Vous êtes sur la liste des articles liés au département Loire.
Cliquez ici pour accéder à la liste des châteaux de ce département

Bouthéon

L’histoire du château de Bouthéon est complexe et peu de témoignages nous sont parvenus.

Cet édifice reste néanmoins l’un des témoins majeurs de l’histoire du Forez. 

Le nom du château de Bouthéon apparait pour la première fois au XIIe siècle mais le site est déjà connu dès l’époque romaine. Il fut certainement choisi pour des raisons stratégiques comme le contrôle de la Loire et de la plaine du Forez. Les galets de la Loire et le grès houiller font partie des éléments qui ont servi pour la construction du château. 

Au Moyen Age, le château possède un plan simple mais en véritable château fort, le château de Bouthéon doit déployer tout un arsenal défensif. Il est composé d’une tour donjon enchâssée dans un robuste rempart surplombant des fossés secs. A l’ouest, on préfère utiliser la pente naturelle du terrain pour la défense.  Au fil du temps, le donjon se transforme en corps de bâtiment qui s’ouvre par un pont-levis vers la poterne du village. Cette aile a conservé ses volumes originels, excepté l’adjonction au XIXe siècle d’une serre à l’angle sud-ouest. En 1423, le donjon est toujours occupé, car nous savons que l’on y organise les noces de Jeanne de Joyeuse et de Gilbert III Motier de La Fayette, Maréchal de France, héros de la guerre de Cents Ans, propriétaire du château de 1423 à 1463.

A l’extrême fin du XVe siècle, Mathieu de Bourbon devient le nouveau propriétaire du château. Il abandonne l’aile médiévale pour se faire bâtir une aile plus confortable au nord. De part et d’autre de cette aile, il fait aménager des tours, dont subsiste la plus belle à l’ouest. A chacun des étages, on aménage des appartements privés desservis par un escalier à colimaçon indépendant. Chaque appartement se compose d’une pièce, d’un petit oratoire et d’un cabinet d’aisance. Une attention toute particulière a été apportée au décor d’inspiration médiévale. D’élégantes voutes d’ogive ornent les embrasures des fenêtres et nous rappellent par de multiples blasons l’importance des propriétaires du lieu. La cour est agrémentée d’une galerie couverte ouvrant sur la plaine, dont l’escalier d’accès est encore visible. C’est également à la fin du XVe siècle que l’on construit un pont à l’est.  Ne restent de cette époque que le monogramme de Mathieu de Bourbon et le décor sculpté. 

En 1561, la famille de Gadagne rachète le château. Guillaume de Gadagne offre à la cour du château un nouveau décor, empreint d’italianisme et de théâtralisation de l’espace. Le mur est est démoli et la façade de l’aile sud décorée, un portique à l’entrée et un puits sont créés. Sur l’aile nord, seule une première porte à fronton triazngulaire est réalisée.

A partir du XVIIe siècle, les propriétaires ne semblent pas avoir apporté de modifications significatives, du moins sur les façades du château. Les fossés sont comblés, certains éléments disparaissent, la tour sud-ouest, la galerie de la cour d’honneur, mais également l’ensembles de aménagements intérieurs de l’aile nord. 

Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que le château de Bouthéon retrouve un peu de son éclat. Charles Coignet, riche rubanier stéphanois, achète le château en 1879 et entreprend de nombreux travaux de restauration portant essentiellement sur l’aile nord. Un escalier d’honneur est créé, une chapelle un grand salon et une salle à manger sont aménagés. L’ensemble est inspiré du style néo-gothique cher à Viollet le Duc et Prosper Mérimée. Une serre est ajoutée sur l’aile sud.

Au XXe siècle, le château de Bouthéon, comme de nombreux monuments historiques, est transformé en hospice, logement de réfugiés, habitations…

En 1995, la commune d’Andrézieux-Bouthéon en fait l’acquisition et après 12 ans de restauration, le château ouvre ses portes au public en 2007. On y trouve aussi un parc animalier et botanique sur 12 hectares.


Sources:

- Panneaux situés autour du château


Photos:

-Jimre (2016)

Posté le 13-11-2016 11:54 par Jimre

Couzan

Abandonnées depuis plusieurs siècles, la forteresse médiévale de Couzan et la chapelle romane Saint-Saturnin ont été cédées à La Diana en 1931. Devant faire face à une situation critique, la société y entreprend alors d'urgents travaux de restauration et en assure la sauvegarde grâce à une souscription lancée auprès de ses membres. Perché sur son éperon rocheux, Couzan est sans doute l'exemple le plus saisissant de l'architecture militaire défensive du Forez médiéval. Fondée vraisemblablement au milieu du XIe siècle par les sires de Semur-en-Brionnais, la forteresse fut agrandie tout au long du Moyen Âge par leurs descendants les Damas.



Source:

- site guide-tourisme-france.com


Posté le 18-09-2016 16:44 par Jimre

Chalmazel

Maison forte établie en 1231 fortifiée au XIVe et XVe siècle. Agrandie et décorée au XVIe siècle.


Source:

- site des Journées du Patrimoine 2016


Photos:

-Jimre (2014)


Posté le 18-09-2016 16:36 par Jimre

Marcilly le Chatel

Historique

La fondation du château de Marcilly remonterait au début du 11e siècle. En 1167, le roi Louis VII cède au comte de Forez Guy II ses droits régaliens sur ce château qui devient une importante châtellenies comtale. Pris par une bande de mercenaires en 1366, le château est réparé en 1382. Il est représenté avec ses deux enceintes dans l'Armorial du Forez de Guillaume Revel. La forteresse est en ruine dès la fin du 16e siècle. En 1827, seule la " masure de la chapelle Sainte-Anne " (dont l'existence est mentionnée dans la 2e moitié du 17e siècle) est notée par le cadastre. En 1872, Hippolyte de Sauzéa, héritier d'une famille de soyeux stéphanois, rachète le site et lance la construction d'une nouvelle forteresse sur l'emplacement du château dont ne subsistent que certaines parties de l'enceinte et l'étagement de l'assiette en cour haute et cour basse. La chapelle Sainte-Anne est reconstruite en style néogothique. A la mort de Sauzéa, le château retourne à la ruine. La réhabilitation du site débute en 1967 grâce à un groupe d'habitants de Marcilly qui s'associent propriétaire (Société Agricole des Geais) dans une Société Civile Immobilière. Le château est déblayé et les remparts sont consolidés mais la chapelle s'effondre presque entièrement en 1975 ; il reste la façade. La Volerie du Forez (élevage et démonstration publique de vols de rapaces) occupe l'enceinte depuis 1988.

Description

Le château occupe une position stratégique sur une butte basaltique qui domine la plaine du Forez au milieu du coteau. La reconstruction du château par Sauzéa s'est faite en dépit de toute considération archéologique, mais on lit encore l'organisation type d'un château fort composé d'une première enceinte formée de tours reliées par une courtine, protégeant la basse cour où passe, à l'est, une gaine défensive, et entourant une seconde enceinte autour du donjon et de la chapelle. Les parties les plus anciennes sont en appareil mixte de moellons de granite et de basalte (joint maigre). Les deux tours reconstruites au 19e siècle sont du même appareil, mais d'un diamètre très important et percées de baies en arc brisé. Les encadrements des ouvertures sont en briques (portail, fenêtres des tours). La seconde enceinte (restituée), la gaine et une partie des rampes aménagées par Sauzéa, sont en appareil irrégulier de moellons de basalte. L'autre partie est appareillée en pierres sèches. La chapelle et les appartements ont des encadrements de baies, contreforts et décors en pierre calcaire. Dans le dernier quart du 20e siècle, on a consolidé l'ensemble des vestiges .


Source:

- Site patrimoine.rhonealpes.fr

Posté le 18-09-2016 13:10 par Jimre

Pouilly les Feurs

Le début de la construction des murs de la ville peut être situé aux environs de 1385. L'enceinte fortifiée était composée de hautes murailles, percées de meurtrières, et de dix tours dont une carrée dite arsenal. 9 tours sont encore visibles en totalité ou en partie, ainsi que les remparts même s'ils sont enclavés dans des cours ou des maisons. Seule la dixième tour a été entièrement démolie. On entrait dans la cité par 2 portes principales : au nord la monumentale porte dite du Buis aussi appelé Damas (car face à l'Orient) ou d'en Haut. Elle a été entièrement restaurée en 2001. Au sud moins majestueuse mais tout aussi fière allure était la porte d'en bas ou de la Rivière car elle ouvrait en direction de Feurs par un pont sur le ruisseau la Vesne. C'était aussi la porte du Vent cette porte a été démolie vers 1930 car ne permettait pas le passage des chars de foin.


Sources:

- Site sur les Journées du Patrimoine 2016

Photos:

- Jimre (2014)

Posté le 16-09-2016 19:33 par Jimre

Bellegarde en Forez

Le nom donné au château de Bellegarde, aussi bien que sa situation à l'entrée de l'étroite vallée d'Anzieu,nous révèlent que, de bonne heure, ce lieu fut fortifié pour commander la route la plus suivie de Lyon à Montbrison. 

Dès le jour où les comtes de Forez se fixèrent dans cette dernière ville, cette position stratégique ne pouvait échapper, en effet, à leur attention. 

Non seulement ils élevèrent à Bellegarde un château-fort, entouré  d'une enceinte continue, qui enveloppa a la fois la forteresse et le village bâti a ses pieds, mais ils firent construire encore, de l'autre côté de la vallée, sur une sorte de poype, qui domine aujourd'hui la voie ferrée et affecte la forme d'un tumulus, une tour, détruite depuis de longues années, qui vint compléter le système de défense de l'entrée du défilé.

Les comtes de Forez, auxquels appartenait aussi le château-fort d'Iseron, occupaient ainsi les deux points extrêmes du plateau des montagnes du Lyonnais.

Et l'on comprend aisément combien ces deux postes fortifiés facilitaient leurs relations avec Lyon, dont ils ne furent chassés définitivement qu'à la fin du XIIe siècle, après une lutte des plus vives avec les archevêques de cette ville.

Quand le traité de 1173 vint consommer à jamais la séparation du Forez et du Lyonnais, les comtes de Forez durent abandonner Iseron, cette forteresse si menaçante pour Lyon que la légende de Saint-Taurin l'appelle une "sorte de clou enfoncé dans les yeux de cette cité"; mais Bellegarde demeura en leur pouvoir. 

Toutefois, construit surtout pour surveiller un passage très fréquenté, ce château ne fut point une des résidences habituelles des comtes de Forez, comme Sury-le-Comtal et Cleppé

Aussi s'en dessaisissent-ils volontiers pour le donner en apanage à leurs fils puînés. Puis, quand cette terre fait retour au domaine comtal, ne retrouve-t-on à Bellegarde qu'un prévôt et un châtelain, entre les mains desquels réside le pouvoir administratif et judiciaire.

Mais les souvenirs historiques sur Bellegarde sont rares à l'origine et ne remontent pas au-delà du commencement du XIVe siècle. Nous voyons ainsi qu'au mois de juin de l'année 13o5, un nommé Durand de l'Orme (de Ulmo), de Cotacer, avec Jean et Martin, ses fils, reconnaissent être taillables et exploitables du comte de Forez, comme le sont, dit l'acte de foi et hommage, les autres habitants de la seigneurie de Bellegarde et qu'ils sont tenus de lui bailler un homme armé, quand il voudra aller en guerre. 

En outre, les mêmes vassaux déclarent devoir chaque année au comte une livre de cire, pour droit de garde, à cause d'une maison qu'ils possèdent a Bellegarde.

Quelques années plus tard, le 3 juillet 1317, nous voyons encore Jean, comte de Forez, céder à Girin du Pinet, damoiseau, possesseur d'une terre voisine, située sur la paroisse de Maringes, plusieurs droits de cens dans le mandement de Bellegarde, en échange des hommes, cens et rentes que ce dernier possédait dans les mandements de la Roue et de Monpeloux. 

C'est aussi à la même époque que la terre de Bellegarde fit partie de l'apanage constitué, par le comte Jean, en faveur de son fils puiné, Renaud, dans le contrat de mariage de ce dernier avec Marguerite, fille de Philippe, duc de Savoie. En effet, dans cet acte, qui porte la date du 10 juin 1314, le comte de Forez fait donation à son fils, non-seulement de la succession d'Alix de Viennois, mère dudit Renaud, mais encore d'une somme de 2.000 livres tournois de rente annuelle, hypothéquée sur les châteaux et mandements de Bellegarde, Saint-Germain-Laval, Souternon, Bussy, Cleppé et Fay, pour servir de garantie aux reprises des 14.000 florins d'or que Philippe de Savoie avait donnés en dot à sa fille Marguerite.

Ce n'était là qu'un simple droit de rente constitué au profit de Renaud, sur ces diverses terres. Mais dans son testament, en date du 16 Août de la même année, le comte Jean compléta sa libéralité en léguant a son fils les terres et châteaux de Bellegarde, Malleval, Rocheblaine, Saint-Germain-Laval, Bussy, Cleppé et Fay (Lafay?).

Il est vrai que le comte Jean semble être demeuré, pendant plusieurs années encore, en possession de la terre de Bellegarde, comme nous l'apprend un acte de foi et hommage, rendu le 11 décembre 1328 par Robert du Pinet, de Pineto, damoiseau, fils et héritier de Girin du Pinet, pour des maisons et des vignes situées dans le château et le mandement de Bellegarde et pour d'autres biens situes à Maringes.

Mais le comte Jean se dessaisit réellement de toutes ces terres, tout au moins en 1329, car le 7 mars de cette même année, nous le voyons recevoir l'hommage de Renaud, pour les châteaux et villes de Bellegarde, Saint-Germain-Laval (y compris la partie acquise par Jean d'Artaud de Saint-Germain), Souternon, Bussy, Cleppé, Fay et Rocheblaine, à l'exception du fief qu'il devait, à Cleppé, à l'abbé de l'Île-Barbe.

Cet hommage démontre bien que Renaud avait été mis réellement en possession de toutes ces terres.

Toutefois, après la mort du comte Jean de Forez, arrivée le 3 juillet 1333, l'exécution de son testament semble avoir donné lieu à de sérieuses difficultés entre Renaud et son frère aîné, Guy, comte de Forez. 

Car lorsque, par un acte du 11 novembre 1335, ce dernier reconnut l'existence de la rente de 2.000 livres, établie au profit de Renaud, dans son contrat de mariage avec Marguerite de Savoie, sur les terres et mandements de Rocheblaine, Malleval, la Voulte, Fay et Bellegarde, Renaud se plaignit de ce que ces terres, à lui léguées par son père, ne produisaient pas 2.000 livres de rente. Guy soutint, au contraire, qu'elles étaient de plus grande valeur.

De là un débat qui ne fut tranché que par une sentence arbitrale du 3 décembre 1336, suivie d'une transaction du 23 janvier 1337, par laquelle il fut convenu que pour assurer à Renaud les 2.000 livres de rente auxquelles il avait droit, les châteaux et seigneuries de Bellegarde, Rocheblaine, Malleval, Fay, Cleppé, Bussy, Souternon et la maison de la Voulte lui appartiendraient à perpétuité, sans que Renaud pût réclamer rien de plus, mais que le château de Saint-Germain-Laval, ou du moins la partie qui appartenait au feu comte Jean , demeurerait la propriété du comte Guy et de ses héritiers.

C'est ainsi que Renaud fut effectivement mis en possession, à titre d'apanage, des terres que nous venons d'énumérer. Mais Renaud mourut en 1369, et comme de son mariage avec Marguerite de Savoie il n'avait eu qu'un fils, Thomas, mort en bas âge, toutes les seigneuries qu'il avait reçues de son père retournèrent, à sa mort, au domaine du comté de Forez.

Désormais, Bellegarde ne fut plus que le siège d'une châtellenie, où fut installé un capitaine châtelain, dont la principale fonction était de rendre la justice de première instance, mais qui était chargé, en outre, de la défense du château et de percevoir les revenus du domaine particulier du comte.

C'est ainsi qu'en 1394, nous voyons Artaud de Boisvair, écuyer, nommé châtelain et capitaine des châteaux et châtellenies de Sury-le-Bois et de Bellegarde au lieu et place d'Etienne Burcadel.

A côté de ce fonctionnaire existait aussi un prévôt, chargé de pourvoir aux travaux de réparation et d'entretien des châteaux de la châtellenie, et de recueillir les redevances de toute nature, dues aux comtes de Forez : cens, abenevis, amendes, droits de péage, leyde, dîmes, tailles, etc., payés par les vassaux et les censitaires.

On conserve encore, aux archives de la Loire, les comptes rendus par quelques-uns de ces prévôts et notamment par André Valançon et Grégoire Clavel, prévôts de Bellegarde de 1383 à 1403. Nous apprenons ainsi qu'il fut fait des réparations pour une somme de deux francs, au donjon de Bellegarde, en janvier 1383.

Cette somme peut nous paraître bien minime ; mais nous trouvons dans le même document des renseignements très précieux sur la valeur comparative des monnaies de cette époque avec celles de nos jours. Ainsi, dans une période de 20 années (1383-14o3), nous voyons que le prix du seigle varia de 16 à 22 sous le sestier (le sestier forézien représentant une contenance de 16 bichets, c'est à dire de 530 litres environ), et celui du vin de 6 sous 3 deniers à 7 sous 6 deniers l'ânée (une ânée de vin représentant 1 hectolitre environ). A la même époque, un agneau valait 2 sous 6 deniers, un lièvre 2 sous, un lapin 2 sous, une poule 12 deniers, la peau d'un cheval 2 sous 6 deniers, une serrure en fer et sa clé 5 sous.

Ces chiffres nous permettent aussi d'apprécier l'importance de certains impôts assez fréquemment perçus à cette époque. Dans une contribution de 1.000 francs imposée; par feux, dans la province du Forez, au mois d'août 1387, pour tenir gens d'armes et chevaucheurs, chargés de résister aux ennemis, qui souvent venoient audit pays de Forez, les hommes de Bellegarde sont taxés à la somme de 10 francs, ce qui représente bien tout au moins 3oo francs de la monnaie actuelle.

Aucun autre fait intéressant n'est à signaler dans cette longue période, pendant laquelle Bellegarde fut confondu avec les autres possessions des comtes de Forez, et ce n'est que plus d'un siècle après que le nom de cette seigneurie reparaît dans nos annales, au moment où Anne de France et le connétable de Bourbon, son gendre, vendent la terre et seigneurie de Bellegarde à messire Guillaume de Bron, chevalier, seigneur de la Liègue, pour le prix de 4.000 livres. Cette vente, qui porte la date du 2 Septembre 1521, fut ratifiée par madame la connétable, Suzanne de Bourbon, le 2 Octobre suivant.

Désormais l'histoire de ce fief va se confondre avec celle des familles qui l'ont possédé jusqu'à nos jours.


Source:

- Les vieux Châteaux du Forez. Bellegarde et la Liègue. Étude historique, par M. A. Vachez,.... 1882 sur Gallica.

Posté le 19-01-2016 20:05 par Jimre

Saint Victor sur Loire

Les pierres à bassin creusées artificielles au hameau de Condamine et les murets de pierre sèche du plateau de la Danse attestent d'une occupation ancienne des lieux. Le village domine la vallée encaissée de la Loire et offre un beau point de vue sur Chambles et Essalois, de l'autre coté du fleuve.

Une route permettait de relier Lyon à saint Victor sur Loire par Tarare et Francheville.

La première mention écrite du lieu remonte au XIe siècle et concerne l'église romane Saint-Victor, donnée par l'archevêque de Lyon Hugues de Die à l'abbaye de Conques-en-Rouergue vers 1097-1106 et restituée vers 1121-1125.

Le village et la châtellenie de Saint-Victor sont mentionnés, en 1173 dans la "permutatio" réalisée lors de la séparation des comtés du Lyonnais et du Forez. Suite à cet acte, Saint-Victor fit partie d'une enclave, dans les terres de Guy II, directement dépendante du chapitre de Lyon, aux confins du Jarez et du Forez, qui comprenait Saint-Victor-sur-Loire, Saint-Genest-Lerpt et Villars. Cette enclave est finalement rendue au Forez en 1278.

Au XIIIe siècle, le "Chastel de Saint-Victor sur Loire" décrit l'ensemble du bourg fortifié avec son château et ses remparts, dominant les vallées de la Loire et du Lizeron.

Pendant la guerre de Cent Ans le village se fortifia autour de son château.

En 1564 fut dressé le procès-verbal de l'état des biens appartenant au Roi situés sur le territoire de la Seigneurie de Saint-Victor et aussi pour examiner les droits, revenus, fiefs et "commodités" dont ladite Seigneurie jouissait. Cet état des biens du Roi nous éclaire sur la configuration du village et son importance.

"Le lieu de Saint-Victor consiste en un chasteau clos, de murailles garni de deux tours, l'une d'un côté de vent, l'autre de bize sans couverture, l'une desquelles sert de prison ; le chastel est environné de fossés, et il y a un petit pont de pierre pour entrer au dit chasteau, dans lequel il y a une maison découverte où il n'y a que peu de traversiers à l'haut étage et une cheminée tendante à ruyne et une petite tour carrée ouverte, joignant à ladite maison qui ne sert de rien et auquel chasteau y a deux portes ou entrées ;

Et dans le dit chasteau y a dix-neuf maisons, sans en icelles comprendre la maison du prieur du chastellet, la maison du curé dudit lieu et la maison de la confrérie du Saint-Esprit qui ne sont point habités ; et, quand aux dix-neuf sont habitées partyes de prestres, notaires et privés, gens affaneurs et vignerons qui gagnent leur vie de jour à l'autre... Y a faux-bourg consistant en vingt et un feus ... qui sont tous laboureurs et vignerons ...

Il y a quelques petits vignobles où ils cueillent vin blanc et clairet...

Un Terrier de 1337 (Archives de la Loire) décrit aussi le bourg fortifié de Saint-Victor : fermé en ses murs, au détour d'au moins une "charreire" une ou deux douzaines de maisons, et entre elles, l'église et une petite place, le cimetière, la maison de la confrérie, la maison du Comte du Forez."

La fortification flanquée de deux tours, l'une côté vent, l'autre côté bise, demeure seigneuriale au XVIème et XVIIème siècle avec la famille De Nérestang et autres propriétaires, puis prison en des temps difficiles. Le château fût acquis au XIXème siècle par les Religieuses Saint Joseph qui en firent une institution pour jeunes filles.

De nos jours, les fortifications n'existent plus mais le château est toujours présent.

Avec le départ des religieuses en 1960, l'Association des amis de Saint-Victor s'en rend acquéreur en 1968, puis le cède en 1970 à la Ville de Saint-Etienne qui le restaure et laisse à l'Association le soin de le gérer.

Avec ses chambres, son restaurant, ses salles de réunion et d'exposition, ses jardins, son théâtre, il est aujourd'hui un haut lieu culturel, un lieu d'accueil, de rencontres et de séminaires.

Sources:
-site du château de Saint Victor sur Loire
-Wikipedia

Photos:
- Jimre(2012)

Posté le 16-02-2015 08:43 par Jimre

Pelussin

Château de Virieu ou de Pelussin

Pélussin est un véritable balcon, tourné vers la vallée du Rhône. 

Capitale de la pomme du Pilat, elle présente depuis son belvédère un panorama unique.

A l'époque celtique, deux peuples celtiques se partageaient le Pilat : les Ségusiaves et les Allobroges. Ils ont laissé le nom de Pilat qui veut dire, en celte, montagne large ("pi" : montagne et "lat" : large).

Le positionnement stratégique de Pélussin dans les hauteurs de la vallée du Rhône intéressa très vite les Romains déjà fixés sur Vienne. De l’époque romaine, le Pilat hérite aussi de la culture des pruniers, des châtaigniers, des pêchers et des cerisiers.

Une légende indique que Pilate banni, exilé à Vienne serait venu dans le Pilat pour y mourir. Une autre belle légende rapporte aussi que les chrétiens de Lyon, persécutés à partir de 177, emportant avec eux une statue de la Vierge, sont venus se réfugier dans une grotte et plus précisément à Pulicinus ultra Rhodanum, Pélussin. Ce serait l’origine de Notre Dame Soubs-Terre et de Pélussin. L’église de Vienne instaure un prieuré sur ce site qui devient un centre de pèlerinage.

Des pièces de monnaie, des objets en grès, une voie romaine, témoignent d’une présence importante. Surtout la "Villa Viriaca" appartenant à une riche famille, Virius de Vienne. Elle deviendra plus tard le "castrum Viriacum", château fort de Virieu au Moyen Age.

Depuis des temps immémoriaux, toutes les invasions (ou les migrations) suivent la vallée. Chaque fois les riverains du Rhône fuient et se cachent dans les montagnes. Ils nous ont laissé, entre autres, les enceintes du château Bélise et des Trois Dents.

L'histoire écrite du Pilat autour de l’An Mil est surtout ecclésiastique avec trois fondations religieuses:

- le prieuré de Saint-Sauveur-en-Rue fondé en 1061 par Artaud d'Argental et consacré en 1100 par Gui de Bourgogne, archevêque de Vienne et futur pape Calixte II.

- l'abbaye de Valbenoîte, à Saint-Étienne, en 1184, par la volonté de Benoîte de la Valette et par essaimage de l'abbaye cistercienne de Bonnevaux en Dauphiné.

- et, en 1280, fondation de la chartreuse de Sainte-Croix en Pilat par Béatrix de la Tour en souvenir de son mari Guillaume de Roussillon mort en croisade à Saint-Jean-d'Acre.( Voir article sur Riverie)

Le château de Pellussin, lui est connu depuis 1173. Il était constitué d'un corps de logis flanqué de deux tours rondes. Il servait de sentinelle avancée chargée de garder les communications de Saint-Chamond avec le Rhône. Jean de Fay fait reconstruire la maison seigneuriale qu'il transforme en demeure de plaisance (fin 16e ou début 17e siècle), et remet le château en état de défense. La tour sud-ouest a été transformée en "donjon" néo-médiéval à la fin du 19e siècle par Alexandre Jullien.

La chapelle Saint-Georges de Virieu se trouve juste à côté.

Par la suite, le Pilat et la Savoie voient leur histoire se confondre au gré des alliances et des mariages. 

D’ailleurs, ces deux régions se disputent le lieu de naissance de Pierre de Tarentaise. Longtemps considéré comme originaire de la vallée de la Tarentaise, dans le comté de Savoie, on pense aujourd’hui que Pierre de Tarentaise n’est pas savoyard. Il serait plutôt né à Tarentaise en Bourgogne ou alors à Tarentaise en Bas-Forez. Pierre de Tarentaise serait donc né vers 1224 à Tarentaise à côté du Bessat. Il rejoignit l'ordre dominicain à l'âge de 16 ans. Il étudia la théologie au collège de Sorbonne, où il devint ensuite professeur. Sa renommée était telle qu'il gagna le titre de « doctor famosissimus » (« le plus célèbre des docteurs »). Après avoir occupé le poste de provincial, Pierre de Tarentaise fut nommé par le pape Grégoire X archevêque de Lyon et donc primat des Gaules, en 1272. En 1273, Pierre de Tarentaise fut promu au rang de cardinal-évêque d'Ostie. Il joua un rôle majeur au deuxième concile de Lyon et prononça l'oraison funèbre de saint Bonaventure. Il officie, en 1274, à la cérémonie de baptême des membres de l'ambassade du khan mongol (ilkhan) Abaqa. Le 21 janvier 1276, après la mort de Grégoire X, Pierre de Tarentaise fut élu pape et il prit le nom d'Innocent V. Il mourut cinq mois plus tard en Italie Arezzo en 1276.

En 1324, Malleval connaît son heure de gloire avec le mariage de Renaud de Forez et de Marguerite de Savoie. Celui-ci, fils cadet de Jean de Forez, se destinait d'abord à la prêtrise mais cet état ne lui permettant pas d'assouvir ses ambitions, il renonça à l'état ecclésiastique pour pouvoir d'abord se marier et ensuite jouir de la dot de sa femme. Devenu riche, il n'eut de cesse d'agrandir son domaine par l'achat des paroisses de Chavanay et de Pélussin et d'embellir son château et sa ville de Malleval qui comporta à son apogée jusqu'à 300 maisons.

Malheureusement, cette période fut de courte durée : Renaud ne laissa pas d'héritier et devint fou après avoir été fait prisonnier à la bataille de Brignais. En 1361 cette bataille opposa les troupes royales aux Tard-Venus, bande de brigands qui écumait le royaume de France à la fin de la guerre de Cent Ans (voir également articles sur St Cyr au Mont d’Or et Anse)). De fait, la capitale du Forez-viennois fut transférée à Bourg-Argental.

Les guerres de religion laissèrent de nombreuses traces dans le Pilat, qui avait le triste privilège de se trouver à une « frontière » religieuse avec, au sud, les protestants d'Annonay et, au nord, à Lyon et Vienne, les catholiques.

Parmi toutes les batailles et trahisons de cette période, on retiendra le nom de la bataille du Bessat qui, en 1572, opposa les deux camps et, surtout, la fin de Malleval qui dut son malheur à Jean de Fay, seigneur de Virieu.

Dans un premier temps, Jean de Fay, catholique, combattit la réforme en Languedoc. Puis, devenu protestant, au moment des désordres créés par la guerre, il écuma la région du Pilat avec ses troupes à partir de Malleval. Pour mettre fin à tous ces pillages, en 1574, Christophe de Saint-Chamond, gouverneur du Vivarais, démantela maisons, murailles et le château de Malleval sur ordre royal, puis dut s'incliner à la suite du compromis signé le 25 avril 1574 au château de la Condamine entre les catholiques, Jean de Fay, mandaté par le roi Henry III et la ville protestante d'Annonay. Le roi nomma alors André de Harenc, protestant et seigneur du château de la Condamine, qui avait épousé six semaines plus tôt la fille de Jean de Fay, commandant chargé des places du château de Virieu et Annonay.

À la même époque, l'industrie de la soie s'installait dans le Pilat par le biais de soyeux italiens protégés des seigneurs de Tournon et Virieu. Avec  tout d’abord Antoine Gayotti dont la famille avait des moulins à Bologne dès le milieu du XVe siècle, et qui s'installa dans le piémont italien, puis en 1536 à La Valla-en-Gier, aux sources du Gier, et enfin à Saint-Chamond. Gayotti était sous la protection de Just de Tournon, baron de Tournon, comte de Roussillon et bailli du Vivarais.

La famille de Tournon, avec les Balazuc et les Roussillon, partageait le sceptre féodal du Vivarais, et créa la ville d'Annonay ainsi qu'une université à Tournon.

Gayotti fut suivi par ses compatriotes Pierre Benay et Horace Benay en 1572. Pierre Benay, émigré bolonais fuyant (dit-on) les persécutions de la Saint-Barthélemy, vint se cacher à Virieu pour bénéficier de la protection du château de Virieu qui avait été reconstruit par Jean de Fay, revenu à la religion catholique, dans un souci d'apaisement et le but de permettre le retour à une vie pacifique dans cette région où vivaient beaucoup d'artisans.  La famille Benay amena avec elle un nouveau moulin à tordre la soie.  Ce fut l’origine d’une grande aventure industrielle. Le moulinage allait rayonner pendant deux siècles sur toute la région. 

Les marchands soyeux lyonnais, séduits par la qualité du travail des mouliniers pélussinois, s’intéressèrent à cette région, achetèrent nombre de petits domaines et créèrent à leur tour des fabriques assurant du travail aux femmes et aux filles des petits agriculteurs. 

Jean de Fay peut ainsi protéger l'émigré bolonais et l'autorisa à exercer son industrie de la filature de la soie, grâce à une concession, épisode raconté dans les annales de la Société d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres du département de la Loire. À partir de la fin du siècle, encouragé par Olivier de Serres, Henry IV pousse à la plantation de quatre millions de mûriers en France.

Cette famille Benay continua un siècle plus tard à apporter ses innovations de Bologne car, en 1669, Pierre Benay installait dans la région à Chomérac un moulin à soie plus perfectionné, à la demande du conseil municipal de Lyon, et avec l'assentiment de Colbert, mais plus guère de soutien une fois que celui-ci entrera en disgrâce. Ce fut alors la famille de Jean-Deydier, né en 1607 et installé dans la région, qui va développer une des premières industries de la soie "mécanisée", et utilisera en 1751 les travaux de Vaucanson pour installer à Aubenas et Privas, toujours en Ardèche, une "manufacture" royale importante, qui emploiera 2 000 personnes en 1830, après le retour au calme qui a suivi les guerres napoléoniennes

A la fin du premier millénaire, les grands et puissants seigneurs du Jarez, conscients que l’avenir était aux grandes voies commerciales, s’installèrent à Virieu pour contrôler le passage qui relie le grand axe rhodanien à la voie navigable de la Loire. Après, les seigneurs du Jarez, les familles de Varey, de Fay, de l’Estang, de Grolée, de Senozan, de Tallayrand-Périgord furent successivement seigneurs de Pélussin, avant que la comtesse de Noailles, dernière héritière des domaines, ne les cède à un marchand de biens en 1813.

En 1793, lors de leur création, les nouveaux départements de l’Ardèche, du Rhône et de la Loire se disputèrent la région de Pélussin. Ce canton, devait par la suite, être rattaché au nouveau département de la Loire.

En 1840, 2000 personnes travaillaient aux moulinages de soie et on comptait 16000 mûriers. 

Depuis la guerre, le travail de la soie déclinant, en 1983, un jeune ingénieur laitier dauphinois, Jean-Claude Guilloteau, inventeur d'un nouveau procédé de fabrication du fromage, choisit Pélussin pour installer la fabrication de son "Pavé d'Affinois'''

Sources:

- pilat-patrimoines.fr

- vexil.prov.free.fr

- Wikipedia

- pelussin.fr

- loire.fr

- regardsdupilat.free.fr


Photos:

-Jimre (2014)


Posté le 01-02-2015 11:50 par Jimre

Cleppé

Le château de Cleppé a été représenté en 1450 sur une gravure de Guillaume Revel. En 1452, Charles VII, roi de France,  séjourna au château pour signer un important traité avec le Duc de Savoie. La forteresse devint la résidence favorite de la comtesse Jeanne de Bourbon et de sa fille Anne Dauphine. Alors commença pour le château et son village une ère de prospérité et de plaisir. Les hautes tours qu s’élançaient du château de Cleppé et dominaient les bords de la Loire devinrent le rendez-vous d’une petite cour. On peut juger de l’importance, de l’animation et de la prospérité que procurait la maison de la duchesse Anne grâce à un registre précieux conservé aux archives départementales de la Loire.

En 1667, le démantèlement du château fut ordonné et peu à peu, le village s’endormit.

De cet ancien « Versailles » des comtes du Forez ne subsiste que la tour restaurée, devenue belvédère, d’où l’on peut admirer la plaine du Forez et les monts alentours. 


Source:

-Panneau à l'entrée de la tour


Photos:

-Jimre(2014)

Posté le 12-01-2015 11:32 par Jimre

Bellegarde en Forez

Lors de la fondation du prieuré dépendant de l'abbaye de St Martin d'Ainay à Lyon, vers 800 à 900, le village construit autour de ce prieuré portait le nom de "Farges" et l'ancienne église romane édifiée au XIIe siècle était placée sous le vocable de Notre Dame de Bellegarde.

Au XIIIe siècle, la ville de BelleGarde était fortifiée. Une garnison était chargée de surveiller le défilé et de faire payer le droit de passage.

Ce n'est qu'au XIVe ou XVe siècle que la commune ou plutôt la paroisse toute entière prit le nom de Bellegarde, du nom du château féodal et du petit village qui se trouvait à l'intérieur de la forteresse, construite entre 1000 et 1100 (parce que c'était une belle garde).

Ensuite, il y eut un transfert de nom. Les maisons situées sur la Route Nationale (à l'époque Route Royale construite en 1780) et qui ont presque toutes été bâties après 1800 prirent le nom de "La Farge" et les habitations situées autour de l'église devinrent "Le Bourg".

En 1903, pour éviter des retards à l'acheminement du courrier postal et des confusions avec Bellegarde (Loiret), la municipalité demande à la Préfecture que Bellegarde porte à l'avenir le nom de Bellegarde-en-Forez, ce qui est accepté et officialisé par un décret en date du 20 novembre 1903 signé par le Président de la République, Emile Loubet et le Président du Conseil, Emile Combes.

 

Blason :

D'or à la fasce ondée entée de sable.


Sources:

- Site de la Mairie de Bellegarde en Forez

- Geneawiki


Photos:

-Jimre(2013)

Posté le 19-06-2013 22:26 par Jimre

Essalois

Le château d’Essalois se dresse sur un lieu qui constitue un point stratégique naturellement fortifié et habité par des hommes depuis des temps immémoriaux.

L’oppidum gaulois (occupé par les Ségusiaves de -170 à -25) très important s’étendait à 500 mètres en arrière du château au lieu-dit « le palais ». Il en subsiste des murailles noyées par les genêts. La mise au jour d’amphores et de pièces de monnaie au cours des fouilles archéologiques menées par M. Preynat ont révélé l’existence d’échanges commerciaux importants (vin) avec l’Italie, antérieurs à l’occupation romaine.

Au Moyen-Âge, il s'agit d'un donjon accessible par une échelle extérieure à une porte haute conservée en partie au premier étage. La forteresse formait alors avec les donjons de Chambles et de Grangent un véritable dispositif militaire de défense des Gorges de la Loire.

Les documents les plus anciens faisant mention du château sont du XIVe siècle. Le puy d’Essalois (Podium deysaluym, Mons deysaluym, puis Suc du Pré) est cité dans les chartes à partir de 1337.

En 1378, Arthaud de Villedieu rend hommage au comte du Forez pour la maison et la tour d’Essalois qui surveillait la Loire.

Jusqu’à ce jour, les vestiges de cette construction primitive n’ont pu être identifiés.

En 1464 la tour d’Essalois appartenait à Beraud de la Bâtie.La deuxième tour ronde aurait été rajoutée au XVème siècle à la suite d'un premier bâtiment rectangulaire. 

Le château tel qu’il parait actuellement fut construit en grande partie en 1580 par Léonard de Bertrand, Seigneur d’Essalois et maître des eaux et forêts à Montbrison. En 1590, le château a été pillé par une troupe de ligueurs commandés par Honoré d’Urfé.

La seigneurie qui s’étendait sur Chambles, Périgneux, Saint-Marcellin et Saint-Rambert passa au XVIIe siècle aux seigneurs de Sury-le-Comtal, les De la Veuhe puis par eux aux Sourdis.

En 1671, Catherine d’Entraigues, veuve de Pierre de Sourdis vendit la seigneurie aux moines Camaldules du Val Jésus. Les Camaldules vendirent le château et la seigneurie d'Essalois à Thomas Gonyn de Lurieu, avocat au parlement et au présidial de Lyon, juge des domaines du prieuré de Saint Rambert en Forez. Celui-ci les conserva de 1690 à 1703. Cette année-là, les Camaldules, pour qui la pêche du saumon constituait une ressource appréciée, en firent reprise et les conservèrent jusqu'à la Révolution. Le château est  alors vendu comme bien national  à Pierre Thiollière de la Réardière, il passe ensuite successivement à plusieurs propriétaires.

Un inventaire réalisé en 1791 indique alors d’un vieux château fort, consistant en deux tours rondes et corps de bâtiment abritant le granger, les bâtiments d’exploitation, les écuries et tout autour des bois, forêts, prés, rochers, bruyères, d’environ 718 métairies. Cet inventaire de 1791 et la lecture des plans du relevé permettent de distinguer du moins dans les superstructures deux parties dont la plus ancienne est manifestement la moitié sud qui comporte les deux tours rondes.

Le château est en ruine quand il est acheté vers la fin du XIXe siècle par Hippolyte Sauzéa, marchand à Saint-Étienne. Des créneaux soulignés de briques sont construits au sommet des tours ainsi que des génoises. Un toit à double pente vient coiffer l'édifice. A sa mort, le château est légué à la Congrégation des Sœurs Saint Joseph de Saint Etienne et reste à l'abandon durant près de 100 ans. Les façades Est et Ouest portent des signes évidents (joint verticaux, reprise de maçonnerie) qui permettent de délimiter les deux campagnes de restauration. Les ouvrages en brique, corniche en génoise, arcatures et piédroits de créneaux sont les marques du XIXe siècle.

En 1976, le Syndicat Mixte d’Aménagement des gorges de la Loire (sept communes riveraines du lac de Grangent) et le département de la Loire acquièrent le château d’Essalois. Un important chantier de restauration se poursuit depuis 1983 sous la direction de M. Gilles Michelou, avec l’aide de M. Lazar, architecte des Bâtiments de France.  

L’étape la plus récente fut la construction du toit terrasse permettant de profiter du formidable panorama qu'offre le château.

L’ensemble du château d’Essalois a fière allure et constitue par son volume et sa position, l’un des points forts du paysage des Gorges de la Loire. Il symbolise l’action du syndicat Mixte d’aménagement des Gorges de la Loire.

Il se visite librement, sa tour offrant une vue splendide sur le paysage. 


Sources:

-  Site saint-etiennetourisme.com

- Wikipedia


Photos:

- Jimre(2011)


Posté le 12-05-2013 21:03 par Jimre

Montrond les Bains


C’est vers 1435 qu’apparaît pour la première fois la forme française du nom de notre ville : « Mont Rond », en référence à la butte d’origine volcanique, seul point élevé de la plaine sur la rive droite de la Loire, particulièrement bien placé, sur laquelle une première tour de surveillance, ancêtre du château féodal, fut élevée vraisemblablement vers la fin du XIe siècle. 

L’histoire de Montrond fut dès lors très liée à celle du château médiéval qui contrôlait le passage à gué du fleuve Loire entre Auvergne, Bourgogne, Velay et autres contrées.

Dès le XIIe siècle, la citation « castrum montis rondunti » atteste la présence d’une fortification qui fut édifiée par les Comtes du Forez pour assurer la sécurité de la région, après le partage des terres du Forez et du Lyonnais ou « permutatio», en 1173.


C'est Jean 1er, Comte du Forez, qui, voulant étendre son influence sur le Roannais, échangea, en 1302, le mandement de Montrond avec Artaud de Saint-Germain, contre la moitié de son mandement de Saint-Germain-Laval avec l'autorisation d'élever un château fort à une ou plusieurs tours. Artaud III entreprit la construction du château féodal, parachevée par ses descendants. En 1510, Artaud IX reçut en héritage de son oncle, le domaine d'Apchon en Auvergne, dans le Cantal, près de Riom-ès-Montagne, à la condition de prendre le nom et les armes de cette famille. Montrond hérita ainsi du " blason d'or semé des fleurs de lys d'azur". 

Agrandi par ses descendants, il trouvera sa structure définitive à la Renaissance où l’austère forteresse fut transformée en un fabuleux château, lieu de réjouissances et fêtes grandioses. Ce sont les alliances successives avec de riches familles qui firent la fortune des seigneurs de Montrond.En 1523, Arthaud IX se marie avec Marguerite d’Albon. Elle était la fille de Jean d'Albon, gouverneur du Lyonnais et proche de François Ier, et la soeur de Jacques, l'illustre Maréchal de Saint-André. La seigneurie de Montrond atteind alors l’apogée de sa renommée, ce qui permet au seigneur de Montrond de transformer son austère forteresse féodale en une belle demeure au goût de la Renaissance.

Très impliqués dans les guerres de religion, c’est leur fidélité au pouvoir royal qui permit aux descendants d’Arthaud IX de conserver intact leur château. Malgré tout, en 1562, au cours des guerres de religion, Montrond eut à subir le pillage des soldats du Baron des Adrets tout comme Montbrison, non loin de là et son cruel épisode des "défenestrés de Montbrison".

La famille quitta Montrond en 1730 pour s’établir près de Paris. 

Jusqu’à la révolution, le village de Meylieu-Montrond vécut à l’ombre de cette forteresse à la fois dominatrice et protectrice. Le dernier marquis, Antoine-Claude, fut guillotiné en avril 1793 à Paris. 

En septembre de la même année, son château de Montrond sera incendié par un détachement de soldats révolutionnaires sur un ordre du Commissaire de la République Claude Javogues, originaire de Bellegarde en Forez.

La maison des Apchon-Montrond s’éteignit en 1807 avec la mort sans descendance de l’unique fille.

Tombant en ruines, le château fut vendu en 1828 à un particulier qui en fit une carrière de pierres. Laissé pendant un siècle et demi à l’abandon, il fut sauvé par « l’Association des Amis du Château » fondée en 1969, qui commença des travaux de consolidation et d’aménagement du site pour sauver la forteresse d’un oubli définitif,.

La ville est depuis 1984 propriétaire du château (monument aujourd’hui répertorié)et ,forte du succès de la relance du thermalisme, la ville a souhaité développer son potentiel touristique. Elle réalise chaque année des travaux de consolidation, de mise en sécurité et de restauration du Château et des Églises.


Sources:

Site de la commune de Montrond

- Site des Amis du Château de Montrond les Bains.

- Wikipedia

Photos:

- Jimre(2009)

Posté le 12-05-2013 19:35 par Jimre

Marcilly le Chatel

Si l’histoire souvent racontée d’un chef romain Marcellus Marcus qui aurait donné son nom à Marcilly et à Marcoux n’est pas certaine, il faut bien reconnaître que plusieurs trouvailles (médailles - pièces - tuiles) antiques laissent à penser que les romains occupaient bien le site de Marcilly et auraient été précédés par d’autres occupants dès l’âge de fer (sépulture de Puy Granet).

Le château est connu dès 1010. Il appartient au comte du Forez et sert à surveiller son ennemi le sire de Couzan.

Le Château Sainte-Anne, château médiéval du XIIe siècle est situé au sommet d'un volcan.

Pendant la guerre de Cent Ans, Marcilly est un point fort du Forez.

Richelieu fait démanteler le château. L’espace est concédé à la famille de Saint-Hilaire qui se fait bâtir une demeure au pied des ruines (ce qui est aujourd’hui l’auberge de la Césarde).

Les ruines de la forteresse sont vendues par les Talaru aux Chassain en 1645. Elles ont échu à Hippolyte de Sauzéa-Monteilles qui entreprend une reconstruction contestée de 1873 à 1884. Celui-ci, souhaitant reconstruire le château avait sans doute surestimé ses ressources et n’a pu mener son projet à son terme. Légué aux Hospices civils de St Etienne, il est ensuite vendu à la famille Brun. En 1968, la S.C.I Ste Anne devient propriétaire du site (46 porteurs de parts) et contribue à sa sauvegarde avec l’Association ADAMAS

Il est loué à la Volerie du Forez depuis 1987.

De Pavé en Châtel :

Marcilly-le-Châtel perd son titre noble à la révolution et devient Marcilly-le-Pavé (nom du quartier bas traversé par l’ancienne voie).

Après bien des démarches administratives, le village reprend son nom le 14 février 1968.


Sources:

- Site officiel de Marcilly

- Wikipedia

Photos:

- Jimre(2009)

Posté le 12-05-2013 18:13 par Jimre

La Roche

A l'origine ancré sur un piton rocheux depuis le XIIIe siècle,le château fut édifié à 40 m au dessus du cours de la Loire et Aujourd'hui, il se retrouve entouré par les eaux de la Loire, suite à la mise en service en 1983 du barrage de Villerest. C'est la mobilisation des riverains qui sauvera le château.

Ce qui fait que Château de la Roche est devenu le monument emblématique des Gorges de la Loire, par sa situation improbable en surplomb du fleuve.

C'est à de modestes vassaux des comte de Forez, la première lignée des sires de la Roche, que l'on doit l'édification, entre 1256 et 1291, de la maison forte constituant le noyau actuel du château.

Le château a abrité de nombreuses familles qui s'en sont servi comme poste de guet, point de péage féodal ou comme résidence d'été jusqu'au début du XXe siècle.

Après sa sauvegarde, L'"Association des Amis de la Roche" est crée en 1992 et le château devient en 1993 la propriété de la commune de Saint Priest la Roche pour le franc symbolique.


Sources:

- Site du château

- Le Roannais.com


Photos:

- Jimre(2010)



Posté le 12-05-2013 17:49 par Jimre

Saint Marcel de Felines

Historique:

La Seigneurie de Saint-Marcel fut possédée à l’origine par une famille qui avait pris le nom de son fief. Saint-Marcel fut d’abord une « maison forte » qui devait exister vers la fin du XIe siècle. En effet, on retrouve Gaston et Albert de Saint-Marcel figurant dans un acte de 1095.

Le nom de cette famille a dû s’éteindre vers le milieu du XIIIe siècle, mais une fille Heliotte épousa Etienne Guerric et Saint-Marcel, passant par des femmes ou des neveux, resta pratiquement dans la même famille jusqu’en 1865, date à laquelle le château fut acheté par le Baron Piston, ancêtre de l’ancienne propriétaire, la comtesse Henriette Laurent des Garets (qui fût maire de Saint Marcel de 1952 à 1977). C’est sa nièce, Marie Ange HURSTEL, née Le Moyne de Martigny, qui reprend le château à sa mort en 1988.

La continuité des différents propriétaires est une des raisons de la conservation de ce château au cours des âges, où diverses générations, grâce à de riches alliances, ont apporté d’heureuses transformations et embellissements, surtout sous la Renaissance. De grands travaux extérieurs et intérieurs furent exécutés de 1580 à 1690 par les Talaru, seigneurs de Chalmazel. Depuis cette date, le château ne subit pas de modifications sensibles et seuls des travaux d’entretien l’ont maintenu dans l’état où il se trouve actuellement.

Le château:

Le château de Saint-Marcel n’eut jamais l’importance des grandes forteresses foréziennes et sa seigneurie ne comprenait que la basse justice, 100 hommes d’armes, dit-on, assuraient sa défense. Ainsi qu’on peut le voir de l’extérieur, c’est un édifice carré flanqué de tours cylindriques à 3 de ses angles et des restes du donjon au 4e angle (côté couchant).Le donjon fut démantelé vers 1396 par les « Grandes compagnies » appelées aussi « les Anglais » qui ravagèrent le passage et s’emparèrent du château. Le château est entouré de fossés secs qu’on franchissait autrefois sur un pont-levis se rabattant sur la porte d’entrée cloutée qui porte la date 1587.


Ce château, avec cinq siècles de décor et d’ameublements intacts font la richesse et la renommée de Saint Marcel sur le plan Patrimonial.

Classé Monument Historique depuis 1961, ce château peut être visité (voir site du château et de la Mairie ci-dessous)
 

Sources:

- Site de la Mairie de Saint Marcel de Felines

- Site du château

- Wikipedia

Photos:

- Jimre(2009)

Posté le 12-05-2013 17:15 par Jimre

Saint Cyr de Valorges

Textes repris sur les sites indiqués dans les Sources:

Saint Cyr est la forme populaire de Cyricus,prénom porté par deux martyrs du 4ème siècle,l'un en Sicile et l'autre en Piémont.C'est à partir du 14ème siècle vers 1332 qu'apparaît "De Valorges", probablement pour éviter la confusion avec d'autres Saint Cyr. Le nom Valorges a probablement été choisi du fait de la culture de l'orge prospère en ces temps là dans le val large et spacieux qui descent du Pin Bouchain. depuis les orthographes ont varié( Sanctus Ciricius de Valorgia, Saint Cir de valorges)et c'est durant la révolution en 1789 qu'apparaît sur l'almanach de Lyon Saint Cyr de Valorges.

A l'époque érigé en un coin sauvage où abondait l'aubépine spina d'où le nom de l'Espinasse.

Il possède un donjon carré du XIe siècle de 22 mètres de haut, une tour ronde du XIVe ou XVe siècle, et deux corps de bâtiment autour d'une cour. Le corps de logis a été remanié au XVIIe siècle. Il a été utilisé comme bâtiment agricole et fortement dégradé au XXe siècle.

Cette demeure fut certainement à la fin du XIeme siècle qu'un simple mais imposant (sept mètres sur sept à l'extérieur, quatre sur quatre à l'intérieur) donjon carré fait de mur de moellons de pierres, épais de un mètre et demi a sa base, haut de largement quinze mètres reparti en quatre niveaux. Le donjon devait certainement être couronné en son sommet d’un chemin de ronde possédant une vue panoramique sur les lieux alentours. Il devait servir de tour de guet, de demeure seigneuriale, et de poste de garde il était placé stratégiquement aux frontières du Forez, du Roannais et du Lyonnais. Ce donjon possédait comme seule entrée une porte cintrée au premier étage avec une réserve au dessous sans porte ni fenêtre. Les seules ouvertures devaientt être des latrines sur corbeau au deuxième étage et trois petites fenêtres s'agrandissant au fil des étages, très petite au premier un peu plus grande au deuxième et encore un peu plus ouverte au troisième étage.
 
Plus tard, certainement au XV-XVIeme, une enceinte complète fut érigée autour du vieux donjon. Cette enceinte devait posséder de gros mur d’environ 1.20 m et faire plusieurs centaines de mètres entrecoupé de plusieurs tours rondes ainsi qu’un gros corps de logis principal autour d’une « haute » cour et certainement une basse cour si on se réfère aux us et coutumes de ce temps là. En plus du donjon, il ne reste de cette période qu'une tour d'angle laisse par les seigneurs du lieu comme témoin de leur lignée.
 
Au XVIIeme siècle, les us et coutume ayant changé, les méthode de guerre aussi la forteresse se civilisa un peu, quelques grandes fenêtres et portes entourées de « pierre jaune du Roannais » furent ouvertes sur la cour intérieure. Le donjon fut percé de nombreuses portes et de quelques fenêtres. Il fut rehaussé d'environ quatre mètres et couvert, ce qui amène le faîtage de sa toiture a quatre pans à environ vingt deux mètres du sol. Le corps de logis passe à plusieurs centaines de mètres carrés sur deux niveaux plus les combles. Il y a trois mètres et demi sous les plafonds à la française. Le château possède certainement de nombreuses dépendances, la tour circulaire gagne une toiture et perd certainement quelques mètres de hauteur devenue inutile elle perd aussi son rez-de-chaussée transformé en four a pain et cheminée.
 
Entre le XVIIIeme et le XIXeme siècle, le château perd certainement les derniers vestiges de ses fortifications, et se transforme peu à peu en corps de ferme, les dépendances restantes sont transformées en étable, grange, poulailler. Il doit simplement rester la tour ronde, d’angle de sept mètres de diamètre extérieur, le vieux donjon fissuré, le logis principal et quelques dépendances mutilées….
 
Depuis le XIXe siècle, le château devenu ferme est de plus en plus démantelé aménagé, martyrisé et adapté a son nouvel usage agricole. Puis à la Fin du XXeme les derniers propriétaires laissent cette demeure à l’abandon complet et elle se délabre de plus en plus…
 
Jusqu’en 2004 où le château est réhabilité.

Sources:

- Site de l'association de restauration : "Association de l'Espinasse" qui n'a malheureusement plus l'air d'être actif ...
- Site de la Mairie de Saint Cyr de Valorges
 

Photos:

- Jimre(2009)

Posté le 12-05-2013 16:54 par Jimre

Ressy

Situé à proximité de Saint Cyr de Valorges, le site de Ressy est un vestige perché d'un chateau des sires de Beaujeu dont la construction a débutée à la fin du XIIIe siècle. Il possédait encore en 1789 plusieurs tours .

Aujourd'hui il ne reste qu'un corps de bâtiment rénové et le donjon circulaire ruiné en cours de rénovation. Albert Ressis est le plus ancien seigneur des lieux. La famille Salamart en est pendant 5 siècles le propriétaire.


Sources:

 - Site de la Mairie de Saint Cyr de Valorges

Photos:

- Jimre(2009)

Posté le 12-05-2013 16:41 par Jimre

Châtelus

Le donjon constitue tout ce qu’il reste du château médiéval fondé par les comtes du Forez vers le XIIIe siècle. En partie conservé, il se présente aujourd’hui comme une tour à sept pans percée par de nombreuses meurtrières, haute de quatre étages qui communiquent grâce à un escalier à vis placé dans un des angles de la tour.

Au pied de cette tour, le château de plan quadrangulaire, avec un toit à mansardes, a été édifié au XVIIe siècle et remanié au XIXe siècle. Il se dresse au sein d’un petit parc à la française. Le château est protégé au titre des Monuments Historiques.

Source: panneau situé près du château

Posté le 09-04-2013 20:38 par Jimre

Chevrieres

Le château féodal fut érigé vers 1198 et il ne reste plus de cette époque que les épaisses assises situées à plus de cent mètres du château actuel. Détruit en partie par les troupes du Duc de Bourbon en 1465, le château est reconstruit vers 1524 par Louis Mitte II.

De cette époque, il ne reste que trois tours féodales et de belles portes Renaissance en particulier la porte monumentale encadrée de hautes colonnes à chapiteaux. La porte extérieure du château permet de relier la place du village aux jardins ; la porte latérale fait communiquer le château avec l’église. Les meurtrières qui accompagnent la grande porte d’entrée doivent être un reste d’une porte plus ancienne et du pont-levis qui la protégeait.

En 1860, Elysée Neyrand fait construire un manoir, adossé à l’ancien château.

L’église attenante était à l’origine la chapelle oratoire du château et était déjà dédiée à Saint Maurice. La partie la plus ancienne aujourd’hui est le clocher porte qui date du XIVe, le reste du bâtiment ayant été reconstruit après la mise à sac par les troupes du Duc de Bourbon par Jean Mitte de Cuzieu. Le voutement est intéressant car il retrace l’évolution du style gothique.

Posté le 09-04-2013 20:36 par Jimre

Donzy

Le village de Salt en Donzy, situé non loin de Feurs, est situé au croisement de deux voies romaines, il est probable que celui-ci ait été construit à l’emplacement d’un ancien temple romain. Fondé en 1018 par les Calvus, seigneurs de Salt, il dépendait de l’abbaye bénédictine de Savigny dans le Rhône.

A deux kilomètres du village on trouve les ruines du château de Donzy qui est un des plus anciens du Forez avec ceux de Bussy et Marcilly. On trouve sa première mention en 1021 et fut donc construit probablement aux environs de l’an mille par les seigneurs-châtelains de Salt en Donzy.

En 1167, le château passa aux mains des comtes de Forez. Les ruines imposantes qui demeurent laissent entrevoir sans aucun doute que ce château fut un des plus massif du Forez. L'influence de Donzy s'exerçait alors sur la plaine, au moins jusqu'à la Loire; mais plus tard l'édification des châteaux de Feurs et de Sury-le-Bois amputa Donzy d'une partie de son mandement et au XIIIe siècle la forteresse ne se trouvait plus plantée au centre mais aux limites méridionales de ce mandement.

Au XIVe siècle, Donzy fit partie du douaire de Jeanne de Bourbon, à la mort de son mari le comte Guy VII et à la place de son fils Jean, incapable. Durant la guerre de Cent Ans(1337-1435), sous la menace de bandes armées à la solde des Anglais elle devint la protectrice du Forez.  Le Forez, l’Auvergne et le Bourbonnais se couvrent de fortifications et ainsi une enceinte fut construite pour protéger les habitants de Donzy. La porte monumentale que l’on peut voir date de cette époque et l’accès n’est possible que lorsqu’on a franchi la Charpassonne, petite rivière qui coule au pied du château.

Un siècle plus tard, le château était en très mauvais état et le connétable Charles III de Bourbon le fit relever et renforcer ses défenses, en raison des tensions qui naissaient entre le Roi de France et l’Empereur germanique Charles Quint auquel il se rallia. Au milieu du XVe siècle, le bourg et la paroisse de Donzy comptent une vingtaine d’habitations abritées derrière de hautes murailles flanquées de tours. Quelques chevaliers et officiers, servant les comtes du Forez, y possèdent des maisons ainsi que des hommes d’armes.

 La tradition veut que ce soit dans ce château que se retira le connétable après l'accord signé à Montbrison avec l'ennemi de la France. Le château fut démoli en 1603 à la demande des habitants eux-mêmes car la place était un lieu de refuge pour les maraudeurs et restait un foyer d'insurrection. En 1709, ses restes furent vendus à la famille de la Rivière.

Le château se trouve sur une petite élévation dont l’accès n’est pas aisé et dangereux (voir les photos des vieux panneaux d’interdiction...), les murs n'ayant pas été stabilisés. En contrebas, en direction de la rivière La Charpassone, on trouve une esplanade qui ressemble fort à la basse-cour (voir définition plus bas) et les vestiges de la chapelle Saint-Alban qu’un seigneur du lieu, Arnulf, offrit aux moines du prieuré voisin. Une statue de Saint-Alban provenant de la chapelle castrale se trouve d’ailleurs encore dans l’église du village. Plus bas encore, au bord de la rivière, les nombreux pans de murs et les pierres éparses au milieu des arbres offrent un décor magnifique.


Le site est actuellement en restauration.

Sources:

- Forez-info

- Association de Salt en Donzy

- Panneaux trouvés lors de la visite


Basse-cour : (n.f.) Dans un château fort, partie inférieure de l’enceinte placée sous la surveillance du donjon. La basse-cour abrite généralement les éléments non nobles, les communs, c’est-à-dire les bâtiments de service. On parle de baile dans le vocabulaire médiéval. (D'après le site normannia.fr)

Posté le 09-04-2013 20:27 par Jimre

Saint Maurice sur Loire

Les gorges de la Loire qui se creusent dans la plaine du Forez et celle du Roannais sont resserées par des falaises rocheuses escarpées.

Celles de la rive gauche portent à une douzaine de kilomètres en amont de Roanne un petit château sur un promontoire qui domine aujourd'hui le lac d'un barrage.

Il comporte un donjon cylindrique réhabilité, enfermé dans une petite enceinte polygonale non flanquée(sans tours). Le village s'est créé au desous, du côté opposé au fleuve.

Source: "L'évolution des châteaux dans la France au Moyen-Age" par André Chatelain.

Posté le 27-01-2013 19:04 par Jimre

Couzan

Le château domine la vallée du Lignon, non loin de Boën. Depuis la plaine du Forez, on peut l'apercevoir, posé sur son rocher.

Il est composé d'un donjon carré des XIe et XIIe siècles, d'une enceinte et d'un  donjon cylindrique du XIIIe. Enfin, une enceinte du XIVe siècle flanquée de tours rondes ferme le site.

A l'intérieur de la cour, on trouve des logis construits du XIVe au XVIe siècles.


Photos:

- Jimre (2007, 2014, 2016)

Posté le 14-05-2012 20:03 par Jimre

Les Cornes d'Urfé

Le château d’Urfé dit « Les Cornes d’Urfé » est né de rivalités féodales. En effet, situé  à 927 m d’altitude, il domine trois provinces : le Forez-Roannais, le Bourbonnais et l’Auvergne.

Vers 1130, le  sire de Beaujeu donna la charge à Arnoud Raybe d’Urfé d’établir un poste de surveillance au dessus de Champoly afin de permettre de surveiller les fortifications de Saint Just en Chevalet, Cervières, Crozet et Roanne que le comte de Forez vient de faire élever afin de contrôler la région.

Les débuts sont modestes, avec l’édification d’une grosse tour isolée au sommet d’un rocher qui va permettre à la famille Raybe de tirer profit du lieu convoité par les deux seigneurs jusqu’au jour où en 1234, elle fera définitivement  soumission au comte du Forez.

Deux siècles plus tard fut construit le château que nous connaissons aujourd’hui, au nord de la Tour primitive qui deviendra le donjon. Guichard d’Urfé (1350-1418), sénéchal du Quercy et chambellan du duc d’Orléans, en fut probablement l’instigateur, avant de se faire assassiner.

Au XVe siècle, le château mesure 40 m de long sur 30 de large. Le donjon mesure 18 m de hauteur, son diamètre extérieur est de 8 m et ses murs ont 2,4 m d’épaisseur.

La branche du frère du défunt, Arnoul, continua à posséder le château. Parmi eux s’est distingué  un grand diplomate, Claude (1501-1558), auquel on doit la restauration de la Bastie d’Urfé, à Saint Etienne le Molard.

Quoique délaissée le temps passant, la forteresse fut réaménagée avec le style Renaissance par Anne d’Urfé, frère ainé d’Honoré, auteur de l’ « Astrée ». Anne y vécut sa retraite de chef provincial de la Ligue jusqu’en 1618.

Consolidé une dernière fois en 1704, le château a résisté aux intempéries jusqu’à la Révolution. Il appartenait alors à Durand Antoine de Meaux jusqu’à ce qu’il fut guillotiné à Feurs en 1793. Ses héritiers ont récupéré leur bien  après la Révolution.

Malgré cela, sans nouvelle restauration la bâtisse sera livrée aux vents et aux pillages jusqu’à ce que en 1979, sur initiative privée, l’association Loi 1901 pour la renaissance d’Urfé, membre de  l’association R.E.M.P.A.R.T., se propose de mener à bien, avec le concours de la population et sous la surveillance de l’architecte des Batiments de France, à la conservation et la restauration partielle du site inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques en Juillet 1946.

Posté le 06-06-2010 19:08 par Jimre

Histoire de Montverdun

 

Véritable table d’orientation dans la plaine du Forez entre St Etienne et Roanne, non loin de la Batie d’Urfé, situé sur un pic de basalte, cet ancien prieuré aurait dit-on servi de refuge à Porcaire, Abbé de Saint Honorat sur les Iles de Lérins, au 8ème siècle, après qu’il eut été "torturé" par les Sarrasins.

Le monsatère habillé de pierres cendrées, fut fondé au 11ème siècle par des bénédictins temporairement remplacés par des chanoines réguliers de l'ordre de St Augustin.

De 1233 jusqu'en 1700 où le dernier moine disparait, des bénédictins de La Chaise-Dieu le desservirent sur ordre de l'archevêque de Lyon, Robert d'Auvergne.

Un des novices de Montverdun deviendra célèbre : Pierre Roger de Beaufort, élu Pape en Avignon sous le nom de Clément VI au 14ème siècle.

Le Prieuré avec 20 moines, au moment de son apogée, était le plus grand monastère casadéen en Forez. Le déclin de l'ordre des Bénédictins entraîna l'abandon du Prieuré et à la Révolution, la Commune devient propriétaire des bâtiments.

Il fut restauré par l’association « Les Amis du Pic » grâce à des chantiers de jeunes et des stages nationaux dirigés par un architecte des monuments historiques.

Article rédigé avec comme source la plaquette de Montverdun et le site des Amis du Pic

 

Posté le 16-05-2010 08:51 par Jimre

Malleval

Construit sur un éperon rocheux, entre les ruisseaux de l’Epervier et du Batalon,Malleval, la « mauvaise vallée" connaît ses heures de gloire au XIVème siècle, quand Renaud, fils du comte de Forez, en devient le baron prestigieux en 1324. Agrandie par l’acquisition des seigneuries de Virieux et Chavanay, solidement fortifiée, Malleval reçoit en 1336 le siège du baillage qui rend la justice en Forez-Viennois (canton actuel de Pélussin).

Renaud de Forez souhaite faire de Malleval une ville forte, indépendante, jouissant des mêmes privilèges que Montbrison, la capitale du Forez. Gentilshommes, officiers de justice et d’administration animent cette cité qui compte alors près de trois cents maisons de pierre.

Après sa mort et, surtout, après le transfert du baillage à Bourg-Argental en 1482, l’activité de Malleval décline jusqu'à l'incendie dévastateur de I574, pendant les guerres de religion.

D'après les plaques explicatives situées près du chateau.

Posté le 08-10-2008 19:30 par Jimre