Montlaur en Diois

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Montlaur en Diois

Situation

La vallée de la Drôme entre Luc-­en-­Diois et Pontaix offre un contraste de paysages, plus marqués par le relief en amont qu’en aval, plus urbanisés et cultivés en aval qu’en amont.

L’étagement du paysage y est lisible, depuis la blancheur éclatante du lit calcaire de la rivière, jusqu’aux falaises lointaines du Glandasse et du Vercors, en passant par les pentes douces occupées par la vigne, les plantes aromatiques et les villages en colimaçon, puis par la forêt sur les reliefs plus abrupts.

Le lit de la rivière conduit le regard, qui bascule sur de nombreux points d’appel : cabanons de vigne, clochers d’églises, publicités pour la Clairette de Die ou des centres de Canoë kayak… Avant de s’arrêter sur les reliefs boisés.

L’activité touristique prend le pas sur une agriculture qui reste cependant dynamique (avec l’appellation Clairette de Die) dans ce territoire-­porte d’accès au Vercors. Un habitat secondaire de grande qualité se construit sur les ruines d’anciens châteaux protestants ou fermes traditionnelles, qui permet au paysage de conserver son caractère rural, bien qu’il repose sur une occupation de plus en plus temporaire. Le maintien de l’activité agricole permettrait de conserver à la fois une ouverture des espaces, que la forêt pourrait à terme boucher, et une pérennisation des services (écoles, bureaux de poste…).


Origines

(d’après travaux de l’abbé Louis Froment, MM. Adhémar, Louis Brun et Louis Pestre, Bulletins municipaux de

Montlaur)

L’origine du nom de Montlaur est incertaine : « montagne de la lande » (Laur en gallois, lar en irlandais), nom qui découlerait de la colonisation de la Gaule par les Celtes, ou « Mont Lauri »(« montagne du laurier ») ? Autre explication avancée : « Mont de Laurus », du nom d’un propriétaire d’une villa (domaine) recensé au 3e siècle, sous Dioclétien, au moment de la mise en place d’un impôt foncier, et qui donne son nom au village lorsque celui-­ci s’installe sur une petite colline.

À l’époque romaine, la Vière actuelle (la Vierre, déformation de villa puis de viaro, village en provençal) est le centre d’un domaine gallo-romain inclus dans la cité de Lucus Augustus (Luc). Ce domaine très étendu est démembré à la suite de la décadence de l’Empire romain, entre 450 et l’an 1000, et laisse place à des « tenures » concédées à des « colons ».

Le village primitif est sans doute situé entre la Vière et les Galandons, en un lieu appelé autrefois Chalieu (nom désignant un amas de tuiles antiques, du provençal caïeu). Un villare ou villar, hameau formé des dépendances de la villa, se trouve aussi dans le hameau des Fourniers et devient progressivement le village de Montlaur.

À l’époque féodale, sous les Comtes de Die, la Vière reste le fief de Montlaur tandis que le villar passe sous le contrôle des évêques de Die en tant que dépendance de Recoubeau.

L’unité de la future commune est assurée par la paroisse, le lieu de culte. En 1670 on trouve un lieu qui porte le nom de « Les Gleysolles » entre les Galandons et les Fourniers ; gleysolo, diminutif de gleisol, église, signifiait une chapelle ou un oratoire. Une chapelle est dédiée dès 1591 au culte de Saint-Étienne, tandis qu’une église vouée à Sainte-Marie-­Madeleine est citée en 1348.

Les deux domaines sont à nouveau réunis en 1708 sous la domination du seigneur Étienne-André de Gilbert de Salières.

En 1830, on ne compte que deux fermes installées le long de la route.

Vers 1860, on distingue encore l’ancien village perché de Montlaur, il y a alors très peu de constructions le long de la route impériale. Le bâti s’est progressivement déplacé vers la grande route au cours du 19e siècle.

Les bâtiments publics se sont installés au croisement de cet axe et des voies reliant les hameaux. La mairie-­école est construite en 1838, l’église en 1857, le cimetière en 1862.

Des exploitations agricoles se sont implantées le long de la route, se rapprochant ainsi des terres arables. Malgré l’alignement des constructions le long de la route, on ne distingue pas de centre de village, et peu de continuité véritablement urbaine. L’urbanisation suit une figure de « village-­-rue » diffus, peu dense, aux limites imprécises.


Entités Archéologiques

Le Porter-­à-­connaissance de la Préfecture de la Drôme signale les entités archéologiques suivantes :

1/ Vieux Montlaur : occupation (gallo-­-romain), village, enceinte urbaine (Moyen-­-âge, époque moderne), église

(époque moderne)

2/ La Plaine : habitat, sépultures (gallo-­romain)

3/ les Galandons , à l’est des Touves : villa ? (gallo-­romain)

4/ Basse-­Vière : villa, tuilerie ? (Gallo-­romain), sépultures (gallo-­romain)

Vestiges non localisés :

-­ quartier de la Vière : occupation (Âge du bronze),

-­ les Vallassons : occupation (gallo-­romain)

-­ Champ de l’Emperaire : occupation (gallo-­romain)

-­ occupation (gallo-­romain).

La commune de Montlaur-­en-­Diois ne compte pas de monuments historiques classés ou inscrits.

Les anciens lieux de culte (église et chapelle) de Montlaur-­en-­Diois ont disparu. L’église actuelle a été construite au 19e siècle le long de la grande route, avec le cimetière à proximité.


Source:

- Extrait du rapport de présentation de Montlaur en Diois, édité par PBR Urbanisme, Projet urbain et Environnement






Posté le 12-12-2019 20:11 par Jimre

Vidéo de Montlaur en Diois

Nous vous proposons de visionner une vidéo réalisée par drone du "Vieux Montlaur", situé au dessus du village actuel. Le site est magnifique mais malheureusement laissé à l'abandon et livré aux caprices du temps...


D'autres vidéos, réalisées par nos soins, mais pas que..., en cliquant sur le liens Vidéos Youtube dans notre menu.


Photos:

-Jimre (2019)

Posté le 10-06-2019 22:12 par Jimre