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Des images aériennes de Rochefort-Samson un jour de Mistral....

Posté le 24-09-2017 21:31 par Jimre

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Des images aériennes de la Motte de Galaure-Mureils prises par drone.

Posté le 21-09-2017 09:26 par Jimre

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Des images aériennes de Mantaille prises par drone.


Posté le 14-09-2017 20:14 par Jimre

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Des images aériennes d'Albon prises par drone et une interessante video sur les fouilles.



Posté le 13-09-2017 10:45 par Jimre

Château de la Roche

Situé à proximité du village de la Roche-Saint Secret, ce château pourrait avoir constitué une défense avancée de la montagne de la Lance. Entre 1277 et 1770, il appartient à une seigneurie qui a vu se succéder plusieurs familles nobles telles que les Montauban, les Poitiers, les Boulogne.

Les fondations du château, détruit et reconstruit plusieurs fois, datent des XIIIe et XIVe siècles. Remanié au XVIe siècle, l’édifice conserve plusieurs tours et ses façades sont percées de fenêtres à meneaux et de meurtrières qui témoignent de son ancienne fonction défensive.


Sources:

-Panneau situé près du château


Photos:

-Jimre (2017)


Posté le 02-04-2017 17:13 par Jimre

Le Poet-Laval

Accroché au rebord de la vallée du Rhône, sur la route qui mène à Dieulefit, on trouve le Poet-Laval, l’ancienne Pogetum Vallis, le mont dans la vallée, où les chevaliers hospitaliers de l’ordre de Saint Jean de Jerusalem ont, il y a huit siècles établi une commanderie.

Les témoins de son passé historique sont nombreux. Le village possède cette forme si caractéristique de l’époque médiévale donnée par la tour à son sommet et les remparts qui descendent enchâsser le village. 

On peut donc admirer la tour de garde, au sommet du village, symbole à la fois d’un pouvoir guerrier et hospitalier. Ces moines-chevaliers étaient vêtus d’un long manteau noir orné au côté gauche d’une croix blanche à huit pointes symbolisant les huit Béatitudes du Sermon sur la Montagne.

Ce donjon de plan rectangulaire a sans doute été construit au XIIe siècle. Edifié sur un mamelon rocheux qui domine la vallée, il se composait de deux salles voutées superposées et d’une terrasse défensive. L’ensemble était desservi, peut-être dès l’origine, par un escalier en pierre à deux volées.

La porte d’entrée, aujourd’hui murée, était protégée par un système de mâchicoulis sur arc. Le donjon était probablement entouré d’un simple mur d’enceinte, auquel le village vint s’accoler vers le XIVe siècle. Le château connut un important développement au XVIe siècle : construction d’un pigeonnier sur la terrasse, entouré d’un chemin de ronde couvert, et adjonction d’un vaste corps de logis composé de quatre grandes salles à cheminées, superposées sur deux niveaux.

Les capacités défensives de l’enceinte furent également améliorées par l’ajout de bastions. Plusieurs fois assiégé au cours des guerres de Religion, le château cessa d’être occupé vers la fin du XVIe siècle.

Il sera démantelé en 1622 sur ordre de Louis XIII.

Acquis et consolidé par un particulier au XIXe siècle, le château, devenu propriété de la commune en 1988, a été restauré en 1996-1998.



Sources:
-Panneaux situés dans le village

Photos:
-Jimre (2017)

Posté le 02-04-2017 11:46 par Jimre

Fontager

Sur la commune de Ponsas, on trouve le château de FONTAGER (domus fortis de Fontageyrio en 1503). La maison forte de Fontagier est citée en 1654, fief du comte de Vals, appartenant en 1339 aux Briord et dès le commencement du XVIe siècle aux Gruel qui l'on conservé jusqu'en 1715. Il passa en héritage aux Chastellard qui le conservèrent jusqu'à la Révolution, ensuite ce château a été acheté en 1997 par un groupe de loisirs et après restauration une partie a été transformée en hôtel restaurant gastronomique...


Sources:

- Gallica


Photos:

- C. Dieryckx (2014)



Posté le 11-12-2016 20:50 par Jimre

Montelimar

Les hommes sont venus occuper la zone de confluence du Rhône et du Roubion il y a environ 5000 ans. Ces hommes du néolithique s’étaient établis au bord d’une terrasse alluviale, qui dominait le fleuve de quelques mètres et qui est entamée aujourd’hui par le canal du Rhône.

Des tombes trouvées au Nord-est de la ville ont permis de montrer que le site de Montélimar était occupé 2000 ans avant notre ère. Mais il faudra attendre les écrits du géographe grec Strabon pour trouver trace d’une agglomération urbaine, appartenant aux Cavares, peuple établi dans la région, près de deux rivières le Jabron et le Roubion, qui rejoignent leurs eaux avant de se jeter dans le Rhône.

 A l’époque gallo-romaine, Montélimar se nomme Acunum. La bourgade n’a jamais été élevée au rang de Cité romaine, contrairement à Valence, Die ou Saint Paul Trois Châteaux. Le nom d’Acunum a subsisté de nos jours dans le nom de rues comme l’avenue de l’Aygu, Aiguno au XIIe siècle.

Gite d’étape des Itinéraires du Bas Empire romain, Acunum était établi de part et d’autre du Roubion, le long de la voie Agrippa reliant Lyon à la Méditerranée.

Au XIIe siècle, les textes nous font connaitre deux noyaux urbains distincts : « In Aiguno », sur la rive gauche du Roubion, autour du prieuré « Notre Dame » et « Montilium », groupé au pied de l’actuel château. Les constructions qui ne bénificiaient pas de la protection des fortifications subirent au cours des siècles les assauts des hommes et du Roubion, peu à peu déplacé vers le sud. A l’inverse, la puissante famille des Adhémar fera se développer le Monteil (petit mont), qui prendra son nom, Montilium Adhemari ou Aemarii, à partir du XIIe siècle pour le différencier de ses homonymes régionaux.

Selon la tradition, le premier château y aurait été construit avec l’aval du comte de Toulouse, Duc de Narbonne, qui aurait laissé son nom à la tour dite de Narbonne…Elle aurait constitué, avec des bâtiments aujourd’hui disparus, le « château vieux ». Ce dernier formait alors, avec le château plus récent, visible actuellement, un seul et même domaine appartenant à la famille des Adhémar de Monteil.

Les premiers Adhémar sont mentionnés dès 985. Ils devaient donc faire partie de l’entourage du comte de Toulouse. A la fin du XIe siècle, cette puissante famille participe à la première croisade et à la même période, son acronyme est associé au lieu-dit. D’Adhémar de Monteil découlera le nom de la ville Montélimar.

Au Xe siècle, donc, ces premiers Adhémar s’installent probablement sur la partie sommitale du petit mont, et édifient sur une motte de terre un donjon probablement d’abord en bois puis en pierre.  On trouve également une chapelle romane du XIe siècle, la chapelle Saint Pierre ou Sainte Guitte. Le château, visible de tous, permettait de contrôler les voies de communication majeures que sont le Rhône et l’axe Lyon-Arles. Sa position, aux marges des royaumes de Bourgogne et de Provence, à la croisée des chemins de puissants évêchés, se trouvait éloignée du centre politique de l’Empire Germanique (Rhénanie, Alsace) et favorisait l’autonomie et très tôt les Adhémar montrèrent une  volonté d’indépendance, indépendance qui fut confirmée en 1164.

Un chroniqueur de la troisième croisade mentionne la prise de Montélimar par Richard Cœur de Lion et la destruction de ses fortifications, peut-être des palissades de bois, murs de pisé, fossés en eau et levées de terres couvertes d’épineux.

A la fin du XIIe siècle, Giraud Adhémar fait construire un palais. Il présente alors des caractéristiques exceptionnelles pour l’époque, d’une résidence de plaisance, dont la disposition nécessitait un accompagnement de caractère défensif. C’est un corps de logis au décor prestigieux qui s’élève sur deux étages au milieu d’une cour. L’avant-cour de ce logis abrite un escalier monumental surmonté d’une loggia desservant la salle basse. On y trouve aussi une salle haute qui selon l’usage médiéval permet au seigneur de manger, dormir, recevoir et exercer son pouvoir aristocratique. Cette salle est pourvue de grandes baies à coussièges contigües avec les grandes baies de la loggia. Les baies, de style roman avec des arcs bicolores et ornées de colonnettes sculptées, offraient aux seigneurs une vue imprenable sur la vallée du Rhône mais aussi, ils pouvaient être vus de tous. 

Ce palais est ainsi le symbole des leurs prétentions: on y reçoit l’empereur lui-même, Frédéric Ier « Barberousse » en 1178 et des diplômes impériaux y sont signés. En 1198, Deux frères Adhémar, Giraud et Lambert, coseigneurs de Montélimar, signent une charte de franchise promettant aux habitants une exemption d’impôt et plus de libertés afin de favoriser le commerce. L’inscription, gravée dans le marbre, nous est parvenue entière. Seuls les sceaux des seigneurs ont disparu.

Les habitants pouvaient entre autre organiser en partie la vie municipale. En 1228 ; ils étaient organisés en commune représentée par un  « agent » ou « syndic ». En 1285, une charte de leurs seigneurs leur permettait de choisir six d’entre eux qui étaient investis de certains droits. On leur donnera plus tard le titre de consuls et de conseillers. Montélimar possédait donc l’organisation consulaire des villes méridionales avec des consuls nommés souvent parmi les familles nobles de la région qui possédaient une ou des habitations dans la ville.

Au XIIIe siècle, le site des châteaux ne cesse de se fortifier au gré des vicissitudes de l’histoire. Une partie de la ville (1/4 au XIVe siècle) appartenait aux descendants de Lambert, les Adhémar de Monteil, seigneurs de la Garde (Adhémar). Le reste était sous la suzeraineté des descendants de Giraud, les Adhémar de Monteil, seigneurs de Rochemaure, remplacés à partir de 1374 par les Adhémar de Monteil, seigneurs de Grignan, aussi issus de Giraud Adhémar.

Le château est renforcé  avec l’ajout d’une tour carrée et d’une enceinte.  La tour carrée s’élève face à la tour de Narbonne, bientôt intégrée dans un rempart surmonté d’un chemin de ronde.  La tour de Narbonne, elle, fait partie du deuxième château dont elle est le seul vestige. C’est une construction massive de 12 mètres sur 14 mètres et de 24 mètres de hauteur, dont les murs ont par endroit plus de 2 mètres d’épaisseur. Au contraire du château des Adhémar, cette tour, un donjon, était ingénieusement disposée comme un réduit défensif permettant de se retrancher d’un niveau à l’autre.  Sa hauteur actuelle provient sans doute d’une surélévation à la fin du XIIIe début du XIVe siècle.  

Ce château fut édifié après le partage de la seigneurie entre les deux frères, qui ne sont pas vassaux des mêmes suzerains. Lambert, branche des Adhémar de la Garde, avait pour suzerain le comte de Valentinois, quand Giraud (branche de Rochemaure) prêtait allégeance à l’évêque de Valence (et de Die). Or l’évêque et le comte étaient souvent en guerre et les vassaux devaient prendre parti pour leur suzerain…

De ces rivalités dans les conflits qui secouent la région au début du XIIIe siècle- croisade contre les Albigeois aux dépens des comtes de Toulouse, possessionnés dans toute la région-vont naitre les fortifications.

Au XIVe siècle, on assiste à un chassé-croisé d’hommages et à une multiplication des actes, sans parler des querelles de famille à propos des testaments. Les consuls essaient vainement d’unifier la seigneurie en tentant de se placer sous la haute suzeraineté des Papes d’Avignon, tous proches, qui convoitent la ville. De 1340 à 1383, les divers droits sur le château et la ville sont rachetés par la Papauté. Le château des Adhémar devient pour un temps le château des Papes.

 La ville, au XIII-XIVe siècle, est à ce moment-là,  divisée en deux paroisses, Saint Pierre et Sainte Croix.

De nombreux autres lieux de culte étaient disséminés sur le territoire montilien. Onze sont nommés en 1183, appartenant tous à l’abbaye lyonnaise de l’Ile Barbe. Notre Dame d’Aygu, disparue aujourd’hui, était la plus importante. A ce nombre s’ajouteront au XIIIe siècle les posséssions des Templiers et des Chevaliers de l’Hopital de Saint Jean de Jerusalem. La fondation du couvent de l’ordre mendiant des Cordeliers remonte aussi à cette époque.

A la fin du XIVe siècle, les comptes consulaires font état de la vétusté des fortifications que la ville s’emploie à réparer. Cette réfection coûte cher et pose de nombreux problèmes aux consuls. Ce qui fut rénové entre le dernier quart du XIVe siècle et le premier quart du XVe siècle est encore aisément reconnaissable dans le tracé actuel de l’urbanisme montilien.

En 1385, l’espace laissé libre entre les deux châteaux est comblé par une courtine qui achève de clore la ville. La tour munie d’un pont levis est aménagée plus tardivement  en 1426 dans cette portion de mur.

C’est également au XIVe siècle (1346-1387) que l’on connait un monnayage varié portant les noms de Gaucher puis Hugues Adhémar. Ces deux personnages sont de la lignée des Adhémar de la Garde et possédaient un château dans la partie basse de la ville, près des remparts. Le droit de frapper monnaie, attribué seulement aux familles ou aux prélats les plus puissants pourrait avoir été attribué par l’empereur germanique Charles IV à Gaucher, alors officier à sa cour. Les valeurs sont variées puisque l’on trouve aussi bien des florins d’or que des monnaies d’argent de valeur moyennes, comme le sol couronnat, ou des monnaies faibles comme le denier fabriquées souvent dans un alliage d’argent et de cuivre, le billon.

La ville de Montélimar et ses châteaux passent finalement en 1447 au Dauphin de France, qui depuis 1349, était l’apanage du fils ainé du roi de France, et enfin au roi de France en 1449.

Au XVIe siècle, pendant les guerres de religion, la ville subit plusieurs sièges. Lors du siège de 1570, Les habitants, abrités derrière l’enceinte de la ville, résistèrent avec acharnement contre les Protestants. La population montilienne se battit héroïquement, aussi bien hommes que femmes. La légende s’est emparée d’un personnage féminin qui incarne le courage de celles qui luttèrent avec courage contre l’assaillant : Margot Delaye…qui inspira au XIXe siècle de nombreux peintres et poètes.

Montélimar passa tout de même aux Protestants jusqu’en 1622. A partir de 1588, le duc de Lesdiguières, chef des protestants du Dauphiné, ordonne la construction d’une citadelle. Celle-ci, pourvue de quatre bastions modifie considérablement la topographie du site. L’ensemble castral médiéval est alors incorporé au système défensif et transformé en une citadelle au goût du jour.

L’Eglise réformée occupa différents lieux de culte à partir de 1560. On occupa au début des lieux préexistants puis on en construisit de nouveaux. Parmi ceux-ci, le plus important fut commencé en 1599 sur l’emplacement de l’église ruinée des Templiers, Notre Dame du Temple. On le démolit en 1684, avant la Révocation de l’Edit de Nantes. La place du Temple l’a remplacé. Il faudra attendre 1802 pour que le Temple Réformé soit installé dans une ancienne église des religieuses Ursulines.

 L’état-major royal s’y établit dans le château de 1622 à 1788.

Le château est transformé en prison à la Révolution dès 1791. Il y reçoit les prévenus et les courtes peines. Au rez-de -chaussée du logis, des graffitis des anciennes cellules témoignent des fonctions carcérales qui ont perduré jusqu’en 1926.

Les remparts médiévaux et les portes furent démolis vers 1837-1840 afin de créer de grands boulevards et faciliter les entrées dans la ville. Le plan cadastral napoléonien de 1811 en mentionne les principaux éléments détruits. Les noms des principales portes de la ville étaient la porte de l’Aygu, de Saint Gaucher, de Saint Martin, du Fust, de la Porte Neuve. Il existait au moins cinq autres portes : la porte de la Vilette, au débouché de la rue R. Daujat, celle de Vinouse au bout de la rue des Quatre Alliances. La porte de Buriane devait se trouver vers l’angle que faisait le rempart à l’est de la porte du Fust, avant d’escalader la colline en direction du château. Quant à la porte de Tournelle, elle devait se situer « l’Est, en dessous de Narbonne ». Seule la porte Saint Martin, reconstruite en 1763,  a survécu aux démolitions.

Le classement au titre de Monuments historiques date de 1889 pour le château des Adémar et de 1939 pour la tour de Narbonne et la courtine urbaine. Après son acquisition par le département de la Drôme, le site a fait l’objet de nombreuses campagnes de restauration menées par les Architectes en Chef des Monuments Historiques avec des entreprises spécialisées qui ont permis, au-delà des transformations, des adjonctions et des aberrations de toutes natures, de redécouvrir ce qu’avait été la splendeur et la fonction première du château des Adhémar, un logis prestigieux et une forteresse de cette puissante famille de Montélimar, seigneurs également de Rochemaure, de la Garde Adhémar et de Grignan, pour ne parler que des principaux lieux où ils se sont illustrés. 

Le site a été ouvert au public en 1983 et sert entre autre d’écrin à des spectacles, rencontres, concerts et expositions d’Art.


Sources:

- Montelimar, le château des Adhémar, plaquette historique de 1983 (Christian Trezin, Francesco Flavigny, Michèle Bois et Florence Moquet)


Photos:

-Jimre (2016)

Posté le 06-11-2016 10:31 par Jimre

Histoire de Die

Le rempart de Die

A la période pré-romaine et romaine, Luc en Diois, Lucus Augusti, est la capitale septentrionale de la citée fédérée des Voconces, conjointement avec Vaison la Romaine, Vasio Vocontiorum

Die est  alors ville ouverte durant la paix romaine mais à la différence des deux capitales qui n’ont jamais été entourées d’une enceinte, Die, Dea Augusta Vocontiorum,  s’entoure d’un rempart en devenant capitale au détriment de Luc en Diois. En effet, à la fin du IIIe siècle, une muraille entoure le centre urbain de Die, signe de sa nouvelle puissance mais aussi sous la pression des invasions germaines.

L’enceinte est construite le long des pentes de la colline dominant le confluent de la Meyrosse et de la Drôme. Epaisse de quatre mètres, encore haute de près de dix mètres en bien des endroits, elle se développait sur près de deux kms de périmètre, entourant une surface d’environ vingt-cinq hectares. Elle entourait la ville en englobant le plateau qui la surplombe.et comme dans bien d’autres cités, elle s'est recroquevillée dans un espace plus petit qu’au temps de la paix romaine durant le Haut-Empire.

Cette muraille est renforcée par une cinquantaine de  tours, dont le talon débordait peu vers l’intérieur, mais qui étaient très saillantes à l’extérieur. Ces tours adoptaient des plans variés, demi-circulaire, carré, polygonal.

Réparé au Moyen-Age et durant les guerres de religion, le rempart est réaménagé au XVIIe siècle par l’ajout de bastions, dont certains vestiges sont encore visibles.

A partir de 1820, les murailles ayant perdu leur utilité défensive, de nombreux pans de murs sont démolis pour laisser la place aux habitations.

Malgré de nombreuses transformations, dégradations, ou restaurations, les éléments antiques demeurent encore très reconnaissables. La surface des murs, le parement, présente un assemblage de petits moellons placés horizontalement, dit " petit appareil ", avec par endroit, quelques lits de briques. Là où ils ont disparu, on peut voir l’intérieur de la maçonnerie en galets noyés dans du mortier, mais aussi, ce qui est plus impressionnant, d’énormes blocs taillés récupérés sur des monuments plus anciens devenus inutiles.

Ce sont des dalles de rue (dont le tracé a été modifié par la construction de l’enceinte), des éléments d’architecture et des inscriptions provenant de monuments détruits, publics ou privés.

On entrait dans la ville par plusieurs portes monumentales dont une seule est conservée, la porte Saint Marcel, du nom d’un saint évêque de Die qui vivait au Ve siècle. La porte ouvre sur l’amont de la vallée de la Drôme, au-delà du ruisseau de la Meyrosse. Construite en "grand appareil" de grès roux, elle est flanquée de deux tours et sa voûte intérieure présente un décor sculpté provenant d’un arc monumental plus ancien.


La tour de Purgnon

Autre élément remarquable, la tour de Purgnon domine la route en amont de Die. Elle est le dernier vestige d’un château du XIIIe siècle, propriété des évêques de Die. La tour a été transformée en chapelle mariale en 1868, dans un style néo-gothique. Elle a reçu une nouvelle statue en 1848 puis a été restaurée en 1960.


Sources:

- Panneaux dans la ville

- Les châteaux de la Drôme, fortifications et palais, éditions Le Dauphiné


Photos

- Jimre (2016)



Posté le 26-06-2016 18:30 par Jimre

Serves sur Rhône

Origine du nom

C'est en 1931, que la mention "SUR RHÔNE" fût ajoutée à SERVES, pour éviter les confusions postales avec Serres (Hautes-Alpes, Aude, Meurthe-et-Moselle) et Servas (Ain, Gard).

En 121 avant Jésus-Christ, " CASTRUM CERVIA " a servi de camp retranché pour une partie des 20000 Romains qui remportèrent la bataille contre les 100 000 Allobroges (Gaulois de Dauphiné- Savoie) et Arvernes (Gaulois d'Auvergne). Au début de notre ère, les Romains avaient construit une digue sur le fleuve pour protéger la plaine de ses crues, mais aussi le port de marchandises qui servait entre autre au transport des pierres de granit.

Nous passerons rapidement sur le premier millénaire, en signalant qu'en l'an 500 la Chapelle St-Pierre fut construite sur les ruines d'une tour romaine. Elle fut par la suite détruite et reconstruite au 11ème siècle sur l'emplacement actuel, près du Château Delphinal.

En 1070, nous trouvons dans les écrits " CERVIAM " CER signifie montagne et VIAM route.

CERVIAM peut être interprété comme route serrée contre la montagne. SERVES disposait d'un pouvoir temporel et administratif. EROME détenait le pouvoir spirituel. Quant à GERVANS il semble y avoir une antériorité car son église est citée en 908. Cette unité fondamentale des 3 Communes durant tout le Moyen Age n'est pas sans rappeler des similitudes actuelles et cela démontre qu'au Moyen Age, comme au 21ème siècle, qu'une Communauté ne peut vivre sans le concours des autres.

Autre date importante au cours du 2ème millénaire 1327: création d'un hôtel des monnaies. A Serves, des billons, des florins, des deniers, des sols ont été frappés avec du bronze, de l'argent et du cuivre. Signalons aussi l'existence d'un péage à Serves, créé par les Dauphins, institué en 1348 et qui fonctionnera jusqu'en 1736.

Ce péage dit "des 4 mas" dont les bénéficiaires étaient les Seigneurs de Claveyson, Larnage, Crozes (Bressieux) et Fontager.

Après la Révolution, en 1792 Serves perdit sa suprématie et devint une simple section de la Commune d'Erôme.

C'est au 19ème siècle que Serves connaît un essor important, avec un point culminant vers 1835. Le fleuve, la route et par la suite le chemin de fer, jouent un rôle déterminant dans ce développement. Sur le Rhône, le port fait partie des 6 principaux ports du département. De nombreux mariniers habitent Serves (plus qu'un seul aujourd'hui). Sur la route qui s'est successivement appelée route royale n° 7, route impériale n° 7, avant de devenir la célèbre Nationale 7 (chère à Charles Trénet), c'est l'époque des diligences, des rouliers, des relais de chevaux, des négoces de chevaux…

Serves retrouve son autonomie en tant que Commune en 1845.

Des potiers (fin XVIIème) ont eu l'idée de fabriquer des pipes en terre cuite, à partir des carrières de kaolin. Cette fabrication entre 1830 et 1914, a pris une ampleur considérable puisqu'il y a eu jusqu'à 500 ouvriers entre Serves et Erôme.

Dans l'histoire de Serves, on ne peut pas passer sous silence la construction du plus long tunnel creusé dans le granit, pour le PLM (Paris-Lyon-Marseille). Un chantier qui s'avéra très difficile et où bon nombre d'ouvriers furent décimés par la maladie (choléra et typhus...) et par de nombreux accidents (explosions, éboulements…).

Une autre première à Serves, la fabrication d'un "épilatoire électrique à sec"  jusqu'à la fin des années cinquante.


D'où l'on parle aussi de Serves sur Rhône et des mottes et châteaux de la Drôme des collines sur Persee.


Sources:

- Site de la mairie de Serves sur Rhône


Photos:

Jimre(2009, 2016)

Posté le 30-03-2015 23:20 par Jimre

Larnage sur Persee

D'où l'on parle de Larnage et des mottes et châteaux de la Drôme des collines sur Persee.


Photos:

- Jimre (2009;2011)


Posté le 10-11-2014 14:45 par Jimre

Mercurol sur Persee

D'où l'on parle de Mercurol et les mottes et châteaux de la Drôme des collines sur Persee.



Posté le 10-11-2014 14:43 par Jimre

Saint Donat sur l'Herbasse

D'où l'on parle de Saint Donat sur l'Herbasse et les mottes et châteaux de la Drôme des collines sur Persee.


Photos:

Jimre(2009)

Posté le 10-11-2014 14:39 par Jimre

Charmes sur l'Herbasse

D'où l'on parle de Charmes sur l'Herbasse et des mottes et châteaux de la Drôme des collines sur Persee.


Photos:

Jimre(2009)

Posté le 10-11-2014 14:37 par Jimre

Mantaille

D'où l'on parle de Mantaille et des autres mottes et châteaux de la Drôme des collines sur Persee.

- site de Mantaille

- Etude sur Ratières.

- livre de René Poupardin, Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)

- livre Cartulaires de l'église-cathédrale de Grenoble, dits Cartulaires de saint Hugues, par Jules Marion.

- livre Diplôme inédit de Charles, roi de Provence. 862.

- livre Provence, terre de civilisation

- livre Les origines d'Odon de Cluny

Photos:

Jimre(2007;2009)

Posté le 10-11-2014 14:15 par Jimre

La Motte de Galaure

Tour située vers la Motte de Galaure près du village de Mureils.


D'où l'on parle de la Motte de Galaure et des autres mottes et châteaux de la Drôme des collines sur Persee.


Photos:

Jimre(2007;2014)

Posté le 10-11-2014 14:12 par Jimre

Montmiral

La Villa Soduli - les origines de Montmiral

La commune de Montmiral

Aujourd’hui,  la commune de Montmiral appartient au canton de Romans sur Isère. Situé au cœur de la Drôme des collines dans la région Rhônes-Alpes, à 394 mètres d'altitude, Montmiral abrite 589 habitants, les Montmiralois et les Montmiraloises sur une superficie très étendue de 2 669 hectares (soit 22,1 hab. /km²).
Les principales activités de Montmiral sont essentiellement basées sur l'élevage caprin et la production de la noix de Grenoble. Nous pouvons au sein de la commune admirer deux sites classés qui ont joué un rôle majeur dans son l’histoire : L'église de Saint-Christophe datant du IXe siècle avec son clocher Est, son abside et ses absidioles classées et sa tour du XIe, dernier vestige d'un vaste château fortifié, dont la croyance populaire avance l'hypothèse de l’existence d’un souterrain reliant les tours de Montmiral, Miribel, Ratière et Albon.
En novembre 1533, François 1er s’est arrêté â Montmiral et aurait chassé dans les bois de la forêt de Thivollet qui couvraient alors les collines. Il a d’ailleurs gravé sa signature dans une des bâtisses du village.

1000 ans d’histoire

C’est au Xe siècle, en 974 que pour la première fois apparaît Montmiral dans les textes. Un cartulaire de Saint-Barnard de Romans mentionne la Villa Soduli. Un lien étroit est alors établi après l’étude des différentes chartes datant de cette époque entre cette Villa et Montmiral ; en effet ces deux localités étaient étroitement rattachées à une même paroisse : l’église de Saint-Christophe.
Montmiral sera ainsi citée durant plus de 200ans.
A partir du début du XIIIe siècle, le village est mentionné par un autre vocable. C’est le 27 septembre 1201 que le nom bourg de Saint-Christophe apparaît et remplace celui de Villa Soduli.
L’existence d’un château quant à lui n’apparaît qu’a partir du XIe siècle, et c’est en 1050 que l’on peut lire le terme de « mandement » du château de Montmiral. Il semblerait que le château ait été occupé du XIe au XIVe siècle et que la famille Bressieux en ait été propriétaire à partir du XIe siècle, et peut être même qu’elle était à l’origine de sa construction.
Nous constatons alors que le lieu-dit de Montmiral a revêti différentes appellations au cours des siècles, et parfois même désignait une personne. Mais nous ne pouvons déterminer si ces différents noms désignaient le château et sa basse-cour ou bien le village en lui-même.
Concernant L’église Saint-Christophe, il s’agit sans doute d’un des plus anciens lieux religieux de la contrée. Au IXe siècle, peu après la période Charlemagne, Arbert et Abon prêtres et chanoines de Saint-Barnard de Romans la rattachèrent à celle de Montmiral en la retirant aux moines de Saint-Chaffre. Plus tard, ces deux moines abandonnèrent la société des chanoines de Romans pour entrer dans la congrégation des moines de Montmajour près d’Arles et ainsi lui confier la gérance de Montmiral. Le 12 novembre 1068, sous la médiation de l’archevêque Léger, les religieux de Montmajour et leur abbé Roland échangèrent non sans difficulté la terre et l’église de Saint-Christophe contre la moitié de l’église Saint-Evode de Parnans. Elle deviendra alors la résidence de chanoines réguliers dépendant de l’abbaye de Saint-Barnard.
Ensuite et jusqu’au XVIIIe siècle, Montmiral attestait l’appartenance sur ses terres de sept églises, dont celle de Saint-Michel et de Saint-Martin. Ces sept églises ne formaient alors qu’une seule paroisse. Celle de Saint-Martin fut vendue comme bien national le 27 janvier 1797, et quelque temps après Saint-Michel et Montmiral se séparèrent pour former deux communes distinctes. A cette époque on pouvait compter à Montmiral jusqu’à 1600 habitants contre moins de 600 aujourd’hui, soit le tiers seulement 150 ans après.

                                               

                               
Sources:

-Article trouvé sur Internet de Fabrice Lamouille

-D'où l'on parle aussi de Montmiral et des autres mottes et châteaux de la Drôme des collines sur le site de Persee.


Photos:

Jimre(2014)

Posté le 10-11-2014 14:01 par Jimre

Ratières sur Persee

Une étude sur Ratières et les mottes et châteaux de la Drôme des collines disponible sur Persee.


Photos:

Ajout de photos de Ratières vu depuis la Motte de Galaure et ses environs.

-Jimre(2007;2014)

Posté le 10-11-2014 13:54 par Jimre

Pierrelatte

La Ville de Pierrelatte (et son territoire soit 4956 hectares) constitue la pointe Sud-Ouest du département de la Drôme. Bordée à l’Ouest par le Rhône et les collines ardéchoises, Pierrelatte occupe la plus grande partie de la vaste plaine alluviale formée par le fleuve dans sa partie tricastine. Au nord Donzère, à l’Est La Garde Adhémar et Saint-Paul-Trois-Châteaux, capitale du Tricastin antique, au Sud Bollène et Lapalud (département du Vaucluse) sont les communes voisines de la cité. Entourée de ces palissades montagneuses, recouvertes d'immenses forêts verdoyantes et giboyeuses, la plaine tricastine débouche au sud du Robinet de Donzère. À l'ouest, c'est une vaste étendue marécageuse, arrosée largement par le Rhône.

L’emprise globale de Pierrelatte ne remonte néanmoins qu’à la Révolution française. Jusqu’à la formation des départements en 1791, une frange importante de la rive gauche du Rhône est bourguésane (Bourg-Saint-Andéol) et fait partie, de fait, du Languedoc.

Au milieu de la plaine pierrelattine, Le Rocher de Pierrelatte, est fait d’un calcaire urgonien. Il est sans conteste à rapprocher des rochers qui forment le défilé de Donzère, plus au nord.  C’est auprès de lui, que naît Pierrelatte, nom dérivé du latin « petralapta » (pierre large).

La légende, comme Rodolphe Bringer l’évoque en 1936, veut que cette pierre ait été jetée là par le géant Gargantua.  Un géant, le Grand Gargantian, que Rabelais appela plus tard Gargantua, venait d’un pas de franchir les Cévennes, quand il sentit une gêne dans sa chaussure. S’étant assis sur la « Dent de Resse », le mont Ventoux, il ôta son soulier et y trouva un gravier (proportionnel à la taille du Géant), qu’il lança par-dessus le Rhône. Il tomba là où il se trouve aujourd’hui.

Mais comme dans toute la région, Pierrelatte voit passer les Ligures, les Celtes, qui apportent avec l'Empire romain la civilisation.

Avec le Moyen Âge s'installe le régime féodal. Le bourg primitif se développe au sud, entouré d’une ceinture de murs en forme d’hémicycle dont la base était le Rocher.

Une forteresse est construite sur le Rocher mais de celui attesté au XIIIe siècle, il ne reste rien.

La chapelle des Pénitents située au pied du Rocher et à l’intérieur du premier rempart, est en partie datée des XIIe siècles ou XIIIe siècles.

Au-delà du premier rempart du château, une deuxième muraille de protection est construite, sans doute vers le XVe siècle. Elle permet de protéger la population habitant hors des murs et de lutter contre les brigands et les pillards. L’intervalle entre les deux murs prit le nom de ville neuve par opposition à la ville vieille. Du premier rempart qui ceinturait le bourg, subsistent quelques vestiges rue de l’Archange, dont une tour décorée intérieurement d’étranges graffitis.

Avec les seigneurs, coseigneurs et plus tard consuls, la « charte d'affranchissement » permet aux habitants de désigner leurs représentants, aux pouvoirs limités toutefois : la commune est née.

Au début du XIVe siècle, les Templiers développent et rénovent l'agriculture dans la plaine.

Jusqu’en 1450, le château de Pierrelatte et les territoires avoisinants sont aux mains de plusieurs seigneurs ou coseigneurs puis le Dauphin, futur Louis XI, réunit la seigneurie de Pierrelatte au Dauphiné puis au domaine royal. On lui doit l’agrandissement du château, la construction de chapelles en son sein et probablement la construction ou la reconstruction d’un  deuxième rempart protecteur pour la cité, qui a partiellement subsisté rue des Remparts du Midi, du Nord, de l’Ouest.

François 1er devra d'abord louer Pierrelatte à de Reymond, puis la vendre au baron de la Garde. De cette époque « moderne », subsiste aussi une imposante porte cochère, rue du Château, seul vestige d’un hôtel particulier appelé communément « maison des Gouverneurs ». Cette porte daterait de 1548. Des éléments architecturaux antiquisants (chapiteaux, fronton,….), de grandes similitudes avec un portail du château d’Urfé dans la Loire, qui lui est parfaitement daté de 1549 laissent effectivement augurer une construction « Renaissance ». Dans cette demeure, dit-on, dormait le baron de la garde car il trouvait le château peu confortable. Plus tard, ce bâtiment servit d’hôtel des impôts et de cartonnage.

Les guerres de religion vont alors ensanglanter toute la plaine. L'insuffisance des ressources pour nourrir les soldats en garnison se fera sentir. En 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets, et ses défenseurs massacrés.

Mais en 1599, Pierrelatte,  rachetée par les habitants est de nouveau donnée au Roi.

De grands personnages se succèdent comme seigneur de Pierrelatte, rien moins qu’Henri IV à la fin du XVIe siècle, puis Louis XIII jusqu‘en 1637. C’est sur l’ordre de ce dernier, en 1633, que le Cardinal de Richelieu fera démanteler la forteresse. Il faut de l'argent ! Toujours de l'argent ! Louis XIII imposera la communauté sous la forme de "rachat" et une fois encore les habitants de Pierrelatte interviendront et offriront la Seigneurie au Prince de Conti, neveu de Mazarin.

Les habitants et les consuls qui les représentent ne peuvent que constater l’endettement endémique de la communauté.

Les vagues de peste, les mieux connues de 1629-1631 et 1652 frappent durement. En 1652, le prêtre en omet de mentionner les décès dans son registre. Il écrit : « octobre, novembre et décembre vacquent à cause de la peste ».

Au lendemain des guerres de religion, est mentionnée dès 1617, l’existence d’une confrérie de pénitents blancs, à laquelle est dévolue la chapelle du même nom. Il s’agit de laïcs, tout comme la « Jeunesse » qui forme ce que l’on appelle « une abbaye joyeuse », qui joue, entre autres, un rôle important dans l’organisation des festivités communautaires. Cette « abbaye » perdure jusqu’en 1786.

La deuxième moitié du XVIIe siècle voit la communauté sortir un peu du marasme et son souci dans la recherche de la protection des grands du royaume ne se dément pas. En 1654, la seigneurie est dévolue à Armand de bourbon, prince de Conti, membre de la famille royale, marié à une nièce de Mazarin. Avec la seigneurie, le prince acquiert plusieurs importants domaines agricoles avec granges attenantes (la Dalgonne, le Marais, la Quarrée, la Petite Blâche) ainsi que le bois des Blâches. Il décède en 1666. Ses descendants ont le souci de travailler à l’amélioration des rendements agricoles, d’où les premiers projets de création d’un canal d’irrigation par dérivation d’une partie des eaux du Rhône.

La communauté, quant à elle, voit ses droits et libertés réaffirmés en cette seconde moitié du XVIIe siècle. En 1674, elle acquiert une maison encore visible à l’angle des rues Bringer et Conti. Cet édifice a conservé d’imposantes gargouilles zoomorphes et quelques encadrements intérieurs datant probablement du XVe siècle. Sur la façade principale, une coquille de Saint-Jacques sculptée surplombe deux corbeaux. Peut-être témoigne-t-elle d’une ancienne fonction d’accueil de pèlerins. Le reste des façades sur rues, l’escalier intérieur ont été repris aux XVIIe et XVIIIe siècles. Cet édifice servit de presbytère pendant deux siècles.

Dans les années 1690, le premier canal de dérivation des eaux du Rhône entre en activité et donne une dimension nouvelle aux rapports de Pierrelatte avec l’eau. Le territoire de Pierrelatte est encadré par le Rhône à l’ouest (même si jusqu’à la Révolution, cette rive gauche du fleuve n’est pas administrativement pierrelattine), la Grande Berre au Nord, les Echaravelles à l’Est. La Ville, elle-même, est cernée par la Petite Berre à l’Ouest, le Beal des Moulins et le Burgidon à l’Est et au Sud. Le Beal pour sa part longe même les remparts sud dont il en constitua le fossé.

La fonction du canal est surtout d’actionner les moulins de La Garde Adhémar, Pierrelatte et Lapalud, et ensuite d’irriguer.

Succède, en 1783, aux Bourbon-Conti, le comte de Provence, frère du roi et futur Louis XVIII. Il est seigneur de Pierrelatte jusqu’à la Révolution.

A la Révolution, les Sociétés Populaires sont créées. Les terres sont vendues aux citoyens. La première mairie est mise en place.

En 1814, la seigneurie est redonnée au futur Louis XVIII.

En 1816, le Rocher, site du château est la propriété du dénommé Jacques Xavier Pradelle, puis de son fils en 1842. Son exploitation sous forme de carrière devient dès lors intensive, au profit essentiellement des Ponts et Chaussées et de l’entretien des routes, et le Rocher commence à progressivement disparaître.

En 1852, la voie ferrée marque le début de la prospérité.

Dans le courant des années 1920, le Rocher est racheté par la municipalité et, après la Libération, la renommée de Pierrelatte est étroitement liée à la construction du canal de Donzère–Mondragon et à l'installation du site nucléaire du Tricastin.

La sauvegarde du château ne prend vraiment corps qu’à partir de 1913. La première motivation est de perpétuer ce qui a donné son nom à la Commune.

Mais l’acquisition par la celle-ci n’est effective qu’en 1919 pour 12 000 francs.

En 1921, le Rocher est classé « site naturel de caractère artistique ». Il accueille cette même année ses premiers spectacles.

Vers 1955, un château d’eau, aujourd’hui désaffecté, vient combler une grande échancrure au nord.

 

Sources: 

- Ville de Pierrelatte

- Wikipedia

- Office du tourisme de Pierrelatte


Photos:

- Jimre (2012)

Posté le 09-12-2013 20:36 par Jimre

Grignan

Grignan, au cœur de la Drôme provençale possède un château millénaire qui a évolué au gré des époques.

Une forteresse médiévale à vocation militaire:

Mentionné dès 1035, l’édifice appartient à la famille des Adhemar de Montélimar. Il est bâti sur un plateau rocheux bordé de hautes parois verticales. Il est alors composé d’un logis seigneurial, de la chapelle Saint Romain et d’éléments défensifs : une cour fermée protégée par des tours d’angle, un châtelet d’entrée et une poterne.

La basse-cour renferme tout ce qui compose la seigneurie banale à savoir une citerne, des réserves à céréales, un tinel, salle basse réservée aux domestiques, des étables, une cuisine, un four à pains.

Un château de la Renaissance:

Le château est alors transformé en château d’agrément. A la fin du XVe siècle, Gaucher d’Adhemar double le corps de logis, fait construire la grande galerie et l’entrée principale donnant sur la cour du puits. Son fils Louis Adhemar, gouverneur de Provence et ambassadeur à Rome, réalise les travaux les plus novateurs : collégiale Saint Sauveur coiffée par les grandes terrasses, façades Rennaissance accompagnant la modernisation du bâtiment.

Le palais classique:

Au XVIIe siècle, le comte François de Grignan, gendre de la marquise de Sévigné, poursuit la transformation en réalisant de grands travaux intérieurs : vestibule d’entrée ouvrant sur la cour d’honneur. Avec le soutien de ses frères archevêques d’Arles et évêque de Carcassonne, il entame la réalisation, inachevée, d’une nouvelle façade pour l’aile des prélats.

La destruction et l’abandon:

A la Révolution, le mobilier du château est vendu, les façades et les toitures sont abattues et les matériaux dispersés, suite à l’abandon et aux pillages du château.

En 1838, le grignannais Leopold Faure acquiert l’édifice et entreprend les premiers tarvaux de sauvegarde du site. Mais le propriétaire suivant Boniface de Castellane revend des éléments architecturaux encore en place comme des gargouilles, des cheminées, des vases d’ornement…

Le château reconstitué:

Le château est racheté par Marie Fontaine, qui entreprend entre 1913 et 1931 de grands travaux, le sauvegardant ainsi de la ruine. Soucieuse de réaliser une reconstitution historique, elle restaure les volumes, l’organisation du lieu et les décors selon les époques antérieures. Notamment elle respecte malgré quelques modifications les grands principes de la composition de la façade sud.

Le château est acquis par le département de la Drôme en 1979. Il devient monument historique et un musée de France ouvert au public, offrant toute l'année une riche programmation culturelle.


Sources:

-  Plaquette présentant Grignan.

Photos:


- Jimre (2013)

Posté le 03-11-2013 17:45 par Jimre

Ratières

A Ratières, au sud-est d'Albon, une haute tour octogonale, dont chaque face mesure 3,10 mètres, dominait une basse-cour enfermant un ensemble de logis. La seigneurie appartenait, à la fin du XIIIe siècle, à la famille de Moirans, dans la dépendance du chapitre de la cathédrale de Vienne. L'enceinte, grossièrement rectangulaire, était batie en moellons et chainée de bossages rustiques.

Le logis le mieux conservé, d'environ 9 mètres par 5,50 mètres, était accessible au rez-de-chaussée par une porte sous un arc en plein cintre; faiblement éclairé par deux fentes, il servait au stockage. Une seconde porte ouvrait au second niveau; au sud, la large baie coupée de tris meneaux, aujourd'hui bouchée, éclairait l'étage noble. Une motte fut aménagée en retaillant le relief pour supporter la tour. Les murs, épais à la base de 1,30 mètres, sont batis en moellons, et chainés au moyen appareil à bossage.

Contrairement aux niveaux supérieurs couverts de planchers traversés par des echelles, la salle basse était voûtée d'ogives et accessible par un oculus ouvert à la clef. Du chemin de ronde, l'accès à la tour se faisait au second niveau par une porte sous un arc brisé. Cette salle possédait une grande cheminée et deux fenêtres à bancs aménagées sous des niches en plein cintre et décorées d'arcatures extérieures. Au troisième niveau, deux autres fenêtres à bancs, dont l'une a conservé en partie son remplage trilobé, et une latrine en encorbellement, assuraient le confort. Au quatrième niveau s'ouvraient deux larges baies; la toiture était entourée d'un parapet et une petite brétèche en encorbellement protégeait la porte d'accès.

Ce plan polygonal se retrouve au XIVe siècle à Trévoux, dans l'Ain, avec un bel appareil bicolore. A Durtail, en Ardèche, il existait aussi un donjon octogonal. Il fut démonté pour en récupérer les pierres, mais il est connu par une description et une photographie de 1927. Il se composait de salles circulaires d'un diamètre de 3,30 mètres sur trois niveaux avec des murs épais d'1,80 mètres; la porte, sous un arc brisé s'ouvrait au second niveau pourvu d'une latrine en encorbellement


Source:

-"Châteaux et Forteresses du Midi"de Domminique Dieltiens, édition Histoire Loubatieres

 

Posté le 23-06-2013 21:43 par Jimre

Montbrun les Bains

Le village forteresse de Montbrun les Bains

Station thermale spécialisée dans le traitement des voies respiratoires, la rhumatologie et les cures de remise en forme, Montbrun-les-Bains possède aussi le privilège d’être classé parmi les 100 plus beaux villages de France. Ses hautes maisons, à six ou sept niveaux, soutenues par des contreforts bâtis sur le roc et par de puissantes arcades, s’étagent les unes sur les autres tel un énorme jeu d’orgues et sont dominées par les tours ruinées du château Renaissance des Dupuy-Montbrun

Si les villages perchés ne manquent pas, en Provence, rares sont ceux qui, ont gardé autant de caractère : Vue du pied du village, la silhouette de la forteresse, couronnée par les ruines du château Renaissance, reste impressionnante. Les voyageurs ne s’y trompent pas qui après l’incontournable photo prise au pied du village, s’aventurent à travers les calades pour découvrir les témoignages d’une histoire singulière.

Montbrun a attiré très tôt les hommes dans cette cuvette fertile, protégée du Mistral et arrosée de deux rivières (l’Anary et le Toulourenc).

Leur présence est attestée dès la préhistoire par la découverte d’outillage magdalénien et des traces d’habitat néolithique ; c’est à quelques kilomètres d’ici, dans une grotte surplombant les gorges de la Nesque qu’une équipe d’archéologues canadiens a exhumé une mandibule qui est à ce jour le plus ancien ossement humain découvert en Provence.

De la présence Romaine on a retrouvé de nombreux vestiges : autels, ex-votos, monnaies, statues… et surtout le tracé d’un ancien canal et d’une route creusés dans la roche entre Aulan et Montbrun, sans compter des auges à bestiaux qui, selon les spécialistes ne sont pas autre chose que des baignoires Gallo-Romaines.

L’insécurité des siècles qui ont suivi la Paix Romaine a poussé progressivement la population à trouver refuge sur le rocher qui domine la plaine. Au pied du Château, et à l’abri des murailles, les maisons et l’église se sont serrées, de plus en plus à l’étroit, solidement ancrées à la pente du rocher, du haut, parfois, de leurs six étages.

Les premiers seigneurs de Montbrun ont été les plus anciens féodaux de la région : les Mévouillon et les d’Agoult.

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait un prieuré et trois églises, dont elle percevait les revenus. Au XIIIe siècle, elle en conserve une ainsi que le prieuré.

Au XIIIe siècle, les Dupuy, venus de Romans prennent possession des lieux et deviennent Dupuy-Montbrun.

Le nom du village apparaît la première fois dans les chartes en 1274, Montis Bruni.

D’antique noblesse, liés aux Chevaliers de Malte, Les Dupuy-Montbrun, hommes de guerre servent fidèlement le Roi de France à l’exception notable du plus célèbre d’entre eux, Charles (1530-1575), qui à l’instar de beaucoup de grands seigneurs de son temps embrassèrent le Calvinisme avec l’enthousiasme et l’intolérance propres aux nouveaux convertis.

Charles Dupuy-Montbrun va faire parler de lui jusqu’à la cour du Roi de France. L’adhésion à la cause calviniste libère ce capitaine habile et ambitieux de son devoir d’obéissance ; il s’illustre dans une guérilla de sièges et de coups de mains, aux côtés de son compagnon le Baron des Adrets, sans avoir de comptes à rendre, et surtout pas au Roi de France. Entre histoire et légendes, rapportées dans les chroniques, les anecdotes ne manquent pas : pillage de Sault et vol de la cloche, massacre des défenseurs catholiques de Mornas jetés du haut des tours, pillage des magasins du Pape à Malaucène, des bagages du Duc d’Anjou futur Henri III revenu de Pologne pour ceindre la couronne de France; le Roi n’est pas prêt d’oublier la réponse impertinente du capitaine aux protestations qu’il lui fit parvenir « …Sire quand on a le cul sur la selle et l’épée à la main, tout le monde est compagnon… » : En 1575 lorsque Dupuy-Montbrun, est enfin vaincu, blessé et prisonnier du très catholique Baron de Gordes, il sera jugé au parlement de Grenoble et décapité. Ainsi s’acheva la courte carrière du « brave Capitaine », « Saint Dominique de la Réformation » qui, dit-on, sut affronter la mort en croyant et en soldat.

 

A voir à Montbrun les Bains :

Tour de l'Horloge: Pour visiter la partie historique du Village, on passe encore par les anciennes portes : celle du Beffroi vers l’est ou la porte de la Clastre qui s’ouvre au pied de l’église. Outre la promenade dans la plus vieille rue de Montbrun, bordée de très anciennes maisons abondamment fleuries, et la visite rafraîchissante des nombreuses fontaines, trois édifices importants retiendront l’attention du visiteur : le Beffroi (ou tour de l’horloge) témoin bien conservé de l’architecture militaire du XIII° siècle. Cette ancienne tour de défense est encore pourvue de tous ses attributs guerriers : créneaux, meurtrières et mâchicoulis. Il manque juste la herse, dont la rainure est toujours visible sous l’édifice.

L’église qui se dresse au-dessus de la porte sud et dont l’habillage baroque ne doit pas faire oublier des origines bien plus anciennes. Mentionnée dès le XIVe siècle, Temple calviniste pendant l’épisode protestant du village, elle fut ensuite reprise en mains par les autorités catholiques, transformée, agrandie et enrichie dans le goût baroque et dans l’esprit du concile de Trente. Des travaux importants de restauration en 1978 ont permis de mettre à jour des fresques de la fin du Moyen-âge et de rendre leur fraîcheur aux ors du rétable baroque construit autour d’une jolie vierge de Parrocel dont le manteau couleur de temps protège, en souvenir des temps troublés, un mendiant et un soldat. 

Porte Marie à Montbrun les bains : Les ruines du château Renaissance ne sont visibles que de l’extérieur, l’ensemble du domaine étant propriété privée. Les dimensions des murs encore debout donnent une idée de la grandeur passée de l’édifice. Le château médiéval ayant été rasé par ordre du Roi en 1560, Charles Dupuy-Montbrun fit bâtir sur ces ruines (avec quels moyens ?) un Château Renaissance qui compta parmi les plus beaux de la région et dont certains plafonds auraient été peints, plus tard, par Mignard: on y pouvait loger «  cent maîtres et vingt pages et entretenir deux cent chevaux dans les écuries… » .  Ce château de rêve connut en 1789 le sort de beaucoup d’autres : abandonné de ses occupants, il fut vendu comme bien national et finalement ruiné pour la seconde fois.

Ce n’est pas l’eau, fraîche et abondante qui court dans les fontaines du vieux village, qui a fait de Montbrun une ville d’eaux, mais les sources sulfureuses connues depuis toujours pour lesquelles le Comte d’Aulan fit construire en 1860 un magnifique établissement thermal qui connut une vraie notoriété jusqu’en 1914. 

L’activité thermale fut relancée en 1980 dans un bâtiment plus modeste. Elle devrait connaître un nouvel envol grâce aux travaux considérables d’agrandissement et de modernisation de l’établissement qui s’achèveront en cette année 2006.

  

Sources :

-Texte de Pierre Richebé sur http://www.montbrunlesbainsofficedutourisme.fr/drome-provencale/montbrun-les-bains.php

-http://fr.wikipedia.org/wiki/Montbrun-les-Bains

Posté le 24-02-2013 21:41 par Jimre

Barbières-Pelafol


BARBIÈRES , Commune du Canton de Bourg-de-Péage

Histoire de la commune:

Extrait du "Dictionnaire topographique de la Drôme".

— Barberia (1046 Cartulaire de Romans 139) — Castrum de Barbeira (1260 (De l'usage des fiefs, II, 118) — Castrum Barberie 1442 (Choix de documents, 273) — Barbeyra 1459 (arch. de la Drôme, E ai4o).

Le mandement de Barbières — mandamentum de Barbera, au XIIe siècle (Cartulaire de Romans, 274) ne comprenait que la partie basse de la commune de ce nom, la partie haute formant le mandement de Pellafol ou Pelafol.

Au point de vue féodal, ces deux mandements relevaient : Pelafol, de l'évêque de Valence, et Barbières des comtes de Valentinois; mais à partir du XIIIe siècle au moins il eurent toujours les mêmes seigneurs, qui étaient en 1295 les Barnard, de qui les Sassenage héritèrent. Ceux-ci donnèrent en 1338 Barbières aux Rochefort qui eurent en 1349 pour héritiers les Beaumont, dont les biens furent acquis en 1609 par les Frère et passèrent ensuite aux Du Sozey de la Croix.

En 1689, il y avait 90 chefs de famille dans cette commune et 122 en 1789.

Avant 1790, Barbières était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence, et de la sénéchaussée de Crest, formant une paroisse du diocèse de Valence, dont les dîmes appartenaient au prieur de Cerne.

En 1790, Barbières fît partie du canton de Rochefort-Samson, mais la réorganisation de l'an VIII, l'a fait entrer dans celui du Bourg-de-Péage.


Sources:

- Article disponible sur geneawiki.com lui-même tiré de la Bibliothèque Nationale de France


Photos:

- Jimre (2013)


Posté le 24-02-2013 16:30 par Jimre

Crest

La vallée de la Drôme permet de pénétrer de celle du Rhône vers le centre des Alpes. A une vingtaine de kilomètres au sud-est de Valence se dresse un formidable donjon rectangulaire, haut de 45 mètres, reconstruit au XIVe siècle sur une souche du XIIe siècle.

Il jaillit au bout d'une crête dominant d'un côté la ville et la vallée de la Drôme, de l'autre les premiers glacis annoçant le Vercors.

La vue s'etend à son sommet, de part et d'autres, sur plusieurs dizaines de kilomètres. Le donjon est assez vaste(32mx20m) pour constituer à lui seul une forteresse et une résidence.

Sa face nord orientale aveugle présente aux plateaux voisins un mur bouclier dépassant le sommet du donjon.

Source: "L'évolution des châteaux forts dans la France au Moyen-Age" par André Chatelain.

Posté le 27-01-2013 18:57 par Jimre

Aulan


Aulan est situé entre Mévouillon et Montbrun les Bains, près de la source du Toulourenc. Le village, dominé par son château est perché à 780 m d’altitude. Le château seigneurial ainsi que l’église datent du XIIe siècle. Aulan était un des points forts du dispositif stratégique des barons de Mévouillon qui contrôlaient ainsi l’accès à leur territoire, incluant une partie des Baronnies.

Non loin du château se trouve l’église du village, édifiée au XIIe siècle.

Des difficultés financières amenèrent les Mévouillon à perdre titres et biens et finalement, Raymond, l’un d’eux céda Aulan à son voisin Montbrun. Le 13 Mai 1240, Hugues du Puy-Montbrun acquiert donc Aulan pour 27 sols viennois et sous la réserve de l’hommage, il accomplit ce devoir comme l’indique un acte conservé dans les archives de la famille d’Aulan. Dans l’acte de vente la présence de tours et de tourelles ainsi que de cours et de basse-cours est attestée.

Les Du Puy-Montbrun cédèrent ensuite Aulan à Barral de Baux qui, le 22 Janvier 1254, prêta hommage devant l’évêque de Carpentras.

En 1293, Bertrand de Baux, chevalier, seigneur de Brantes, donna Aulan au Dauphin du Viennois en reconnaissance de bienfaits reçus.

Le Dauphin l’inféoda définitivement à la famille de l’Espine, le 10 Juillet 1313 en la présence de Rican de l’Espine, qui devint seigneur de l’Espine et d’Aulan, chevalier et pair du Dauphiné.

Un siècle plus tard, le 5 Novembre 1413, Louis de l’Espine, fils de Baudon de l’Espine en rendait hommage à la chambre des comptes de Grenoble.

En 1421, Guigues de l’Espine se reconnait vassal du Dauphin, en qualité d’héritier de Mouis, son neveu et achète en 1426 la part de Catherine de Chastel au Poët en Percip pour 260 florins.

Incendié en 1792, sous la révolution, abandonné puis pillé pendant la guerre, le château d’Aulan connut un terrible sort. C’est au fil des siècles que la famille Suarez d’Aulan entreprit de réaménager ce haut lieu historique qui accueille depuis 1958 de nombreux visiteurs.

Les de Suarez, originaires d’Espagne, s’établirent en France en 1530 dans la région d’Avignon.

Parmi les ancêtres de la famille Suarez nombreux sont ceux qui s’illustrèrent pendant La Reconquista. Laurent de Suarez délivra au XIIIe siècle(1236) Cordoue des mains des Maures. Ferdinand de Suarez, pendant le siège de Grenade(1492), monta le premier sur les murs de cette ville, y planta son étendard et jeta l’épouvante parmi les Maures. Il fit rendre cette importante place et mérita par cette action héroïque que la tour d’argent portée pour armes jusqu’alors, fut surmontée d’une aigle éployée et couronnée d’or.

Demeure habitée, le château seigneurial d’Aulan présente de nombreux souvenirs retraçant l’histoire de la famille.

C’est au XIXe siècle que le comte d’Aulan créa les thermes de Montbrun les Bains et développa les premiers reboisements de la région dont les terres accueillirent progressivement les fameux pins noirs d’Autriche.


Posté le 04-10-2012 20:32 par Jimre

Histoire de Rochechinard


Cet article reprend, avec l'aimable autorisation du Webmaster du site chateau.rochechinard.free.fr,  leur page "Historique" écrite par Josselin Derbier, historien et archéologue. Nous vous conseillons de vous rendre sur leur site pour en apprendre davantage sur le château, la légende de Zizim , le blason  et voir d'autres photos et shémas du site.

Château de Rochechinard

Le nom de Rochechinard apparaît pour la première fois dans le cartulaire de l’abbaye de Léoncel en 1174.

Les lieux appartenaient alors à un membre de la famille des seigneurs du Royans : Guidelin descendant d’Ismidon, « prince ».

Arnaud Guélin, son petit fils, seigneur de Rochechinard et Beauregard, vend sa terre en viager au Dauphin Guigues VII en 1250.

Mauvaise affaire car en 1275 Arnaud vit toujours... Vers 1280 et jusqu’en 1318 la terre de Rochechinard est annexée au mandement de Saint-Nazaire.

En ce début de XIVème siècle le dauphin Jean II donne la seigneurie de Rochechinard à Girin Curtet, écuyer de son frère pour ses bons et loyaux services.

Ce dernier cède ses droits sur le château en 1340 à Aymar Ier Allemand de Beauvoir.

S'appuyant sur une carrière exemplaire de châtelain delphinal Aymar Allemand sut élever sa famille du rang de simple chevalier à celui de seigneur haut justicier.

C’est à elle que l’on doit la plupart des aménagements du château et la venue d’un prince ottoman.

Les Allemand de Rochechinard font partis d’une des familles dauphinoise les plus prolifiques.

En 1455 les différentes branches de la famille se réunissent pour prêter un serment d’entraide mutuelle, ils sont alors 26 seigneurs et ecclésiastiques à porter le nom d’Allemand, réunis par Siboud Allemand de Séchilienne, évêque de Grenoble.

Parmi les représentant de la branche de Rochechinard, deux frères eurent dans la seconde moitié du XVe siècle une destinée peu commune : Charles (v1435 - 1512), chevalier de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, grand prieur de Provence et Antoine (v1435 - 1493), évêque de Cahors (Lot).

Les Allemand de Rochechinard perdent leur puissance à la fin du XVe siècle, avec plusieurs successions difficiles, dont celle de Barachin mort au siège de Novare (Italie) en 1495.


La famille Allemand garde Rochechinard jusqu’en 1547, date à laquelle Gabriel Allemand, seigneur de d’Éclose et Demptézieu vend sa terre à Claude Mosnier, maître de la Monnaie à Romans.

Cette famille de roturiers, originaire de Lyon, sera annoblie par cet achat de terre noble et porteront désormais le nom de « Mosnier de Rochechinard ».

Pendant les guerres de religions la famille reste fidèle au roi et à la religion catholique en assurant le maintien d’une garnison au château de 1572 à 1590.

Cette dernière passera de 4 à 40 hommes, non sans difficultés financières.

Claude Mosnier et ses fils mènent une guerre d’escarmouches depuis leur nid d’aigle.

En 1586 l’ennemi tente de prendre le château par surprise en faisant exploser de nuit un « pétard » contre la porte d’entrée, mais l’assaut est repoussé.

Pour son zèle Roman Mosnier fut en 1588 nommé consul de Romans.

A partir du XVIIe siècle la famille Mosnier réside moins à Rochechinard.

L’histoire bégaie et la famille Mosnier va disparaître avec des problèmes de succession.

Car en 1690 Alphonse Mosnier, seigneur de Rochechinard, capitaine du régiment de Villepion meurt au siège d’Huningue ne laissant aucun héritier direct.

Puis c'est la fin du système féodal et la naissance d'une commune.

Début du XVIII, la commune compte à peine plus de 300 habitants.

Puis après le boom démographique du XIXe,la commune fait face à l'exode, elle compte aujourd'hui 118 habitants et se tourne tout naturellement en plus de ces activités rurales, vers le tourisme.

La création d'un musée, de gites et des activités culturelles et sportives permettent à la commune de Rochechinard d'aborder plus sereinement le XXI siècle.

                                                                                                                       Article de Josselin Derbier.

Posté le 20-03-2012 11:13 par Jimre

Allan

Le vieux village d'Allan, au sud-est de Montélimar, est bien visible depuis l'aire d'autoroute de Montelimar. Il témoigne de façon remarquable de l'évolution urbaine d'un village fortifié perché, avec ses différentes enceintes visibles, depuis le début du XIIIe siècle jusqu'à son abandon, au milieu du XIXe siècle.

Allan fut rattaché au comté de Provence par hommage d'Adhémar de Grignan en 1257. Il en marquait la limite Nord (A noter qu'aujourd'hui, Allan représente la limite nord de suivi de la régulation des TGV depuis Marseille). 

Une première enceinte ceinturait le quartier du sommet, le Donjon: on y accédait par la porte de Montjoux, au nord, et par le portalet, au sud.

Par la suite, une phase de prospérité a entrainé l'agrandissement par construction de quartiers périphériques sur les penteseux mêmes protégés par de nouvelles enceintes. Le Portalet assure la communication avec le flanc sud où la porte de la Fontaine offre un passage commode vers le creux du vallon.

Ostentatoire, face à la plaine, la porte Neuve, du XVe siècle, est la dernière bâtie.

Au XVIe siècle, le seigneur agrandit son château aux dépens des quartiers haus et de l'église primitive. Un jardin occupait la pente sud, la plus exposée au soleil et donc la plus chaude. Le flanc nord, soumis aux éboulements et à la froidure, était abandonné depuis le XVe siècle.

Une nouvelle église fut édifiée au XVIe siècle à la pointe de l'enceinte haute, tandis que l'on rénovait l'enceinte fortifiée périphérique.

Le nom de quartiers, tel celui de la Chèvrerie, témoigne de l'activité rurale des habitants, à l'instar de celles pratiquées dans la ville de Montélimar, située dans un autre pays, le Dauphiné.

Source:

"Les châteaux de la Drôme, fortifications et palais", édition le Dauphiné.


Posté le 05-02-2012 10:23 par Jimre

Puygiron

Puygiron fait partie de ces châteaux plus ou moins bien réhabilités au XIXe siècle. Lorsqu'il a été rénové après son rachat par les descendants de la famille des seigneurs du lieu, ses propriétaires souhaitèrent surélever le sommet de l'escalier à vis desservant les étages. Ainsi, le clocher de l'église et la tour du château rivalisent depuis plus d'un siècle.

Source:

"Les châteaux de la Drôme, fortifications et palais", éditions le Dauphiné.

Posté le 05-02-2012 09:56 par Jimre

CREST

Disputée depuis le XIIe siècle entre l’évêque de Die et le comte de Valentinois, la ville de Crest  doit sa célébrité à la tour imposante qui domine la ville. Son blason en témoigne : « D’azur(bleu) à la tour de Crest d’or, maçonnée et portillée de sable( noir), posée sur une terrasse de sinople(vert) chargée d’une lettre C gothique d’or et au chef d’argent chargé de trois E retournés de gueule rouge ».

En réalité, la tour que l’on observe aujourd’hui ne représente qu’une partie, la plus monumentale, d’un ensemble de trois châteaux qui se succédaient sur la crête du rocher qui contrôle l’accès de la Drôme, au débouché des montagnes.

Ils furent construits et démantelés entre le XIIe et le XIVe siècle au rythme des conflits médiévaux.

Le siège le plus célèbre eut lieu encore une fois durant la croisade contre les Albigeois en 1217 : le comte de Valentinois, allié du comte de Toulouse, dut capituler devant les troupes de Simon de Montfort.

La réunion en un seul château est due aux comtes de Valentinois, devenus les seuls propriétaires au milieu du XIVe siècle.

La tour « vieille »parce que la plus ancienne et la seule au XIIe siècle, et la tour Croton, reposaient directement sur le rocher. A l’est et appuyée sur le mur bouclier fut construite la tour « Neuve ».

Les comtes de Valentinois englobèrent ces trois tours dans une seule muraille et l’ensemble fut surélevé en plusieurs phases.

Le résultat en fut une formidable forteresse, la plus importante entre Rhône, Alpes et Méditerranée.

Sa principale fonction était de servir de coffre-fort aux réserves vivrières du comte. Un four banal ainsi qu’un moulin banal y furent recensés au début du XVIe siècle lorsque le comté de Valentinois et de Diois est définitivement rattaché à la couronne de France.

Seule la tour a échappé à la démolition ordonnée par Louis XIII et Richelieu ? en 1633.

Utilisée seulement comme prison par la suite, elle a enfermé les protestants pourchassés par la révocation de l’Edit de Nantes(1685) ainsi que divers prisonniers, victimes de l’arbitraire royal.

Après la Révolution, y séjournent déserteurs, bandits ou émeutiers, ces derniers particulièrement nombreux à la suite de l’insurrection de 1851 contre Napoléon III. Sur les murs, de nombreux graffitis témoignent de ce sinistre univers carcéral à l’abri de ces puissantes murailles.


Source:

"Les châteaux de la Drôme, Fortifications et palais", éditions Le Dauphiné.

Posté le 29-01-2012 12:36 par Jimre

Description de Clansayes

Clansayes fait partie de ces tours isolées que l’on trouve dans la Drôme. Leur plan est en général  carré ou rectangulaire, exceptionnellement circulaire ou polygonal.

On les trouve sur des points hauts et escarpés qui permettaient de les voir de loin et qui favorisaient la surveillance des alentours.

Comme dans toutes les tours, on trouve différents étages ou salles, séparés par des voutes ou des planchers.

Les parties les plus hautes sont rarement conservées mais en général, elles étaient couronnées d’un chemin de ronde muni  de parapets crénelés permettant l’observation et la défense.

Le chemin de ronde octogonal de la tour de Clansayes est unique dans la Drôme : placé aux deux tiers de sa hauteur, il est soutenu par huit arcs parfaitement appareillés qui reposent alternativement sur les angles de la tour et sur quatre contreforts médians.

Une autre des particularités de la tour de Clansayes réside dans la présence d’archères triple ouvertes dans la salle basse qui sont à peine visibles de l’extérieur contrairement au chemin de ronde très ostentatoire.

La statue de la Vierge, visible au sommet de la tour, a été rajoutée au XIXe siècle.

Source:

"Les châteaux de la Drôme, Fortifications et palais", éditions Le Dauphiné.

Posté le 29-01-2012 11:54 par Jimre

Photos de Audefrey

Photos de P. Gormand

Posté le 11-09-2011 17:06 par Jimre

Site Medieval de Rochefort en Valdaine

Le site médiéval de Rochefort fut installé dès le XIe siècle autour d'une des trois mottes aménagées tout au long d'une barre rocheuse. Cette situation permet de dominer au nord la plaine de la Valdaine et au sud les collines boisées s'étendant vers le Tricastin.

Ci-dessous, le château photographié de l'Ouest. On aperçoit au premier plan le corps de logis, juste devant le donjon. En arrière plan, la Chapelle St Blaise.

Le site médiéval de Rochefort, classé "Monument Historique", comprend un ensemble castral dont l'occupation a duré presque un millénaire.

Le donjon actuel, daté du XIIIe siècle offre une vue remarquable sur la plaine de la Valdaine, le Vercors, les Cévennes.

Dans l'enceinte castrale, vous pourrez découvrir le corps de logis (XVe siècle), le donjon, la galerie couverte (XVe siècle), le pigeonnier (XIVe siècle), la chapelle St Blaise (XIIIe siècle).

Au pied du château, sur le versant nord, le vieux village de Rochefort-en-Valdaine se blottit dans les pins noirs d'Autriche. Seuls subsistent de ce village, abandonné en 1907, les pans de murs de la vielle école et ceux de la chapelle Sainte-Agathe.


Sources:

Article écrit aimablement prêté pour Rhône Médiéval par Thierry de l'Association http://acroch.asso-web.com.


D'où l'on parle de Rochefort en Valdaine:

- http://mimarmus.perso.neuf.fr/

- Etude sur Ratières sur Persee


Photos : 

- Thierry de l'Association http://acroch.asso-web.com

 -Jimre (2011, 2016)

Photos ajoutées en 2016: vues du château depuis le château de Montelimar

Posté le 10-06-2011 19:28 par Jimre

Mercurol


Historique(d'après les panneaux situés autour du château)

Fort loin à la ronde, dès que l'on prononce le nom de Mercurol, celui-ci évoque dans les esprits l'un des plus célèbres crus de la vallée du Rhône. C'est le vin, en effet, qui a fait la célébrité de ce village placé au pied d'un coteau. Cependant, avant d'ouvrir le chapitre vinicole, il nous faut remonter l'histoire.

Mercurol, semble-t-il, doit son nom à un temple édifié sur son territoire et dédié à Mercure, dieu des Marchands, divinité itinérante. Ce n'est qu‘en 1064, que pour la première fois, apparait le nom de Mercurolium, qui n'évolua guère jusqu'à nos jours.

Tout au long de son existence, Mercurol voit des familles telles que la Baronnie de Clerieux, les Claveyson, les Hostun, les Lyonnes, les Eurre se transmettant les terres soit par dons soit par mariage. Pendant cette période, les quartiers de notre commune, tels que nous les connaissons, apparaissent prenant le nom des familles qui y résident : la Rivière, les Audouards, la Négociale... ou le nom de propriétés maitresses : Blanchelaine, les Chassis... ·

Avant 1790, Mercurol fut rattachée à différentes paroisses : baillage de Saint Marcellin, Clérieux, diocèse de Vienne puis canton de Tain au début du XIXe siècle. Notre commune comptait autrefois 3 paroisses : Saint Pierre (1015) chapelle dont subsistent quelques vestiges, Saint Clément (1221) chapelle détruite à ce jour et Mercurol avec I' église Saint Anne (1521).

Dernier clin d‘œil sur son patrimoine avec la Tour sur sa motte castrale entourée de ses remparts, seuls vestiges d'un ancien château féodal construit à partir du XIe siècle. Elle appartient alors à la Baronnie de Clérieux. Au fil des siècles, elle subit les aléas du temps : guerres de religions, épidémie de peste, révolution... .

Depuis 1996, le site de la Tour est devenu propriété de la commune de Mercurol. Il se situe au point culminant de la commune (300m) et offre aux visiteurs un vaste panorama sur le couloir rhodanien de Saint Vallier à Valence, dominé par les Cévennes ardéchoises aux reliefs prononcés. Au dessus des villages de Clérieux, Saint Bardoux... se développe la chaîne du Vercors prolongée par le massif de la Chartreuse qui précède les Alpes.


Photos:

-Jimre (2008;2011)


Posté le 15-12-2008 20:33 par Jimre

Ratières

La tour de Ratières a la particularité d'avoir une forme octogonale. Elle est située comme beaucoup de châteaux sur une "motte castrale".Véritable sentinelle de la région, elle témoigne de la période d'insécurité médiévale durant laquelle tours de guet et de défense se sont multipliées. Situées sur des proéminences naturelles, ces buttes ont été surélevées par les remblais obtenus lors des creusements des fossés de séparation.

Posté le 15-10-2008 19:01 par Jimre

Albon

L'importance de la motte castrale d'Albon est toute particulière.
Elle fut le berceau de la puissante famille d'Albon. Guigues Ier fut en effet à l'origine de la constitution d'un état : le Dauphiné.

Ce château est représentatif des châteaux de la période des XI ème et XII ème siècles dans une grande partie de l'Europe occidentale.

Il consiste la plupart du temps en une motte de terre artificielle protégée par un fossé et un monticule sur lequel on trouve un rempart.

A l'intérieur du rempart, on trouve également la basse-cour avec des constructions.
Au sommet de la motte, on trouve la tour, à l'origine en bois, et plus tard remplacée par une tour de pierre.

La motte a été aménagée ici sur un plateau dominant la vallée du Rhône et visible de très loin.

Un fossé toujours visible sépare la butte du plateau. La terre obtenue lors de son creusement a servi à édifier la butte et pour former le rempart qui longe le fossé.
La tour, construite sur la motte, a une vocation de défense et d'habitation pour le seigneur.

Au XVI èmè siècle, le château est abandonné et l'habitat se concentre à l'emplacement du village actuel.

Aujourd'hui, si les fondations telles que des vestiges de l'enceinte, le fossé et la motte sont bien visibles, seule la tour a échappé au triste sort de bien des châteaux c'est à dire servir de carrière.

Des fouilles ont été menées dans la basse-cour pour permettre d'identifier et localiser les différents batiments.


Sources:

- Les Albon se sont alliés souvent avec d'autres familles prestigieuses. Voir ici et

- Panneaux disponibles sur le site

-On parle également d'Albon et des mottes et châteaux de la Drôme des collines sur Persee.


Photos:

Jimre (2002;2007;2009)

Posté le 13-10-2008 19:41 par Jimre