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Ruines du castellas de Malavieille.


Photos:

- Jimre (2016)

Posté le 08-03-2017 14:51 par Jimre

Montlaur

Sur la commune de Montaud, à vingt kms au nord-est de Montpellier, le château de Montlaur s’élève en limite de village, entre vignes et garrigues, au sommet d’une crête calcaire qui surplombe les paysages environnants et offre un panorama de toute beauté. On peut apercevoir entre autre le Mont Ventoux au loin. Facile d’accès, le site, composés entre autre d’enceintes et de bâtiments annexes couvre une superficie d’environ deux hectares.

Le château est flanqué d’une chapelle castrale et de deux tours qui ont traversé le temps sans trop de dommages. Construit au XIe siècle et agrandi au XIVe siècle, l’imposant bâtiment principal, élevé sur trois étages est protégé par deux enceintes fortifiées qui témoignent de la puissance des seigneurs de Montlaur au Moyen-Age. Ce n’est qu’au XVIe siècle qu’un corps de logis Renaissance est dressé en façade pour transformer le château-fort en résidence seigneuriale. Quant aux bâtiments composant la basse-cour, leurs ruines entre les deux lignes de remparts sont encore visibles aujourd’hui.

Le château, tenu dès son origine par des seigneurs fidèles à la foi catholique et au roi de France, occupe une position stratégique entre Nîmes et Montpellier qui le place au cœur des guerres de religion. Très éprouvé par toutes les batailles qui ébranlent ses murs, il ne se relève pas de la prise des lieux par le duc de Rohan, à la tête des troupes protestantes, en 1622. Profondément dévasté lors de ce conflit, le château est définitivement délaissé à la fin du XVIIe siècle.

Le site est géré par l’Association « Montaud Patrimoine », créée en 2006 à l’initiative de quelques passionnés du patrimoine local.

Elle s’est d’ores et déjà attaquée à la consolidation et à la mise en sécurité du château depuis que l’édifice, par ailleurs inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, lui a été confiée par son propriétaire, Mr Hervé de Montlaur.

Un projet ambitieux et de longue haleine entend préserver et favoriser le libre accès à l’environnement immédiat du château, celui des bâtiments proprement dits demeurant réservé à des animations réalisées sous le contrôle de l’association et du propriétaire. 


Source:
-Panneaux situés près du château


Photos:
-Jimre (2016)

Posté le 10-04-2016 10:43 par Jimre

Clermont l'Hérault

Bâti au XIIe siècle en moyen appareil calcaire, le château occupe un point stratégique sur un plateau dominant la vallée de l’Hérault. Il a été progressivement abandonné à partir du XVIe siècle.

L’enceinte du château comprend huit tours semi-circulaires et une plus grande, nommée « tour Guilhem », qui constitue certainement la tour d’angle du castel ancien. 

Les noms des tours de l’enceinte sont : tour Bourguine, tour Aymeri, tour Marie, tour Cardinal, tour Béranger, tour Tristan, tour de la Brèche et tour de l’Emeute

De l’aménagement intérieur, il reste le soubassement du donjon, plusieurs salles souterraines et traces d’habitations telles l’habitation principale, la salle d’armes, la maison du Bailli, le Réduit et la salle de la Légende.


Source:
- Panneau à l'entrée du site

Photos:
- Jimre (2016)

Posté le 12-03-2016 12:44 par Jimre

Madieres

Sur la route de retour de nos vacances 2012, nous avons eu le plaisir (Embouteillages du mois d'Août obligent...) de prendre les chemins de traverse empruntés dans le temps et de traverser l'arrière pays de l'Hérault et du Gard. Sur la route de Lodève à Ganges, nous sommes passés par un village dont la rivière, la Vis, assure la délimitation administrative entre le Gard et l'Hérault. Comme vous pourrez le voir dans la retranscription d'un article paru sur le site Madieres.com, elle assurait déjà il y a longtemps la frontière entre le royaume des Wisigoths et celui des Francs.

On trouve coté Gard un château des XIV-XVIe siècles et coté Hérault de superbes ruines des XII-XIIIe siècles qui paraissent inaccessibles!!

L'article et les photos seront donc reconduits dans la base du Gard.

Bonne lecture et bon surf 8;-))


"Un peu d'histoire...

Le nom du village vient du latin "Materias" qui avait pour sens "bois (matériaux) de construction" et désignait probablement un lieu très boisé à l'époque romaine, le village s'est construit au franchissement de la Vis par la voie romaine secondaire reliant Le Vigan à Lodève, il est probable que les premiers moulins à eau aient été introduits à cette époque.

Au VIème siècle la rivière qui traverse le village marque la frontière entre les royaumes Wisigoths et Francs. (inspection des places fortes frontalières, par le roi wisigoth Wamba).

Les premières citations, conservées à l'abbaye de Gellonne (Saint Guilhem le désert), remontent au IXème siècle et annoncent l'évolution du nom : Materias - villa madierii. Grâce à un testament enregistré à l'abbaye on sait que le village possédait à cette époque au moins deux moulins (dont le meilleur était la propriété du seigneur).

Du Xème siècle date la "Gleisa vielha" (église pré-romane avec des  fresques présentant des chevaliers en tournoi, aujourd'hui perdues) qui resta en service jusqu'au XIXème siècle, c'est le seul bâtiment encore couvert de lauzes, autrefois très communes et aujourd'hui remplacées par des tuiles sur tous les toits des maisons.

Aux XII-XIIIème siècles, Madières est  une des portes d'entrée du Lodévois.

Un château fort (le Castellas), construit en hauteur, contrôle l'accès au Larzac, par l'ancienne voie romaine qui traverse son enceinte.

Le village au bord de la rivière côté Hérault est fortifié, il reste trois tours (une est très visible, les autres sont intégrée dans des maisons plus récentes) une partie du chemin de ronde est encore utilisée et mène aux piles de l'ancien pont romain, sous le pont actuel.

Les seigneurs "de Madières" sont alors des vassaux des comtes évêques de Lodève et le resteront jusqu'en 1217 date à laquelle le château féodal sera détruit , en pleine croisade des albigeois, par des troupes venues de Montpellier.

Le Castellas est resté à l'abandon depuis, on distingue encore le donjon avec sa chapelle (Sta Maria de la Peira), et l'enceinte très dégradée avec plusieurs tours.

A partir de 1224 une nouvelle famille féodale s'installe, les "de Ginestous", cités lors de la croisade des albigeois comme des vassaux mineurs des comtes Bermont d' Anduze.  Cette famille restera dominante jusqu'à la révolution française et perdurera jusqu'au début du XXème siècle.

Le château actuel de Madières (XIVe - XVIe siècles)Au XIVème siècle un nouveau château est construit sur l'autre rive (côté Gard), et sera remanié aux XV-XVIème siècles.

La partie gardoise du village se développe alors (sans fortifications visibles) sous ce château.

Les guerres de religion n'épargnent pas le village, situé au contact des zones catholiques et protestantes et le laissent pratiquement ruiné.

En 1678 un nouveau pont monumental et très hors crues est construit, en aval du pont romain disparu.Le chemin de ronde et une des tours (l'oustalet).

La construction de ce pont à 20 m au dessus de l'eau répondait très probablement à un objectif militaire en garantissant l'accès des troupes royales aux Cévennes protestantes toutes proches (et mal soumises depuis la paix d'Alès en 1629).

Aux XVIII- XIXème siècle l'élevage du ver à soie devient une activité importante pour le village qui reste un lieu de passage fréquenté, dont témoigne la présence de plusieurs restaurants et hôtels.

Les cultures de l'olivier et de la vigne ainsi de nombreux potagers en bordure de la Vis, complètent la culture des céréales, les flancs de la vallée sont cultivés en terrasses jusqu'aux falaises des causses, la végétation, aujourd'hui omniprésente, est à l'époque rare et le bois très recherché...

En 1830 un troisième moulin à blé vient s'ajouter aux deux moulins à blé et au moulin à huile préexistants.

 Au début du XXème siècle une centrale hydroélectrique est construite à la sortie du village, elle est toujours en service."


Sources:

Site Madieres.com

Posté le 27-01-2013 16:08 par Jimre

AUMELAS

Situation :

L’imposante silhouette du « castellas » d’Aumelas trône sur le causse et la plaine depuis bientôt 1000 ans. Le mot « castellas » est un terme occitan désignant une fortification médiévale. En vallée de l’Hérault, les castellas d’Aumelas et de Montpeyroux, mais aussi le site fortifié du Rocher des Vierges à Saint-Saturnin de Lucian, sont de véritables modèles du genre.

Symboles du pouvoir seigneurial émergeant dès le Xème siècle dans la vallée. Ces châteaux paraissent encore surveiller les plaines et causses qui les entourent, et ne dorment que d’un œil. Toujours debout malgré les outrages du temps, ce sont eux les premiers que l’on aperçoit au loin depuis bientôt mille ans.

Souvent, ces anciennes places fortes ont été remplacées par de véritables demeures seigneuriales. Axés sur le confort des lieux et la réception d’hôtes, on abandonna les anciennes places fortes pour créer de nouveaux lieux de résidence. Il existe deux cas de figure distincts. On a pu à certains endroits, modifier un site médiéval pour le mettre au goût du jour à l’époque moderne. Ailleurs, on a préféré déserter le « castellas » pour s’installer plus loin, en un lieu moins escarpé et plus facile d’accès.

Castellas et châteaux sont aujourd’hui les témoins du riche passé médiéval de la Vallée de l’Hérault, dont les traditions ont perduré jusqu’à la révolution.

Histoire d’Aumelas:

Lorsqu’après quatre siècles de troubles, qui ont succédé à l’effondrement de l’empire romain, la jeune dynastie capétienne essaie de rétablir un certain contrôle sur le pays, elle s’appuie, entre autres, sur les abbayes qui ont peu à peu investi les campagnes.


Pour s’assurer de leur fidélité, elle leur donne en fiefs de nombreuses bourgades. Ainsi l’abbaye d’Aniane reçoit des droits sur Aumelas dès la fin du VIIIe siècle. Ses abbés les conserveront jusqu’au Xe, moment où les seigneurs commencent à contester le pouvoir des moines et à récupérer leurs biens.

Le château d’Aumelas a été construit par les Guilhem d’Aumelas en 1036 pour contrôler la vallée de l’Hérault.


Le sieur d’Aumelas avait pris, en 1122, sous sa protection, en qualité de baron, tout l’honneur de Carcarès compris entre Saint –Bauzille et les limites d’Aumelas, et depuis Garcias ; jusqu’à l’Hérault, moyennant l’albergue de douze chevaliers, ou douze sols melg. A son choix. Cette transaction, qui fut faite entre Guillem d’Aumelas et Pierre, abbé d’Aniane, fut approuvée par la mère de Guillem et du seigneur de Montpellier. 

La Vicomté d'Aumelas était constituée des châteaux et lieux de : Aumelas, Le Pouget, Pouzols, Saint Bauzille, Vendémian, St Paul et Valmalle, Paulhan, Adissan, Plaissan, Tressan, Popian, St Amans de Teulet, Jourmac, Carabotte, Montarnaud, Cabrials.

Aumelas passe ensuite sous l’autorité des vicomtes de Béziers puis de la lignée des Guilhem de Montpellier. L’histoire d’Aumelas sera dès lors liée à celle de Montpellier avec qui le fief passe sous la tutelle du roi d’Aragon puis de Majorque avant de devenir propriété directe du roi de France en 1349.

Seigneurie puissante, elle a été à l’origine de la famille Orange-Nassau, familles royales des Pays-Bas et d’Angleterre.

Aumelas fut aussi la résidence du troubadour Raimbaut d’Orange et fut érigé en vicomté au XIVème siècle.

Le château connaît des fortunes diverses, les habitants se plaignent souvent que les engagistes (particuliers qui disposent de l’usufruit du fief) l’entretiennent bien mal, voire pillent ses plus belles pierres !

Son rôle de place forte se termine quand Richelieu ordonne son démantèlement : elle avait eu le tort d’abriter des Protestants lors des guerres de religion. 

A partir de 1682, Aumelas redevient une vicomté jusqu’à la Révolution.

Il est aujourd’hui classé monument historique.

Repères chronologiques et Anecdote historique sur la vicomté d'Aumelas expliquant les liens (biens lointains) entre Guilhem d'Aumelas (seigneur d'Aumelas et des villages voisins dont Plaissan) et les cours royales européennes du XX siécle:

Un relevé archéologique fait apparaître sur le site "des Termes" un ensemble de fosses datant du Néolithique final (3000 à 2500 avant JC) ainsi qu'un ensemble de vestige d'habitations appartenant à des exploitations agricoles des VI , VII siècles et époque carolingienne.

Egalement du coté "des Palisses" de nombreux aménagements ruraux datant du moyen âge.

 Villa Plaxano est connue au début du IX siècle (829), par des dons à l'abbaye de Gellone d'une ferme et d'une vigne située à coté de cette ferme appartenant déjà à cette abbaye.( don de la part de dame Berthilde à l'abbé Ermenaud)

Vers l'an 1128 Guillem d'Aumelas épouse Tiburge d'Orange. Ils ont quatre enfants (Deux garçons et deux filles). L'un d'eux Raimbaud hérite du nom d'Orange et des biens d'Aumelas et d'une partie des biens d'Orange, mais décédera sans descendance (Son frère également n'a pas de descendance). Ses biens furent partagés entre ses deux soeurs, l'une (Tiburge de Murviel) hérita des biens d'Aumelas, et l'autre (Tiburge veuve Mornas) des biens d'Orange . Les descendants de Tiburge veuve Mornas prirent ensuite le titre de Prince d'Orange aujourd'hui détenu par la maison NASSAU famille royale des Pays Bas.

Notons également que Guillaume II de NASSAU et prince d'Orange eut pour fils Guillaume III , roi d'Angleterre et ancêtre de la reine d'Angleterre.

Tiburge de Murviel eu pour fils Raymond ATON

En 1187 Raymond Aton fait don de ses possessions d'Aumelas et de ses dépendances (Plaissan,et les villages voisins), à Guillem VIII de Montpellier.

Entre 1197 et 1329 Plaissan est rattachée à la seigneurie de Montpellier . Le village fut fortifié certainement à cette époque là.

En 1329 Plaissan est séparé du comté d'Aumelas, en effet Jacques II de Majorque seigneur de Montpellier céda Plaissan à Guillaume de Narbonne. Plaissan est une possession de la famille de Narbonne jusqu'en 1384 où les sires d'Arpajon en font l'acquisition. Les sires d'Arpajon sont seigneurs de Plaissan jusqu'en 1624. Puis ce furent successivement les Bézard sieur de Maders et les sieurs de Mirman.

En 1679 La vicomté de Plaissan est érigée par Louis XIV afin d'honorer François de Mirman, elle est formée des terres de Plaissan, Bélarga, Lavagnac, Abeilhan ,Adissan , Roquemengarde et Agusa.

En 1727 Le comte de Polastron seigneur de Montagnac devient seigneur de Plaissan.

En 1765 Le prince de Conti succédé au comte de Polastron.

En 1779 Le Prince de Ventournon sera le dernier seigneur de Plaissan

Surplombant Plaissan, une belle demeure de la fin du XVIII siècle dite "Le Château" à certainement succédé à une résidence seigneuriale.

Au XIX siècle l'essor économique à entraîne un développement de l'habitat hors les murs.

S'y rendre

De Montpellier prendre direction Gignac via l’A750. Prendre ensuite la direction d’Aumelas / Le Pouget sur la droite. Une fois entré dans le hameau d’Aumelas, prendre à gauche en direction du Mas de la Grande Rompude. Parking à 500m. Rejoindre le castellas à pied en suivant le chemin.

Aumelas est un endroit idéal pour une découverte dynamique d’un de nos trésors médiévaux. Le site est accessible en randonnée depuis le bas du village.

Aujourd’hui les ruines du château sont toujours en place et on découvrira sur place des fortifications toujours debout, ainsi qu’une partie du donjon et de l’ancienne chapelle, tous deux d’architecture romane. A noter de nombreuses ruines fragiles au bas du château alors faites attention!!!

L’église Saint-Sauveur, construite plus tard au XIIIème siècle, est, elle, toujours intacte. La dernière partie du chemin pédestre qui permet de monter au château a été récemment aménagée en sentier botanique composé d’essences méditerranéennes.

Sources:

- Wikipedia

- Vicomte d'Aumelas

- Demeure historique

- Henrydarthenay

- Les châteaux médiévaux

- Saint Guilhem - Vallée de l'Hérault

http://jp.cabrol.pagesperso-orange.fr/

- LaGénéalogie.com

Remerciements à Mr Paré, rencontré, sur les lieux, qui nous a donné et fait parvenir des documents sur le site. 




Posté le 06-11-2011 19:41 par Jimre