres ; un encadrement vouté en ogive, en pierre de taille, a été dégagé, peut-être l’ancienne porte d’entrée de la Chambre des comptes ?

La découverte la plus remarquable est l’empreinte d’une cheminée monumentale sur le mur de refend délimitant les deux salles, avec deux passages latéraux. La fonction administrative des salles a été confirmée par le dégagement de placards muraux dans la seconde salle. Des échantillons de bois prélevés dans les plafonds à la française ont été datées par dendrochronologie de 1483 et 1500-1501. Ces boiseries ont été modifiées en 1502 et 1510-1530.

La rénovation a été faite en s’inspirant des échantillons découverts en sondage, reconstitution des coussièges amovibles en bois, ouverture d’un des passages jouxtant la grande cheminée. Les traverses en pierre de taille des grandes fenêtres ont été rétablies avec de nouvelles huisseries en chêne et vitraux à maille de plomb, redonnant sens à la lecture de la grande façade côté Place du château, tant remaniée au fil des siècles.


La Maison de Savoie

A partir de l’An Mil, la Maison de Savoie , originaire de Maurienne, étend ses domaines de part et d’autres des Alpes occidentales, « deçà et delà les monts », dès le XIe siècle. Au cours du Moyen Age, elle devient une principauté d’Empire qui maîtrise le trafic des grands cols alpins. Cette dynastie comtale (vers 1100), ducale (1416), puis royale (1713), joue un rôle important sur l’échiquier politique européen. Entre France, Empire et Papauté, entre diplomatie et jeux d’alliances matrimoniales, elle s’allie avec les plus grandes maisons royales d’Europe. Mais son expansion régionale du Léman à la Méditérannée est aussi concurrencée par les Dauphins du Viennois, les comtes de Genève, les marquis de Montferrat et les Visconti, puis se heurte à la prédominance du royaume de France dans le contexte des Guerres d’Italie (1494-1559).

A l’Epoque moderne, les Etats de Savoie sont au cœur de la réforme catholique face au foyer protestant de Genève. Ils participent aux nombreuses guerres de succession dynastiques qui préfigurent l’Europe des Nations. Le transfert de capitale de Chambéry à Turin en 1563 donne au Piémont un rôle politique, économique et culturel déterminant. L’obtention des royaumes de Sicile puis de Sardaigne suite au traité d’Utrecht en 1713 ouvre à la Maison de Savoie de nouvelles perspectives italiennes.

La Révolution française puis l’émergence des nations au XIXe siècle laissent cette construction politique inachevée. La Maison de Savoie gagnée au mouvement du « Risorgimento » s’engage alors dans la lutte pour l’indépendance et l’unité de l’Italie. La Guerre d’Italie en 1859 avec l’appui de la France contre l’Autriche a pour conséquence l’annexion de la Savoie et de Nice à la France en 1860 et la création du royaume d’Italie en 1861. La Maison de Savoie réalise l’unité italienne entre 1861 et 1871, mais ne s’oppose pas à la montée du fascisme pendant l’entre-deux guerres ; en 1946, un référendum met fin à la monarchie et instaure la République italienne.


Sources:

- Panneaux disponibles dans la vieille ville de Chambéry et autour du château.


Photos:

- Jimre(2014)


Posté le 01-12-2014 20:55 par Jimre

Mauchamp

Voir article sur la Tour de Conspectus.


Photos:

- Jimre (2012)

Posté le 30-11-2014 15:39 par Jimre

La Tour de Conspectus

Situés dans un triangle entre Champagneux, Gresin et Saint Maurice de Rotherens, au lieu-dit la Tour, à 731 m d’altitude, se dressent dissimulés dans la végétation, les vestiges du premier château de saint Maurice, l’un des plus anciens de Savoie. 

Ce château fut édifié au début du XIe siècle, sur un ancien domaine de l’église de Vienne, dont dépendait aussi l’église primitive de Saint Maurice (aujourd’hui Vieille-Cure). Etendu de la chaine de l’Epine aux méandres du Rhône, le panorama exceptionnel qu’offre le rebord du plateau lui valut d’être appelé Conspectus, l’équivalent latin et savant de Beauregard ou Beauvoir.

Des campagnes de fouilles ont été menées de 2002 à 2005, permettant de distinguer deux grandes phases d’occupation auxquelles correspondent deux bâtiments superposés.

L’Aula (XI-XIIe siècle)

Le premier bâtiment, dont on peut observer les assises régulières de petits moellons de calcaire, au bas des maçonneries, enfermait une vaste et haute salle rectangulaire, dite aula (13,70 m x 8,80m). Cette salle était épaulée à l’est par deux contreforts et une vaste porte à deux vanataux s’ouvrait au sud. Ce château, qui ne semble pas avoir eu d’autre défense que l’épaisseur de ses murs (1,05m), est cité dans la documentation de 1061/1070 sous le nom de castrum de Conspectus. Il est alors propriété d’Engelbotta et de ses frères, probables rejetons des vicomtes de Vienne, que l’on connait surtout pour avoir offert l’église de Saint Maurice au prieuré voisin de Saint Genix.

Au cours du XIIe siècle, l’aula est réaménagée : le volume intérieur est divisé en deux par un plancher destiné au stockage des récoltes. Ce grenier est ensuite démonté et l’on procède à des restaurations.

La tour (XIIIe-XIVe siècle)

Le château passe, au début du XIIIe siècle, aux mains du seigneur de Gerbaix. Il fait abattre l’ancienne aula et fait construire sur les vestiges une tour de plan carré, à structure charpentée et couverture végétale. Eclairé d’une mince archère, le premier niveau qui seul subsiste aujourd’hui, était destiné au stockage des récoltes et servait peut-être aussi d’écurie. L’habitation du châtelain occupait le second niveau, accessible de l’extérieur par un escalier de bois longeant la façade. Le dernier niveau était réservé à la défense.

Un drain creusé à l’extérieur pour contraindre les eaux de pluie à contourner la tour dut être comblé lors de la construction du mur d’enceinte, dont on peut encore apercevoir les fondations. C’est dans les murs de ce château, dit « de Saint Maurice », que fut signé en 1280 le traité de paix entre Thomas III de Savoie, seigneur de Piémont et de Saint Genix, et le marquis de Montferrat, son prisonnier.

Dans la seconde moitié du XIVe siècle, un violent incendie ravage la tour. Les Ravais, devenus seigneurs de Saint Maurice à la suite des Gerbaix, l’abandonnent et construisent à 500 m au sud, sur le site de Mauchamp, un nouveau château, mieux adapté à défendre la frontière entre la Savoie et le Dauphiné, fixée au Guiers par le traité de Paris de 1355.


Sources:

- Panneau situé sur le site

Photos:

-Jimre (2012;2014)

Posté le 30-11-2014 15:36 par Jimre

Montbel

Les ruines du château de Montbel sont situées sur la route qui relie Saint Genix sur Guiers à Novalaise par le col de la Crusille.

Cet ancien château remonte au XIe ou XIIe siècle et dépendait des seigneurs de Montbel.

Puissante seigneurie de l’Epine, Montbel, qui s’étendait, selon une charte de 1308, du sommet de la montagne de l’Epine jusqu’à la Crusille et, de là par la falaise rocheuse du Banchet et de Vergenucle, jusqu’au Thiers.

Il était occupé par un châtelain, lieutenant du seigneur, chargé de surveiller les voies anciennes menant au col de la Crusille et également au loin, la vallée du Guiers et le bassin d’Aiguebelette.

C’était effectivement un bon poste de gué de par sa situation sur cette éminence rocheuse. On peut en effet, si on les cherche…apercevoir les ruines du château de tous les environs et même de l’autoroute. Depuis les hauteurs hébergeant les sites de Gresin-Conspectus de Gresin-Mauchamp pour notre part, nous l’avons bien observé de même que du château de Rochefort, dit de Mandrin.  

De Montbel, la vue s’étendait en direction du château de Gerbaix et de celui de Saint Maurice de Rotherens.

Ce château a dû être ruiné par Lesdiguières à la fin du XVIe siècle en même temps que les châteaux de Mondragon (Saint Genix), de Martel à Champagneux, de Saint Maurice de Rotherens, de Montfleury et de Belmont (Pont de Beauvoisin).

Nous pouvons imaginer combien devait être majestueuse cette bâtisse, même si, comme on peut le constater, ces vestiges historiques s’écroulent de plus en plus et mériteraient une fois de plus un meilleur sort. C’est de notre patrimoine commun dont il s’agit.

Par mesure de sécurité, il est recommandé de ne pas séjourner à proximité des pans de murs vraiment dégradés et parfois même enfouis sous la végétation. Des barrières ont été heureusement placées aux endroits où les à-pics sont impressionnants car la météo change souvent dans la région. Pour notre part, nous y sommes arrivés dans le brouillard, ce qui peut rendre le site dangereux sans ces barrières.

Petite remarque : attention aux nouveaux gardiens du site, à savoir les tics…


Source:

-Panneau situé sur le site


Photos:

- Jimre(2012;2014)

Posté le 30-11-2014 13:32 par Jimre

Chignin

Le site médiéval de Chignin est situé non loin du village du même nom, situé entre Chambéry et Montmélian. Il est bien visible de l’autoroute A43-E70-E712.

Les sept tours médiévales de Chignin, qui s’élèvent sur un plateau de 4 ha situé sur l’antique itinéraire romain reliant la France à l’Italie par le col du Petit Saint Bernard puis par celui du Mont Cenis, constituent encore de nos jours un énigme historique…

Les endroits remarquables référencés sur ce site sont :

- la Biguerne ou Clos Saint-Anthelme

- la Tour de la Place ou tour des Archers

- la tour Corraz

- la tour de Bourdeau

- la tour de Montagny

- la Poype

- la tour de Verdun ou Verdon

- la tour de La Fontaine

- la maison forte de Lerodaz ou l'Héroda

- la tour de la Platière


Mentionnée dès le Xe siècle, la puissante famille de Chignin est un des plus importants lignages nobles de la région. Proche de la famille comtale de Savoie, originaire de la vallée de la Maurienne non loin de là, les seigneurs de Chignin sont aussi liés au Prieuré de saint Jeoire, dans lequel se trouve leur tombeau. Ils entretiennent de ce fait des rapports étroits avec les évêques de Grenoble.

Malgré l’importance du site, l’histoire des tours de Chignin reste assez mal connue. L’hypothèse longtemps retenue par les historiens d’une enceinte reliant les tours a été abandonnée. On pense maintenant qu’à partir d’un château primitif (peut-être situé au niveau de la tour de Corraz), non loin duquel s’étendait un bourg castral et l’ancienne église, plusieurs maisons fortes ont été construites autour des XIIe et XIIIe siècles par les différents membres de la famile de Chignin pour marquer leur statut seigneurial (voir les articles sur Allègre(Gard)et l’Isle sur la Sorgue(Vaucluse) concernant les co-seigneuries).

En 1867, les Chartreux rachètent les ruines de la tour de la Biguerne dans laquelle serait né en 1107 Saint Anthelme, qui fut prieur de la Grande Chartreuse puis évêque de Belley. Il en firent un sanctuaire en l’honneur du saint, inauguré en 1877.

Les autres tours implantées au cœur d’un des vignobles les plus célèbres de Savoie sont aujourd’hui à l’état de ruines romantiques entourées par les vignes. Une étude menée sur la Tour de la Place a permis de la dater du XIIIe siècle avec modifications autour du XIVe siècle. C’était une tour logis avec créneaux à plume. Acquise par la commune de Chignin, elle a été l’objet, en partenariat avec le PNR du massif des Bauges, d’un récent confortement et d’une mise en sécurité qui veulent en faire un symbole à la fois de l’ancienne histoire du pays et de son vignoble.



Sources:
- Panneau disponible sur le site des tours.
- D'autres infos sur l'incontournable Wikipedia.


Photos:
-Jimre(2014)

Posté le 30-11-2014 12:32 par Jimre

Les Echelles

Béatrice, fille du Comte de Savoie Thomas Ier (1177-1233), et de Marguerite de Genève (1179-1257), nait en 1198. Le 5 Juin 1219, elle épouse Raymond Béranger V, comte de Provence, et part à la Cour d’Aix en Provence à laquelle elle apportera une immense renommée.

Ses quatre filles connaissent des destins prestigieux.

Marguerite épouse Louis IX, Roi de France, en 1234.

Eléonore épouse Henri III, Roi d’Angleterre, en 1236.

Sanchie épouse Richard de Cornouailles, élu Empereur d’Allemagne en 1243.

Béatrix épouse le Comte d’Anjou, frère du Roi de France Louis IX ; Roi de Sicile et de Jérusalem en 1246.

En outre, 3 de ses petites filles connaissent un destin exceptionnel. Isabelle deviendra reine de Navarre. Marguerite sera Reine d’Ecosse et Béatrice sera impératrice à Constantinople.

A la mort du Comte en 1245, Béatrice quitte la Provence pour se retirer dans son château des Echelles, reçu en apanage de son père.

Pendant vingt ans, elle s’emploie à la rénovation du village, tout en s’entourant d’une cour brillante de chevaliers et de ménestrels. Les chroniqueurs la décrivent belle et intelligente, protectrice des lettres et des arts.

Décédée au cours de l’hiver 1266 à l’âge de 68 ans, elle est inhumée, selon ses vœux dans sa chapelle du château du Menuet. Ses filles lui font construire un superbe mausolée où figurent, au pied de son gisant, les 22 statues des membres de sa famille proche et les blasons de ses gendres. Par sa seule présence, les Echelles sera connue dans toute l’Europe. Dans son testament, Béatrice lègue ses possessions à l’ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, assurant ainsi le service religieux, la création et le maintien d’un hôpital. 

Ainsi, donataire des biens de l’Apanage de Béatrice de Savoie, l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem s’est installé au château du Menuet en 1266 pour plus de quatre siècles.

Mais à l’issue des guerres de religion, à la fin du XVIe siècle et 3 sièges dévastateurs pour le bourg fortifié comme pour le château, les Hospitaliers décident d’abandonner le site du château et de reconstruire le centre du bourg. Au cours de la période1617-1636, et sous le houlette de Dandelot de Groslée, ce bâtiment est reconstruit pour servir de logis pour le Commandeur et de siège de l’administration locale. Il sera reconstruit par le Commandeur Saint Maurice après l’incendie du centre des Echelles en 1710.

Jusqu’à la Révolution, l’impôt du sel et la gabelle seront perçus dans ce bâtiment. Selon les spécialistes, la porte cintrée murée servait de lieu de passage, une traboule.

Sources:

- Panneaux situés devant le batiment

- Persée

- Voir également article sur Saint Maime dans les Alpes de Haute Provence

Posté le 26-12-2012 10:10 par Jimre

Miolans

Situé à l'extremité d'un éperon rocheux au confluent de la vallée de l'Isère et de l'Arc, à Saint Pierre d'Albigny, sur la route entre Chambéry et Albertville, le château est protégé par un double fossé.

La forteresse a été fondée par les seigneurs de Miolans, implantés aussi bien en Savoie que dans le Dauphiné et le Viennois. La première mention du château et de la chapelle date du XIe siècle.

A l'origine c'est un donjon carré bâti à l'emplacement de la tour Saint Pierre . Il est flanqué par la suite de quatre tourelles, isolé par un fossé.

L'enceinte, quant à elle est protégée par des tours(XIVe et XVe siècles) pour répondre aux nouvelles exigences des progrès de l'artillerie.

Il est vendu en 1523 aux ducs de Savoie lorsque la lignée des Miolans s'éteint. 

Dépassé du point de vue militaire, il est transformé en prison d'état de 1564 à 1792. Le marquis de Sade, testera d'ailleurs cette prison parmi les nombreuses qu'il visitera...

C'est le préfet de Savoie Eugène Guiter qui racheta à titre personnel le château en 1869 pour le restaurer. C'est toujours sa famille qui le détient.

Posté le 14-05-2012 19:42 par Jimre

Château de Thomas II


En 1248, Thomas II de Piémont, frère du comte de Savoie Amédée IV, obtient du prieur du Bourget le droit de construire une maison et un vivier entre la Leysse, le lac et la forêt.

Le comte Amédée V choisit ce château pour résidence principale de la cour.

Le château a la forme d'un quadrilatère avec des tours carrées. Le château conserve une architecture militaire mais sa sécurité est alors en grande partie assurée par le marais qui l'entoure, un pont-levis et un fossé.

Il est, à son époque, le château le plus confortable de Savoie.

Toutes les fenêtres sont vitrées, les murs recouverts de tapisseries, chaque étage posséde une cheminée et des latrines.

Le Bourget devient la "capitale mondaine" de la cour itinérante de Savoie, avec une intense activité comme de nombreux séjours de la cour comtale, événements familiaux et diplomatiques.

Mais, dès la fin du XVe siècle, les comtes et ducs de Savoie lui préfèrent celui de Ripaille, au bord du Léman.

En 1456, le château est détruit par un incendie et n'est pas reconstruit.

Le château de Thomas II est déjà en ruine lorsqu’il est vendu au XVIIe siècle aux Laurent puis aux de Buttet, barons du Bourget.

Il sera vendu en 1841 et servira de carrière de pierres de taille jusqu'en 1849, date de l'acquisition du château par la commune.

Acquis par la commune en 1973, il est classé Monument historique en 1979.

Article réalisé à partir :

-du panneau du château

-du site http://www.123savoie.com/article-69670-1-chateau-de-thomas-ii.html

-du site http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_Thomas_II

-du site http://www.cpalb.fr/archeologie.php

Posté le 16-10-2011 19:51 par Jimre